jeudi 16 juin 2022

Orléans célèbre son passé américain ce samedi 18 juin !

Ce samedi 18 juin, l'association de copropriétaires du Domaine de la Petite Espère de Saint-Jean-de-la-Ruelle (45), en banlieue d'Orléans, organise une journée commémorative pour évoquer le passé américain de la cité et les origines du lotissement. 

Cette année marque en effet le cinquantenaire de la cession du Domaine à des propriétaires individuels. Ce "lotissement" trouve en effet son origine dans l'importante présence américaine en France et en particulier dans le Loiret entre 1950 et 1967, en pleine crise du logement. Aussi, comme à Evreux, Chaumont, Verdun, Laon ou Toul, entre autres villes de garnisons américaines, l'agglomération orléanaise a vu pousser des groupes de logements de différentes natures pour accueillir les militaires américains et leur familles alors basés en France.

Lotissement de la Petite Espère en constuction. Collection J-L. Grolleau.

Si Saint-Jean-de-Braye, à l'Est d'Orléans, accueille de l'habitat collectif pour loger les Américains (résidence des Châtaigniers), Saint-Jean-de-la-Ruelle, à l'instar d'Olivet, voit sortir de terre des pavillons de plain-pied sur des lopins dépourvus de clôtures, bientôt recouverts d'un joli gazon, dans le plus pur style des banlieues américaines.
Avec le départ des Américains hors de France en 1967, les pavillons du domaine sont d'abord loués et ce n'est qu'en 1972 que leur vente est autorisée par arrêté préfectoral. Depuis 1972 les propriétaires sont indépendants, d'où ce cinquantenaire célébré cette année par l'association des copropriétaires.

Au programme des festivités de ce samedi, les plus évocatrices de l'Amérique seront le concert de jazz du big band Phoenix et une exposition de photos et de voitures américaines. L'entrée est gratuite et ouverte à tous, donc n'hésitez pas à braver la chaleur annoncée pour vous replonger, quelques heures durant, en pleins 1950's et 60's, à l'heure américaine !


Cet évènement orléanais est, du reste, l'occasion de mettre en lumière un petit livre paru l'an dernier aux éditions l'Harmattan, dans une relative discrétion, et consacré à l'époque américaine d'Orléans. Son auteure présente son travail dans la vidéo ci dessous :


Si les possesseurs des ouvrages de référence d'Olivier Pottier (Les bases américaines en Frances 1950  -1967) et Axelle Bergeret-Cassagne (Les bases américaines en France : impacts matériels et culturels, 1950 - 1967 - Au seuil d'un nouveau monde) parus chez le même éditeur n'apprendront pas grand chose de plus, cet ouvrage a au moins le mérite de raviver le souvenir de l'importante présence de l'US Army à Orléans, tant en termes de durée que d'effectifs. Rappelons qu'Orléans hébergea de 1950 à 1967 le QG de la Communication Zone, gérant le ravitaillement militaire, depuis les ports français de la façade atlantique, de la 7e Armée US stationnée en Allemagne de l'Ouest. Depuis les premiers travaux sur le sujet signés Renaud Menudier en 1991, aussi excellents qu'inaccessibles au public puisqu'ils n'ont jamais été publiés, la présence de l'US Army à Orléans semblait avoir été reléguée aux oubliettes. Le travail de Sylvie Blanchet servira toutefois davantage les universitaires et les chercheurs que le grand public : dépourvu d'images autres que quelques cartes et documents mal mal définis et imprimés en noir en fin d'ouvrage sur un papier peu adapté à cet usage ce livre, même dans sa structure, se révèle d'un abord assez austère. Le projet de livre documenté et illustré sur lequel travaille actuellement Gilles Heccan au sujet de la présence US à Orléans durant la guerre froide demeure donc tout à fait justifié et pertinent pour combler cette lacune et faire revivre aux lecteurs cette portion méconnue de l'histoire contemporaine du Loiret. Sylvie Blanchet et Gilles Heccan sont attendus à la Petite-Espère ce samedi et seront sans doute ravis de recueillir des anecdotes et des documents que vous pourriez leur apporter de la présence de la COM-Z à Orléans et dans son agglomération. Alors, bonne barbecue party ce samedi, à la Petite-Espère (45) !

mardi 26 avril 2022

Vietnam ou prison? OTAN s'exiler


Bonne surprise que ce roman : Vietnam ou prison? OTAN s'exiler. Si vous croisez cet ouvrage lors d’une cyber-errance, il se peut que vous soyez interloqué par sa couverture et son titre, au vu du sujet présenté dans le résumé. Il s’agit en effet bien d’une histoire se déroulant sur une base aérienne américaine en France, et en l’occurrence, celle de Dreux-Senonches. Ce roman signé Philippe Cassard, mérite à bien des égards le détour, et peut constituer une très bonne porte d’entrée au sujet de la présence américaine en France pendant la guerre froide. 

Par le biais de la fiction, l’auteur nous dépeint très justement, et manifestement après de nombreuses recherches historiques, la vie des Américains envoyés en garnison en France, à travers le parcours de Joseph « Joe » Kamowski, un jeune ingénieur américain d’ascendance polonaise, qui souhaite éviter d’être envoyé au Vietnam pour faire la guerre, et trouve donc un autre moyen de servir son pays. 
Ce roman surprend à différents égards : d’abord par la période à laquelle se déroule l’histoire. Philippe Cassard ancre son récit au milieu des années soixante, quand le déclin de la présence américaine en France commence à poindre ; il y évoque déjà la fermeture potentielle de nombreuses bases américaines en France, à l’heure où le conflit vietnamien prend l’ascendant sur les préoccupations militaires outre-mer de l’Oncle Sam. Il s’agit alors déjà pour Joe d’anticiper le départ de certaines unités et la rationalisation des moyens de l’USAF dans l’Hexagone. Cette mission présentera son lot de difficultés pour ce jeune homme qui, de surcroît, a peur en avion ! Un parti pris original dans ce contexte, qui va jalonner le roman de situations inattendues voire cocasses. 
Outre la période, c’est aussi le lieu de l’histoire qui dénote dans ce roman, puisque la base aérienne de Dreux est sans doute la moins connue de toutes les plate-formes de l’US Air Force en France, et probablement la moins active à l’époque historique décrite. Si certains procédés narratifs utilisés pour recontextualiser la présence américaine en France s’avèrent parfois peu plausibles, (comme la longue conversation entre Harry, un jeune GI afro-américain, et Joe, fraîchement débarqué en France, qui prend davantage l’air d’un cours magistral d’histoire) et si transparaissent parfois dans les propos des personnages, une analyse ou des considérations plutôt fournies par le recul de l’histoire (comme le concept de pollution sonore, par exemple), on pardonne aisément à l’auteur qui a eu fort à faire pour donner un maximum de clés au lecteur pour comprendre – sans en être un spécialiste – une période inédite dans l’histoire des relations entre la France et les Etats-Unis, et qui lui tient manifestement à cœur. 

Pour ceux qui connaissent déjà plus ou moins le sujet, la lecture de ce roman reste très recommandée, tant on y glane au fil des pages force détails intéressants sur la présence américaine en France, avec ses spécificités et ses différences avec la présence US dans les autres pays d’Europe. Les erreurs ou approximations sont rares et la plupart passeront totalement inaperçues. Sur ces considérations historiques vient se greffer une histoire d’amour franco-américaine sur laquelle nous resterons discrets pour ne pas éventer l’intrigue. Là encore, certaines conversations entre les deux tourtereaux – même mus par une réelle volonté de découvrir leur culture réciproque – semblent parfois surréalistes, à des fins didactiques à l'intention du lecteur.

Enfin, un mot sur, la couverture qui peut sembler fantaisiste, voire tout bonnement hors sujet puisqu’elle présente un F-100D Super Sabre du 20th Tactical Fighter Wing basé à RAF Woodbridge. Là encore, l’auteur nous surprend par la précision de ses recherches qui justifient cette illustration dans le cadre de son histoire. La fin contemporaine du roman est originale et devrait donner des idées d’initiatives transgénérationnelles en ces temps incertains où le monde semble se bipolariser à nouveau. 

Pour résumer, les oeuvres de fiction ayant pour cadre la présence militaire américaine en France pendant la guerre froide sont peu nombreuses, et ne méritent pas toutes un coup de projecteur. Elles sont généralement un prétexte pour véhiculer le souvenir stéréotypé et empreint de nostalgie de la présence de GI's au volant de leur décapotable, parcourant les rues de Châteauroux ou d’Orléans sur fond de jazz ou de rock n'roll, l’intrigue étant souvent bien légère ... Or ce roman de Philippe Cassard s’en différencie totalement en allant bien au-delà de ces simples considérations et en s’avérant bien plus instructifs : il complètera avec bonheur les études historiques consacrées à la présence US en France après-guerre, dont de nouveaux volumes sont d’ailleurs sur le point de paraître ! Mais ceci fera l’objet d’un autre post... 


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  • Vietnam ou prison? OTAN s'exiler
  • par Philippe J. Cassard
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon (3 mai 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 272 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8747461291
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 299 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 12.7 x 1.73 x 20.32 cm

lundi 1 juillet 2019

70 ans de l'OTAN : Colloque et week-end américain à Nancy



A l'occasion du 70 anniversaire de l'OTAN, un colloque ouvert au public est organisé ce vendredi 5 juillet dans le Grand Salon de l'Hôtel de ville de Nancy. L'accès est gratuit.



La journée se déroulera en deux temps, avec le matin, trois conférences (voir ci-dessous) où mes deux co-auteurs (Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine) interviendront chacun sur un domaine, ainsi que l'architecte Jean-Marie Simon.

Ces conférences seront suivies, l'après-midi, par une table ronde à laquelle j'aurai l'honneur de participer aux côtés d'Olivier Pottier, agrégé d'histoire-géographie et auteur d'une thèse incontournable sur les bases américaines en France ; de Colette Renard-Grandmontagne, Maître de conférence à l'Université de Lorraine et géographe qui a notamment travaillé sur la reconversion des friches militaires américaines, de Stéphane Douillot, agrégé d'histoire-géographie, et du général Alain Petiot auteur d'un article sur la France et l'OTAN dans les mémoires de l'Académie de Stanislas. Nos approches complémentaires du sujet donneront l'occasion aux curieux de poser leurs questions pour comprendre la particularité de la période de présence des armées US en France pendant la guerre froide.


Bonne nouvelle pour ceux qui l'avaient manqué : les tout derniers exemplaires du Tome 1 des Américains en France sera proposé à la dédicace par Pierre Labrude, Pierre-Alain Antoine et moi-même à cette occasion, mais ne manquez pas cette ultime occasion de vous le procurer : il ne reste que quelques dizaines d'exemplaires! 



Au terme de ce colloque, à partir de 18h30, des festivités plus populaires démarreront au parc de loisirs de la forêt de Haye (entre Nancy et Toul) qui fut jadis un important dépôt de l'US Army, avec notamment l'inauguration d'un nouveau parcours d'exposition extérieure permanente le long des allées du parc, pour rappeler au visiteur les origines de ce complexe et présenter la camp de l'US Army en forêt de Haye au cours des années 50 et 60.


Le site hébergera tout le week-end des animations autour de la culture américaine, avec un programme riche, pour tous les goûts, et notamment la reconstitution d'un cinéma drive-in qui proposera déjà des films en amont du week end (tarif : de 12 à 25 euros par voiture) : voir la billetterie en ligne et les modalités d'accès.





Pour plus de renseignements sur cet évènement, rendez-vous sur sa page Facebook ou consultez la brochure en ligne.

Venez nombreux!

samedi 30 mars 2019

La bible des "Faucons argentés"

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Basé à Grostenquin (Moselle) treize années durant, l'escadron 430 de la Royal Canadian Air Force a fêté ses 75 ans en 2018. L'auteur canadien Marc-André Valiquette a dignement marqué cet évènement avec la publication à l'automne 2018 d'un superbe ouvrage rétrospectif à l'occasion de cet anniversaire.


Non, il ne s'agit pas d'un ouvrage d'ornithologie! Les "Faucons argentés" font bien ici référence aux membres de l'aviation royale du Canada qui ont fait - et font toujours - vivre le No. 430 Squadron "Silver Falcon". Les 3/4 de siècle de l'unité ont constitué l'occasion rêvée pour l'auteur-éditeur québecois Marc-André Valiquette, de prodiguer à cet escadron le même "traitement de choc" éditorial qu'à ses précédents sujets. Son réel savoir faire en la matière a abouti en un livre de premier choix, tout comme ses précédents ouvrages. Après une remarquable saga sur le programme avorté CF-105 Arrow, l'auteur se consacre, depuis 2012, aux anniversaires marquants d'unités emblématiques de la Royal Canadian Air Force (RCAF). Après l'escadron 425 en 2012, l'escadron 439 en 2015 dont nous avions proposé une recension ici même, et la 3e escadre de Bagotville en 2017, c'est à présent un escadron septuagénaire, encore en activité de nos jours au Québec, qui est mis à l'honneur.



L'étude de Marc-André Valiquette s'ouvre sur l'engagement du Canada dans la Seconde Guerre mondiale et sur la formation, en Angleterre, le 1er janvier 1943, de l'escadron 430 (No. 430 Squadron). L'unité est équipée de Curtiss Tomahawk le temps de l'instruction des pilotes, puis de Mustang Mk1, plus particulièrement chargés de la reconnaissance aérienne dans le cadre de la préparation du Débarquement de Normandie, ainsi que du réglage des tirs d'artillerie.

Dissous au terme du conflit, l'escadron renait six ans plus tard, en 1951, dans le contexte de la guerre froide. Evoluant désormais sur jet, et plus particulièrement sur le mythique et élégant Canadair Sabre, l'unité se voit confier la mission d'interception et de défense aérienne diurne. Dans ce contexte, il intègre la 2e Escadre de chasse de la RCAF qui doit déménager pour s'installer en France, au titre de la participation du Canada à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)


Durant l'opération Leapfrog, aux côtés de leurs camarades des escadrons 416 et 421, les pilotes du Squadron 430 traversent l'océan Atlantique par étapes, seuls à bord de appareil leur mono-réacteur...


... pour arriver sur une base aérienne à peine sortie de terre et loin d'être achevée et opérationnelle. Mais qu'importe, la 2e escadre canadienne a pour vocation d'envoyer un message fort aux alliés, mais surtout aux adversaires de l'OTAN : depuis Grostenquin, les pilotes et leurs chasseurs veillent pour barrer la route aux bombardiers soviétiques qui auraient dans l'idée de franchir le Rideau de fer ! D'autres escadres canadiennes viendront dans la foulée s'installer sur le continent européen pour constituer la 1ère Division aérienne canadienne, alignant au plus fort de son histoire jusqu'à douze escadrons de 25 Sabre chacun !

L'escadron 430 est donc un des premiers à arriver en Europe, essuyant les plâtres du dispositif canadien au sein de l'OTAN, un peu perdu au milieu de la campagne lorraine, dans une région minière et en partie germanophone où l'acculturation ne coule pas de source pour les militaires canadiens, dont tous ne sont pas francophones, loin s'en faut !


Rapidement, les pilotes de l'escadron, puis de l'ensemble de la division, se forgent une réputation de "rois du ciel" à bord de leur version canadienne hyper manoeuvrante du Sabre. Boosté par un réacteur Orenda, le Sabre en service au Squadron 430 est en outre régulièrement modernisé (Mark 2, puis Mk 5 et enfin la verison ultime, Mk 6).

Pourtant, avec l'évolution des matériels, et l'arrivée du Mirage III, le Sabre canadien est détrôné et la division aérienne change de mission et de monture.



Ré-équipés avec le CF-104 Starfighter, les "Faucons argentés" se voient confier la mission de dissuasion nucléaire à partir de la fin de l'année 1963.
Problème : les Américains s'y étaient déjà essayés depuis la France quelques années plus tôt, avant de se "casser les dents" sur les positions politiques du général de Gaulle et de devoir déménager leurs escadres tactiques hors de l'Hexagone.


Sur la question nucléaire, les mêmes causes produisent les mêmes effets, feuille d'érable sur le fuselage ou non : les bombes, elles, restent américaines, et dons indésirables sur le sol français. Pour assurer leur mission, les "Faucons argenté"s (et leurs voisins de marguerite les "Indiens rouges" de l'escadron 421) sont contraints de quitter Grostenquin pour s'installer en Allemagne. Un saut de puce, qui, pour la mission des unités, ne change strictement rien, contrairement aux riverains qui voient la "poule aux oeufs d'or" s'envoler, et la base fermer...


C'est depuis Zweibrücken, tout contre la frontière française que l'escadron poursuit son activité au sein de la 3e escadre de chasse canadienne. Les appareils et leurs pilotes ont toutefois l'occasion de repasser régulièrement en France, comme à l'occasion des concours de bombardement organisés depuis la base américaine de Chaumont dans la première moitié des années 1960, et opposant les 2e et 4e Forces aériennes tactiques alliées d'Aircent.



Après un nouveau déménagement de Zweibrücken à Lahr, l'unité change radicalement de mission à partir de 1971 puisqu'il regagne le Canada pour devenir un escadron d'hélicoptères, toujours actif de nos jours !



Comme les précédents ouvrages de l'auteur, ce livre de 264 pages est abondamment illustré de photos rares et de très belle qualité et rédigé en français et en anglais ! La mise en page est agréable, faisant la part belle à l'iconographie. Les texte, surtout basé sur les cahiers de marche de l'escadron, sont assez courts sur chaque page, permettant d'aller à l'essentiel tout en se reportant au photos pour illustrer le propos. L'ensemble se lit donc bien, servi par une impression de qualité, sur un beau papier épais.

Enfin, et ce n'est pas négligeable, Marc-André Valiquette a eu la bonne idée de faire référencer ses livres chez Aviation Megastore à Amsterdam, ce qui permet aux potentiels acquéreurs européens un peu plus de faciliter pour commander l'ouvrage, évitant le taux de change et les formalités douanières depuis le Canada.

Pour commander le livre sur l'escadron 430 au prix de 49,95 euros, suivez ce lien. S'il apparaît indisponible, armez vous d'un peu de patience, le magasin en recommandera sans doute rapidement.
Et tant que vous y êtes, je ne saurais que trop vous recommander d'ajouter à votre panier le précédent livre de l'auteur consacré à l'escadron 439 basé à Marville à la même époque (découvrez sa recension ICI). C'est un ouvrage tout aussi bien réalisé qui en plus est en promotion à moins de 20 euros ! Profitez-en !

 

Pour être complet, sachez qu'une édition limitée collector du livre sur le No. 430 Squadron a également été publiée (75 exemplaires), avec couverture en relief, macaron, le tout proposé dans un superbe coffret pour un prix de 300$ canadiens (port en sus). Il n'en restait qu'une dizaine fin janvier et peut que quelques exemplaires demeurent disponibles. Pour le commander, contacter directement l'auteur en cliquant ICI.

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L'édition collector est proposée dans un très bel écrin
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dimanche 2 septembre 2018

Bouquins - actualisé


Voilà quelques temps que nous ne vous avions plus proposé de recensions de livres sur ce blog. Cette rentrée littéraire est l'occasion de s'y remettre avec un peu de tout : un ouvrage tout juste paru, un autre déjà sorti depuis quelques temps, et deux autres à paraître sous peu...

L'actualité concerne d'abord et surtout la parution des actes des Journées d'Etudes Vosgiennes d'octobre 2017 organisées autour de Lamarche et Martigny-les-Bains. Ce recueil d'études rassemblant les multiples conférences ayant eu lieu lors de ces journées comprend en effet une étude illustrée de 17 pages, la plus complète publiée à ce jour, sur l'histoire opérationnelle de la base de dispersion de Damblain, construite à cheval sur les départements des Vosges et de la Haute-Marne. Pierre Labrude signe cette étude que Pierre-Alain Antoine et moi-même co-signons, y ayant ajouté notre petit grain de sel.
Cet ouvrage est co-édité par la Fédération des sociétés savantes des Vosges et l'Association pour le développement du pays des trois Provinces. On peut se le procurer en ligne en suivant ce lien. A noter qu'il contient également une étude sur la vie et les réalisations du Colonel Renard, originaire de Lamarche, et inventeur du ballon dirigeable.
NB : le prix actuellement affiché de 25 euros correspond au tarif de souscription, qui s'est terminée le 31 août dernier, date officielle du lancement du livre. Si vous souhaitez l'acquérir, il vous en coûtera désormais 29 euros.

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Changement de registre désormais, avec une bande dessinée parue en 2015 chez Futuropolis et qui nous avait échappée à l'époque : The four Roses, signé Baru au scénario et Jano au dessin, dont l'intrigue, menée dans l'univers du rock'n roll, se base sur un secret de famille trouvant son origine à Etain, à l'époque des Américains.
Si le style "animalier" du dessin de Jano peut dérouter, voire complètement rebuter certains lecteurs, il faut noter que les trois premières planches de l'album, posant le contexte historique, sont, elles signées Baru. 

Les trois premières planches de l'album contextualisant l'histoire sont dessinées par Baru.

N'attendez pas une histoire se déroulant sur la base d'Etain-Rouvres, il s'agit simplement d'une chronique familiale un brin téléphonée, basée sur des "amours" transatlantiques comme il y en eut pléthore suite à la présence américaine en France : la base d'Etain n'est qu'un prétexte. On peut toutefois remarquer que la présence américaine a laissé chez Baru un souvenir assez profond pour inspirer une histoire, qui sait, peut être y'en aura-t-il d'autres ? Précisons que l'auteur, est né en 1947 à proximité de Villerupt (54) et qu'il a sans doute côtoyé des Américains de la base d'Etain et même des Canadiens de Marville durant son enfance et son adolescence.

Enfin, pour les amateurs de rock nostalgique des fifties et des sixties, notez que la "bande son" de l'histoire est fourni dans l'album à travers un disque vinyle. Et pour ceux qui n'auraient ni platine ni mange-disque remisé au grenier,  le générique de fin de cette aventure en BD est disponible en ligne.

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Cette rentrée annonce d'autre part la parution outre-Atlantique, le 13  septembre prochain, du nouveau livre de Marc-André Valiquette consacré au No. 430 Squadron de la RCAF à l'occasion des soixante-quinze ans de l'unité. 


Cet escadron fut basé à Grostenquin pendant près de douze années, opérant sur Sabre puis brièvement sur Starfighter avant de migrer vers l'Allemagne.
Connaissant la qualité du travail de Marc-André Valiquette, nul doute que cet ouvrage sera encore une fois une belle pièce à ajouter à sa bibliothèque. Pour suivre la disponibilité de ce nouvel ouvrage outre-Atlantique, abonnez-vous à la page Facebook de l'auteur ou via son blog. Une recension sera lisible ici-même très prochainement.

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Visuel non contractuel

Et pour finir, géographiquement plus proche, mais un peu plus éloigné dans le temps (à peine), l'association Chaumont US Memory peaufine un nouveau recueil de photos et de documents relatifs à la base aérienne américaine de Semoutiers. 

Les membres de l'association Chaumont US Memory au travail avec la maquettiste.
Trois ans après la parution du premier tome qui remporta un succès certain, l'association oeuvre pour publier ce nouvel opus fin octobre - début novembre 2018. Vous retrouverez ici très prochainement les modalités pour le réserver ou vous le procurer.

Bonne lecture à tous!

samedi 1 septembre 2018

Meeting à Cambrai


Ce dimanche 2 septembre se tiendra, sur l'aérodrome de Niergnies, un meeting aérien organisé par l'aéroclub Louis Blériot de Cambrai, en présence de la Patrouille de France. Et ça tombe bien, Météo France prévoit un grand soleil toute la journée! Voilà de quoi respirer à nouveau l'odeur du kérosène sur cette ancienne base aérienne de dispersion partiellement reconvertie en centrale photovoltaïque.

Organisé autour de la thématique du "temps des As", en ce centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, ce meeting sera notamment l'occasion d'admirer les présentations en vol du Rafale, du F-16 belge,  mais aussi d'appareils "vintage" tels que le Corsair, le DC3 Dakota ou encore une patrouille de deux MD 311 Flamant entre autres. Pour davantage d'informations sur le contenu du spectacle, rendez vous sur le site officiel de l'évènement.

Notez toutefois cette petite précision : comme lors du meeting de Lunéville le 28 juillet dernier (ancienne base aérienne de dispersion également), les jets militaires ne seront pas visibles en statique durant l'évènement car ils ne se poseront pas à Niergnies. La piste n'est plus entretenue sur une assez grande surface pour permettre en toute sécurité l'évolution d'avions à réaction, hormis peut-être le Fouga, tel celui présenté à Niergnies par Jack Krine en 2011. A l'occasion de ce meeting, les jets opèrent en effet depuis l'aérodrome d'Albert, dans la Somme. Des photos des appareils au parking sont consultables sur la page Facebook de l'Amicale des Avions Anciens d'Albert.

Enfin, il est intéressant de constater que l'organisation réitère sa tarification intéressante poussant au covoiturage et ainsi à la réduction d'embouteillages à l'occasion de cet évènement : le tarif est en effet de 20 euros par véhicule, et même de seulement 15 euros pour les billets en pré-vente. Il semble que toutes les conditions soient réunies pour passer un bon dimanche dans les Hauts-de-France!

jeudi 2 août 2018

RSA à Brienne ce week-end



Le réseau des sports de l'air (RSA) et ses passionnés d'aviation légère et de construction amateure retrouvent ce week-end l'aérodrome de Brienne-le-Château pour leur grand rassemblement annuel.

Ce sera l'occasion pour les exposants et visiteurs de découvrir le passé méconnu de l'ancienne base aérienne américaine de Brienne-le-Château, grâce à l'exposition rétrospective proposée par Yvon Crosa durant les trois jours de manifestation.


Des photographies et des plans d'époque, mis en perspective avec des vues plus contemporaine, permettra au visiteur de se rendre compte de l'envergure du complexe aéronautique que représentait jadis cette base, essentiellement pour le compte de l'US Army Aviation.


A défaut de catalogue d'exposition, et puisqu'une grande partie de l'ouvrage concerne l'US Army Aviation et le centre de maintenance de Brienne, vous pouvez toujours vous procurer le Tome 1 des Américains en France, mais dépêchez vous! D'après une source porche du dossier, l'éditeur n'a plus que quelques ultimes exemplaires disponibles à la vente!  

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