mercredi 12 avril 2017

Des Canadiens de retour à Mercy

Les Canadiens posent pour la photo souvenir sur le perron du château.
© F. Loubette  

En ce mercredi 12 avril 2017, une délégation d'une petite trentaine de Canadiens
a eu l'occasion de revenir au Château de Mercy, près de Metz, où il vécurent une partie de leur enfance, quand leurs parents travaillaient au quartier général de la 1ère Division Aérienne Canadienne en Europe.

Ces membres d'une association canadienne d'anciens élèves de l'école "Général Navereau" de Metz s'étaient donné rendez-vous en France en ce mois d'avril à l'occasion d'un triple anniversaire : le centenaire de la bataille de Vimy, près d'Arras, durant laquelle les soldats canadiens payèrent un lourd tribut pendant la Seconde Guerre mondiale ; le cent-cinquantième anniversaire du Canada et le cinquantième anniversaire du départ définitif des Canadiens de Metz et, plus globalement, de France.

© F. Loubette

A l'époque, les chauffeurs des haut-gradés canadiens défilaient en voiture au pied du perron.
© OTAN
A Metz depuis deux jours, ces enfants de militaires de la Royal Canadian Air Force ont eu la possibilité de visiter le château de Mercy, spécialement ouvert pour eux aujourd'hui.
Le Château étant actuellement propriété de Metz-Métropole, le groupe fut accueilli ce matin par son président, Jean-Luc Bohl. Ce dernier est revenu brièvement sur les temps forts de l'histoire du château et ses particularités architecturales. Il connaît d'autant mieux ses spécificités que le propriétaire originel qui a fiat construire le château, Maurice de Coëtlosquet, était un aïeul de Mme Bohl.

Les visiteurs canadiens investissent le grand hall d'entrée.
© F. Loubette
Les Canadiens ont ensuite pu passer une bonne heure à déambuler dans les différentes salles du château, redécouvrant ces espaces plus de cinquante ans après y avoir souvent accompagné leurs parents. De nombreuses photos ont été prises par l'ensemble du groupe durant cette occasion unique à laquelle se sont greffés quelques locaux passionnés de patrimoine. Comme j'en faisais partie, et qu'on ne sait pas quelle sera la prochaine occasion de visiter l'intérieur, ni si les dégradations ne se seront pas développées d'ici là, je vous propose quelques vues de l'intérieur de ce somptueux édifice. 

La colossale cheminée du hall d'entrée.
© F. Loubette

Détail de la cheminée du hall d'entrée. 

© F. Loubette  

Présentation des bases de la 1ère division aérienne canadienne en Europe.
© CJFIC
On a retrouvé la cheminée de la photo précédente. Son manteau a été épargné par les vandales
(pour l'instant), contrairement à plusieurs autres cheminées du château.
© F. Loubette

Couloir longitudinal du rez-de-chaussée.
© F. Loubette

Grande salle du rez-de-chaussée au impressionnantes boiseries donnant sur l'arrière du château.
© F. Loubette
Le grand escalier vu depuis le hall d'entrée.
© F. Loubette
Le hall d'entrée vu depuis le grand escalier.
© F. Loubette

La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.
© F. Loubette
La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.

© F. Loubette
© Eakins
Le palier du premier étage.
© F. Loubette 

Au premier étage, au dessus du hall d'entrée, une grande salle aux impressionnantes boiseries.
© F. Loubette

La même salle au premier étage.
© F. Loubette
Vue de la chapelle depuis la salle aux boiseries du premier étage.
© F. Loubette
Détail des plafonds.
© F. Loubette

© F. Loubette

Le château vue de devant.
© F. Loubette
Même scène au début des années soixante
© CFJIC

Stèle qui soutenait la plaque commémorative, dans la cour du château, avant qu'elle ne soit pillée.
© F. Loubette

Le château de Mercy vu depuis l'arrière.
© F. Loubette 

Les Canadiens sont repartis honorés et ravis d'avoir pu, une dernière fois sans doute, fouler ces lieux chargés de souvenirs. A ce jour, la destinée du château de Mercy est encore incertaine...

mardi 21 mars 2017

Nouveau livre en courte finale et premières dédicaces annoncées


Vous aviez été nombreux à me demander, après épuisement de mon premier livre Les forces aériennes de l'OTAN en Lorraine, s'il allait être réédité. Il n'en n'est toujours pas question, mais d'autres projets ont entre temps pris le relais, certains ayant abouti, d'autre non...

Quoi qu'il en soit, en ce printemps, on peut noter une certaine conjonction de parutions portant ma signature : après l'article sur Phalsbourg Air Base dans Airpower n°4 toujours en kiosque, c'est au tour d'un premier volume en co-écriture avec Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine d'être annoncé, pour le 5 avril prochain. 

Prévu pour être le premier volet d'une étude illustrée sur l'ensemble de la présence alliée en France dans le cadre de l'OTAN - la Communication Zone -, de 1950 à 1967, ce premier opus s'articule en trois parties.
RB-66 à Toul-Rosières. Photo NARA.

- Toul et le Toulois comme exemple type d'une implantation américaine le long de la Communication Zone (COM-Z). Il y sera donc bien sûr question de l'histoire de la base aérienne de Toul-Rosières, illustrée autant que possible avec des photos différentes de celles utilisées dans mon premier ouvrage. Mais Pierre-Alain Antoine est allé au delà de la seule histoire de TRAB en intégrant l'ensemble des implantations de l'US Army dans le secteur de Toul, en guise d'aperçu de ce que nous allons tenter de faire dans les prochains tomes, en termes d'études des différents dépôts et installations US en France (Toul Engineer Depot, Nancy Ordnance Depot en forêt de Haye, l'hôpital Jeanne d'Arc...)

L'hôpital et le dépôt sanitaire de Croix-Chapeau. Photo Gélizé.

- L'organisation de la chaîne sanitaire à travers la France. Pierre Labrude rappelle que le spectre d'une 3e guerre mondiale était au coeur des esprits, et qu'il fallait donc bien envisager de traiter et de soigner les blessés éventuels. On découvre dans cette partie qu'à l'instar des bases aériennes de l'OTAN, les hôpitaux de l'US Army en Europe étaient d'un modèle standardisé, mais ayant toutefois chacun leurs spécificités et différences. Les hopitaux des bases aériennes US et canadiennes, ainsi que les dépôts sanitaires à travaers la France font également partie de cette étude.

Compilation des différents types d'appareils de l'US Army Aviation en Europe.
Photo M. von Ascheberg.

- Pour ma part, une fois n'est pas coutume, je me suis penché sur l'aviation légère de l'US Army en France, avec ses aérodromes de commandement, ses centres de formation et de maintenance, ses appareils, à voilure fixe ou tournante et ses moyens de liaisons entre les différents dépôts installés en France.

Le choix de ce mode de traitement pourra, à première vue, faire apparaître certaines redites d'une partie à l'autre, tant il existe des passerelles entre ces trois parties. Ce constat asssumé est induit par notre choix d'avoir présenté, autour de Toul, un aperçu de ce que nous souhaitons décliner sur l'ensemble des ouvrages. En outre, chaque camp est étudié à travers le prisme spécifique de chaque axe d'étude pour mettre en avant les spécificités des installations américaines en France.

Pour découvrir ce nouvel ouvrage et nous rencontrer, nous vous donnons rendez-vous à l'occasion du salon Le livre à Metz, qui se tiendra en avril prochain.
Pierre-Alain Antoine sera présent en dédicace toute la journée du vendredi 7 avril sur le stand de la librairie Hisler-Even.
Je serai moi-même présent, sur ce même stand, toute la journée du dimanche 9 avril en dédicace.

Nous vous y donnons rendez-vous et espérons vous y voir nombreux!

Fabrice Loubette

vendredi 17 mars 2017

Phalsbourg Air Base haute en couleurs!

La rédaction du magazine Air Power joue la carte de l'audace avec son n°4 qui paraît aujourd'hui, annonçant en Une l'un des articles historiques qu'il publie ce printemps.
En effet, rares sont les magazines d'aviation contemporaine à mettre en couverture autre chose que des jets de dernière génération tels que Rafale ou F-35 ces derniers temps...

Un box de quatre RF-101C Voodoo du 32nd TRS de Phalsbourg survole Casablanca
lors d'une campagne d'entraînement au soleil du Maroc, en 1959.
© D. Tschida 
Espérons que ce pari sera payant et que vous vous laisserez tenter par la couverture mettant en avant l'article de 14 pages que je signe sur l'histoire américaine de Phalsbourg Air Base, aujourd'hui une des principales bases de l'aviation légère de l'Armée de terre (ALAT) qui héberge le 1er RHC. 
Avec Marc-Eric Minard, rédacteur en chef, nous avons fait notre possible pour vous présenter des photos - autant que faire se peut en couleurs - des différents types d'appareils américains passés par Phalsbourg, dans leurs différentes livrées d'unités.
J'espère que le résultat vous plaira! Ne tardez pas trop à vous procurer ce numéro!  

F-86H du 101st TFS vu à Phalsbourg durant la crise de Berlin, en 1961-62. 
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© G. Getchell

vendredi 10 mars 2017

15 jours pour revivre à l'heure américaine dans l'Indre


Demain débutera, à l'hôtel de Villaines, à La Châtre (36), une exposition organisée par l'association Châteauroux, c'était l'Amérique, visant à faire revivre aux visiteurs l'époque américaine de la région, qui s'est achevée voilà tout juste cinquante ans, le 1er avril 1967, avec les départ des derniers contingents de l'US Army et de l'US Air Force qui stationnaient en France dans le cadre de l'OTAN.

L'exposition se veut immersive, en présentant certes des photos d'époque de la base américaine, mais aussi et surtout des objets évocateurs de la révolution culturelle apportée par les Américains dans le quotidien des Castelroussins : comics, chewing gums, cigarettes blondes et briquets "Zippo", ainsi que de nombreux autres objets usuels pour les Américains des sixties.

Cette expo ravira certainement les nombreux nostalgiques de la période américaine en leur faisant revivre les années d'insouciance et de dynamisme économique de la région. Pour les plus jeunes, elle sera l'occasion de découvrir ce qu'apporta la présence US dans la région, et le choc culturel précurseur de l'américanisation de l'Europe occidentale qui allait en découler...

Entrée libre.
Ouverture les après-midis, du mardi au vendredi de 14h00 à 18h30 
et le week end de 10h00 à 18h30.