vendredi 3 novembre 2017

Dédicaces en novembre, Noël en décembre...


Ce week-end, mes co-auteurs et moi-même serons en dédicaces au 14e salon du livre d'histoire de Verdun (55), pour y présenter notre livre Les Américains en France. Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine seront présents tous deux dès demain, et je les rejoindrai dimanche, parmi une soixantaine d'auteurs, au Centre mondial de la Paix. Pour le programme de l'édition de cette année, CLIQUEZ ICI. L'entrée est libre, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00. Rappelons que Verdun hébergeait une importante garnison américaine durant les années 50 et 60, au sein des caserne Maginot, Gribeauval, mais aussi à l'hôpital Desandrouins ou au Rozelier (aérodrome et fort/dépôt de munitions).


Les 18 et 19 novembre, je serai également présent au 15e salon du livre d'histoire de Woippy (57), une autre ville qui connut une importante présence américaine, en garnison au dépôt de Sainte-Agathe (actuel Etablissement Colonel Clerc, hébergeant le 8e Régiment du Matériel de l'Armée de Terre) dont une partie des GI's et leurs familles logeaient dans la cité située autour des rues de Metz, de Brest et d'Arles. Le salon aura lieu salle Saint-Exupéry (place André Debs, à côté de la mairie) et l'entrée est libre, de 10h00 à 19h00.



Enfin, au Festival du livre de Colmar, les 25 et 26 novembre, c'est Daniel Corroy qui dédicacera son livre sur la 3e Escadre de Chasse et le F-100D/F Super Sabre. L'ouvrage devrait être présenté sur deux stands distincts : le stand de l'armée de l'air, ainsi que le stand du Mémorial des combats de la poche de Colmar.


Le festival a lieu au parc des expositions de Colmar, avenue de la foire aux vins, à côté de l'aérodrome d'Houssen, de 9h00 à 19h00 le samedi, et de 9h00 à 18h00 le dimanche. Le parking et l'entrée du salon sont gratuits. Pour avoir un aperçu du contenu du livre de Daniel Corroy, CLIQUEZ ICI.
Pierre Labrude, Pierre-Alain Antoine, Daniel Corroy et moi-même espérons vous croiser nombreux à l'un ou l'autre de ces évènements littéraires! A bientôt!

Fabrice Loubette

jeudi 5 octobre 2017

L'US Army en France : Conférences à venir

Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine qui ont signé avec moi le Tome 1 de notre étude sur Les Américains en France (toujours disponible auprès des éditions Gérard Louis) vous proposent dans les jours à venir des conférences historiques autour de la présence des armées alliées dans notre pays pendant la guerre froide. 
C'est l'occasion rêvée d'occuper intelligemment un après midi pluvieux en s'instruisant et en rencontrant ces deux auteurs pour discuter de vive voix avec eux.

A vos agendas! La première conférence de Pierre Labrude aura lieu ce dimanche 8 octobre à Ancerville (55) dans le cadre des Journées d'études meusiennes. A la maison des services, place de la mairie, Pierre Labrude vous parlera, en fin d'après-midi, du dépôt de munitions US de Trois-Fontaines, et des employés français qui y travaillaient aux côtés des Américains. L'entré est libre.

Programme des journées d'études meusiennes - Cliquez pour agrandir


Le dimanche 15 octobre, l'infatigable Pierre Labrude interviendra cette fois dans le cadre des Journées d'études vosgiennes, à Martigny-lès-Bains (88). Il y présentera une étude sur "La base aérienne de Damblain, un avant-poste pour une guerre qui n'a pas eu lieu". Retrouvez ICI le programme complet de ces journées d'études.

Enfin, le samedi 21 octobre, c'est cette fois Pierre-Alain Antoine qui vous propose une conférence autour de notre ouvrage, pour présenter le dispositif de la Communication Zone et ses nombreuses ramifications. Rendez-vous à 10 heures à la maison de Charles de Gaulle, 7 place de la Carrière à Nancy.
Rendez-vous nombreux à ces conférences en attendant les salons du livre de novembre, qui seront une autre occasion de nous rencontrer! Plus d'informations à ce sujet très bientôt!

mercredi 13 septembre 2017

S'il te plaît, dessine moi un ballon...


Une montgolfière sur la base aérienne de Chambley?... rien de plus banal vous direz-vous... C'est en effet sur cet aérodrome que se tient tous les deux ans une des plus grandes concentrations de ballons à air chaud au monde...

Pourtant, une montgolfière qui survole la base... à l'époque américaine, c'est déjà moins banal!
C'est le point d'orgue d'une aventure de bande dessinée pour enfants, intitulée L'envol, de la série "Jeannette et Jojo", signée Jean-François Kieffer. L'auteur, rencontré lors du "Livre sur la place" à Nancy le week end dernier, nous a présenté son album relatant les mésaventures d'un frère et d'une soeur habitant la Meuse à la fin des années 1960.

Au cours de cette aventure, les deux jeunes héros s'envolent bien involontairement dans une montgolfière artisanale. Ne sachant piloter le ballon, ils dérivent jusqu'à ce que, survolant la base de Chambley voisine de leur point de départ, ils se fassent intercepter grâce à l'intervention d'un véhicule des pompiers de la base américaine.

Illustration © Jean-François Kieffer, L’Envol, Mame 2017.
Cliquez pour agrandir.

L'évocation de la base aérienne américaine de Chambley dans cet album est sympathique. Bien sûr, les décors, les véhicules et les avions que l'on distinguent, à l'époque où se déroule le récit, sont purement fantasques, mais c'est assumé par l'auteur. Du reste, ce n'est pas dans une BD, a fortiori pour enfant, que l'on recherche une vérité historique. Le scénario est vraisemblable, et c'est déjà suffisant pour cette petite histoire sans autre prétention que de proposer un moment d'évasion distrayante à nos "chères têtes blondes", selon l'expression consacrée.

4e de couverture. Cliquez pour agrandir.

vendredi 8 septembre 2017

En dédicace au Livre sur la Place!


A partir de ce vendredi et jusqu'à dimanche 10 septembre inclus, se déroule à Nancy le salon littéraire "Le livre sur la Place", sous chapiteau installé Place de la Carrière face au palais du gouverneur.
Mes co-auteurs et moi-même y serons en dédicaces sur le stand de notre éditeur, Gérard Louis.
N'hésitez pas à passer nous dire bonjour : ces rencontres et ces moments d'échanges sont toujours très enrichissants et nous permettent notamment, sur un sujet aussi vaste que celui auquel nous nous sommes attelés, de découvrir de nouvelles anecdotes locales ou des aspects méconnus de l'implantation militaire alliée en France pendant la guerre froide.


Les auteurs, de gauche à droite : Fabrice Loubette, Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine.

Aujourd'hui et demain samedi, vous pourrez rencontrer Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine.
Dimanche, je serai présent toute la journée en compagnie de Pierre-Alain Antoine.

Pour le programme complet de la manifestation et le plan du chapiteau, cliquez ICI

Au plaisir de vous y rencontrer!

lundi 4 septembre 2017

Châteauroux : US come back!


L'association "Châteauroux c'était l'Amérique" ne pouvait manquer ce rendez-vous symbolique : 2017 marque en effet le demi-siècle du grand départ des Américains, contraints d'évacuer la France, et en particulier, l'Indre et sa capitale.

Les membres de l'association vous proposent donc une nouvelle exposition commémorative qui démarre demain, mardi 5 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux. Cet évènement est destiné à perpétuer le souvenir d'une époque contemporaine emblématique de la ville : celle de la présence des soldats et des familles américaines dans le cadre de l'activité de la base de l'US Air Force implantée à Déols-La Martinerie jusqu'en 1967. Le vernissage de l'exposition aura lieu vendredi 8 septembre à 18h30 à l'hôtel de ville. 

Nul doute que l'évènement va revêtir une saveur particulière cette année, car il fait écho à la venue, dans quelques semaines, d'un groupe d'une cinquantaine d'Américains, ayant vécu, travaillé, ou étant nés à Châteauroux! Ils sont attendus au minimum du 18 au 21 septembre, pour la majeure partie d'entre eux, certains pouvant prolonger leur séjour, le cas échéant. La délégation américaine sera donc accueillie au matin du 18 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux, où ils pourront ensuite découvrir l'exposition.
L'après midi du 18 septembre, les célébrations se déplaceront au collège de Touvent, ancienne école primaire américaine, qui sera inauguré et baptisé d'un nom en rapport - sans doute - avec l'histoire franco-américaine. A cette occasion, une plaque sera dévoilée.

Le lendemain matin, mardi 19 septembre, le groupe se recueillera à 9h30 devant la Flamme de l'Amitié, sise au rond-point de la porte de Paris, avant de prendre la direction du cimetière de Déols où sera dévoilée, à 10h30, une autre plaque commémorative en souvenir des bébés américains nés à Châteauroux et n'ayant pas survécu. Enterrés au cimetière de Déols, leur mémoire sera officiellement préservée grâce à cette plaque listant l'intégralité des noms des enfant de moins de deux ans n'ayant jamais quitté la terre berrichonne. Saluons, encore une fois, le travail de recensement de l'association Châteauroux c'était l'Amérique, à l'origine de cette initiative. A ce titre, rappelons en effet que de nombreux citoyens américains ont vu le jour à Châteauroux, dont la maternité servit également à bien d'autres bases américaines en France. 

Les jours suivant seront plus festifs, permettant aux Américains de redécouvrir les rues et les maisons où ils ont passé une partie de leur enfance française.



Pour prolonger les festivités à connotation américaine, la ville de Châteauroux organise un festival country baptisé "Good old days", qui se tiendra le week-end des 22, 23 et 24 septembre. 

En parallèle et sans lien avec ce festival se tiendra un après midi thématique le samedi 23, à partir de 14h00, à la médiathèque de Châteauroux. L'après-midi démarrera par la projection d'un film évoquant la présence américaine, suivie d'une conférence de Pierre Labrude sur les bases américaines en France qui se prolongera par une séance de questions-réponses.

Quant à l'exposition, elle sera encore visible pour quelques jours, puisqu'elle se termiune le 28 septembre. Attention, compte tenu de son installation dans le hall de la mairie, nous attirons votre attention sur le fait que l'exposition ne sera pas visible durant les week-ends, mais seulement en semaine aux heures d'ouverture!

Alors, n'hésitez pas à visiter cette exposition, à en parler autour de vous, et à vous joindre aux commémorations franco-américaines de Châteauroux en ce mois de septembre, cinquante ans après le départ des derniers GI's!

Exposition Châteauroux c'était l'Amérique 1951-1967
Hall de l'hôtel de ville de Châteauroux
1, place de la République
Ouvert au public du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00


mercredi 23 août 2017

Grostenquin, tertio

Les premières caravanes du "trailer park" primitif de Grostenquin constituèrent une solution d'urgence, en pleine
crise du logement, pour héberger une partie des familles canadiennes en  Lorraine, au début des années 1950.
Photo B. Morgan.

Ce mercredi 23 août, les portes de la base aérienne de Grostenquin vont s'ouvrir pour accueillir le rassemblement annuel des gens du voyage et de leur association Vie et Lumière, coutumier des anciennes bases aériennes de l'OTAN. Après 2006 et 2015, c'est la 3e fois que cette ancienne base canadienne accueillera ce rassemblement, dont les dates officielles sont du 27 août au 3 septembre. Mais pour des raisons d'encombrement des environs et pour limiter les bouchons, le site ouvre toujours quelques jours plus tôt et ferme quelques jours plus tard pour étaler arrivées et départs.

La polémique gronde depuis début juillet : une fois encore, c'est la base de Grostenquin qui a été désignée par l'Etat pour accueillir le rassemblement estival annuel de gens du voyage où convergent chaque année 25000 à 30000 tziganes, représentant 6000 à 7000 caravanes. 
C'est la fois de trop pour les maires des environs qui ont décidé de le faire savoir en répandant début juillet, des tonnes de lisier sur le portail et autour de l'entrée de l'ancienne base canadienne, comme le relatait le Républicain Lorrain au début de l'été.


Des manifestations des maires des environs ont même eu lieu, le 9 juillet à Sarrebourg et le 1er août à Metz. 
Les habitants du secteur de Grostenquin avaient été relativement épargnés par le rassemblement tzigane pendant de nombreuses années par rapport aux habitants de Chambley ou Damblain, du fait de l'activité des forces aériennes française, allemande et américaine sur l'ancienne base canadienne qui hébergeait un site du polygone de guerre électronique (PGE).
Depuis plusieurs années pourtant, face à la vente progressive de ces anciennes bases aériennes militaires aux collectivités territoriales, l'Etat dispose de moins de sites potentiels. Dans le même temps, l'activité du PGE décline et ses différents sites ferment (comme le fort des Adelphes à Epinal) ou sont employés de moins en moins fréquemment. Ce qui explique la réquisition, une fois encore de l'ancienne base de Grostenquin, toujours propriété de l'Etat, à l'inverse de Lure, Damblain, Marville ou Chambleu qui avaient accueilli le rassemblement à plusieurs reprises au cour des décennies passées.

De leur point de vue, les élus locaux se voient imposer à une fréquence s'accélérant ce rassemblement qui perturbe, il est vrai, la quiétude de ce coin de campagne et apporte sons lot de désagréments. En outre, une grande partie du site de l'ancienne base étant une zone de protection de la faune et de la flore, un tel rassemblement inquiète également les défenseurs de la nature et des espèces endémiques.
Cette année cependant, les moyens policiers auraient été nettement accrus par rapport au rassemblement de 2015 et un no man's land surveillé devrait interdire l'accès au zones protégées.



Si l'on en croit la presse locale, le Premier ministre aurait promis aux maires manifestants que la base de Grostenquin accueillerait cette année le rassemblement tzigane pour la dernière fois. Une promesse politique qui, selon la formule consacrée, n'engage que ceux qui y croient, l'actuel gouvernement ayant déjà prouvé ces dernières semaines qu'une promesse faite le lundi pouvait être contredite le jeudi suivant, sans besoin d'attendre une quelconque alternance gouvernementale...

Enfin, lundi dernier, le pasteur Charpentier, "grand Manitou" du rassemblement tzigane, a démenti auprès de France Bleu Lorraine la rumeurs selon laquelle l'association Vie et Lumière souhaitait se porter acquéreur de l'ancienne base canadienne pour la tenue de ses rassemblements annuels. Voilà qui devrait rassurer un peu les élus locaux.

dimanche 13 août 2017

Les canadiens de Metz, saga estivale du Républicain Lorrain - 1

Extrait du Républicain Lorrain du 11 juillet 2017
L'armée de l'air canadienne s'installe à Metz
(cliquez sur les photos pour agrandir)

Les canadiens de Metz, saga estivale du Républicain Lorrain - 2

Extrait du Républicain Lorrain du 12 juillet 2017
(cliquez pour agrandir)


Ndlr : un portrait un peu fouillis un brin romancé, et où ont été mélangées pas mal d'informations entre les origines de mon intérêt pour la présence otanienne en France, la parution de mon premier livre, et la parution de mon dernier ouvrage co-écrit avec Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine. Etant directement concerné, permettez moi de rectifier certaines choses :

- Il n'y a bien sûr pas de lien direct entre la base de Phalsbourg et les Canadiens installés en Moselle, Phalsbourg étant une ancienne base américaine. Effectivement, Américains et Canadiens ont implanté leurs aviations en Moselle dans le cadre de l'OTAN? mais la causalité n'est, ici, pas flagrante.

- Pour le déclic qui m'a donné envie de m'intéresser aux bases de l'OTAN, j'y suis revenu récemment ICI. Il n'a jamais été question de pavillons d'habitations relativement récents, jugez par vous même, j'ai publié la photo d'où tout est parti le 27 juin dernier sur ce blog.

- Je n'ai jamais monté de maquettes de Spitfire, ni de Stuka. 

- L'exergue "300 avions en France" fait référence à l'US Army Aviation évoquée dans mon dernier ouvrage. L'US Air Force en France en avait bien sûr beaucoup plus...

Enfin, l'expression étrange que j'aie sur la photo découle des directives du photographe. Dans la vraie vie, je fais moins peur (du moins j'espère!)

Les canadiens de Metz, saga estivale du Républicain Lorrain - 3

Extrait du Républicain Lorrain du 13 juillet 2017
(cliquez sur la photo pour agrandir)


Les canadiens de Metz, saga estivale du Républicain Lorrain - 4

Extrait du Républicain Lorrain du 14 juillet 2017
"Chesny et le village de la feuille d'érable"
(cliquez sur la photo pour l'agrandir)


Ndlr : La livraison des résidences canadiennes (PMQ's) de Bellecroix n'a pas induit la désaffection des trailers parks de l'Est de l'agglomération messine qui sont restés en service jusqu'au départ des canadiens en 1967. Les PMQ's n'offraient pas de logements en quantités suffisantes pour héberger la totalité des militaires canadiens des environs de Metz.

Si les caravanes étaient sédentarisées, certaines habitations composées de deux caravanes jumelées permettaient toutefois de préserver la mobilité de l'une d'elles qui pouvait, le cas échéant, servir aux excursions du week-end, comme c'était le cas pour la famille Eakins. Pour mémoire, cette famille n'a pas vécu au "Maple leaf village" de Chesny, mais dans le camp de caravanes installé à Peltre, dans le parc de l'actuel lycée Notre Dame.