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mercredi 5 août 2015

Faites la connaissance de Doug "JD" Dunn et de sa femme Betty!

JD Dunn désigne la marguerite qui accueillait son escadron, le 72nd FBS,
durant son affectation à Chambley. Photo F. Loubette
Le Lorraine Mondial Air Ballon est parfois l'occasion pour des vétérans américains de revenir à Chambley. Cette année, outre Bob Sisk, président de l'association des vétérans américains de Chambley, la famille Dunn était également de retour pour un bref séjour dans l'Est de la France.


Au milieu des années cinquante, Doug (surnommé "JD") le patriarche, était pilote de F-86 au sein du 72nd Fighter Bomber Squadron, aux côtés, entre autres, de Michael Collins. Le 21st Fighter Bomber Wing, son escadre de rattachement, était sa première affectation. Au milieu des années cinquante, après un passage transitoire de quelques mois par Châteauroux, la famille Dunn arrive à Chambley. Avec sa femme Betty, qui attendait un heureux évènement et leur fils aîné alors âgé de quelques mois, JD emménage dans une caravane du "trailer park".




Betty a également fait le pèlerinage cet été, accompagnée de quatre de ses enfants et de deux de leurs conjoints. Une de leur fille est d'ailleurs née sur la base. 

Betty se souvient : "dans ce contexte de guerre froide, on nous avait demandé de conserver en permanence dans le coffre de notre voiture des jerrycans pleins d'essence, des couvertures, un trousse de premier secours, des lampes torches, des bouteilles d'eau et des denrées non périssables. En cas de guerre, tandis que JD aurait été déployé sur une base en Allemagne, il m'aurait fallu me joindre au convoi de femmes et d'enfants qui évacuaient Chambley et conduire jusqu'à la côte Atlantique, sans doute dans le Nord de l'Espagne, pour embarquer sur un bateau qui nous aurait ramenés aux Etats-Unis".

De gauche à droite : JD et Betty Dunn, accompagnés de Bob Sisk, lors de leur visite au musée de
Chambley Air Base durant le Lorraien Mondial Air Ballons 2015. Photo F. Loubette


JD est resté plus de 30 ans dans l'US Air Force et, clin d'oeil de l'histoire, a terminé sa carrière opérationnelle au sein de la même escadre, rebaptisée 21st Composite Wing, qui avait alors déménagé en Alaska. Sa mission était quasiment la même que depuis Chambley : volant sur F-4 Phantom, il faisait encore face aux soviétiques qui, cette fois, étaient à l'Ouest!

Bien qu'il ait été en voyage touristique et mémoriel en famille, JD Dunn a quand même eu a coeur de me consacrer du temps, très intéressé par mon projet de documentaire. Notre entrevue a permis de poser des jalons pour la suite. Et il n'y aura de suite que si l'objectif budgétaire est atteint...

Alors n'hésitez pas à apporter votre soutien financier au projet en cliquant sur le lien ci-dessous :


Merci d'avance!

Fabrice Loubette.

mardi 20 juillet 2010

41 years ago...

L'équipage d'Apollo 11 : Armstrong, Collins, Aldrin

I'ts a small step for man, but a giant leap for mankind....

Voilà 41 ans que Neil Armstrong a prononcé ces paroles devenues mythiques, alors qu'il était le premier Homme à fouler le sol lunaire...

Si ce fait historique a indéniablement gravé le nom d'Armstrong dans les mémoires (bien avant que Le Tour de France cycliste ne s'y mette également!) cette date est aussi l'occasion de remettre en lumière ses deux équipiers, Michel Collins et Buzz Aldrin.

Collins à l'entrainement dans un module de commande Apollo

Qui se souvient en effet que Collins, pilote du module de commande (et donc, resté en orbite autour de la Lune) était, une douzaine d'années plus tôt, pilote de F-86 Sabre, sur une base américaine en France, à Chambley*, en Meurthe-et-Moselle?

Michael Collins alors jeune pilote au
72nd Fighter Bomber Squadron de Chambley

Il en est de même pour Buzz Aldrin, qui fit un passage par la base américaine de Bitburg, en Allemagne, où il volait, pour sa part, sur jet supersonique F-100C Super Sabre (lire à ce sujet la BD First Moon, de Joe Wight).

Cette époque, bien qu'elle date à présent d'une grosse cinquantaine d'années, est toujours ancrée dans certaines mémoires, puisqu'aujourd'hui encore, des Américains et des Américaines qui ont vécu, ont grandi, ou sont nés sur les bases de l'US Air Force en Europe, reviennent en pélerinage pour tenter de retrouver les lieux de leur enfance...


* et non à Chaumont, comme souvent improprement indiqué dans des biographies mal renseignées, en raison sans doute du passage de Collins par l'hôpital de la base américaine de Chaumont à la suite d'une éjection à proximité de cette plate-forme.

lundi 5 avril 2010

Lorraine, fille de l'air



Comme promis voilà quelques jours, voici quelques impressions suscitées par la lecture de Lorraine, fille de l'air, le dernier opus de Philippe Buron-Pilâtre (PBP).
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Le passionné d'aéronautique que je suis, de surcroît originaire de Lorraine, ne pouvait pas rester indifférent à un tel ouvrage, surtout connaissant l'attachement de l'auteur au site de Chambley (qui ne me laisse pas indifférent non plus!) ; ancienne base américaine de l'OTAN où PBP et son équipe organisent tous les deux ans le célèbre Lorraine Mondial Air Ballons.
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La formule du livre consiste à évoquer les grands moments lorrains (ou initiés par d'illustres régionaux) ayant jalonné deux siècles de conquêtes aéronautiques. Ce récit est en effet rythmé par douze portraits des principaux protagonistes lorrains (ou de passage par la Lorraine) impliqués dans l'essor, l'amélioration et la démocratisation de l'aéronautique. Cinq cahiers de photos (4 en noir et blanc et 1 en couleurs) viennent agréablement illustrer le récit, en plus des images agrémentant les pages de portraits.
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Si les inévitables Marie Marvingt, René Fonck, Charles Renard et (bien sûr) Pilâtre de Rozier font partie de ces grandes figures, d'autres, un peu moins populaires ou un peu plus oubliées, sont ici enfin quelque peu sorties de l'oubli, tels René Dorme et Christian Moench par exemple.
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De même, les pilotes américains Michael Collins et Chuck Yeager (respectivement astronaute/pilote du module de commande de la misison Apollo 11, et premier pilote à franchir le mur du son) sont également évoqués par PBP, du fait de leur affectation au cours des années 50 sur les bases américaines de Chambley (54) et Toul-Rosières (54).
C'est l'occasion de souligner l'illustration du portrait de Collins par quelques photos inédites ou rares, extraites de la collection du Conservatoire Régional de l'Image, et prises en 1967, lorsque Collins et son épouse, de passage en France pour le Salon du Bourget, font un petit crochet (à des fins de relations publiques) par le village de Chambley où ils s'étaient mariés dix ans plus tôt.
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A noter enfin, toujours au registre de l'iconographie, d'intéressantes vues inédites de Chambley Air Base à l'époque américaine et deux très belles photos aériennes contemporaines en couleurs de la plate-forme, prises lors d'envols massifs de montgolfières.
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J'ai été vraiment séduit par le concept et l'approche de ce sujet, davantage livre de "conteur" que livre d'historien (comme en témoigne le petit conte d'anticipation servant d'entrée en matière à l'ouvrage) dont la volonté est de faire découvrir à un public de non spécialistes, plutôt lorrains, la richesse du patrimoine aéronautique de leur région.
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Sur le plan historique, le lecteur attentif pourra néanmoins relever plusieurs erreurs et incohérences oubliées par les relecteurs. Si ce constat s'avère toujours regrettable, force est de constater qu'il ne prête guère à conséquences ici, cet ouvrage n'ayant pas vocation de s'adresser à des spécialistes.

Précisons toutefois, pour ce qui concerne le sujet de ce blog, que Michael Collins n'était pas pilote de F-100 Super Sabre lors de son séjour à Chambley, mais bien de F-86 Sabre. Jeune pilote au 72nd Fighter Bomber Squadron (FBS), il n'en n'était donc pas le commandant en second (p. 127) et pas davantage le commandant (p. 161).
De même, Neil Armstrong, l'équipier de Collins lors de la mission Apollo 11 en 1969, laisse les premières traces de pas dans la pousière du sol lunaire le 20 juillet 1969 et non le 24 juillet.
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D'abord jugé un peu sévèrement dans ce blog, Lorraine fille de l'air est à prendre pour ce qu'il est : un panorama tout à fait louable de deux siècles de conquêtes aéronautiques en Lorraine, permettant à un public de curieux d'acquérir dans les bases d'une culture aéronautique régionale.


>> Lire la recension de l'Aérobibliothèque >>
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Lorraine fille de l'air,
par Philippe Buron-Pilâtre,
préface de Gérard Feldzer,
éditions Serpenoise,
160 pages,
29 €.