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dimanche 2 septembre 2018

Bouquins - actualisé


Voilà quelques temps que nous ne vous avions plus proposé de recensions de livres sur ce blog. Cette rentrée littéraire est l'occasion de s'y remettre avec un peu de tout : un ouvrage tout juste paru, un autre déjà sorti depuis quelques temps, et deux autres à paraître sous peu...

L'actualité concerne d'abord et surtout la parution des actes des Journées d'Etudes Vosgiennes d'octobre 2017 organisées autour de Lamarche et Martigny-les-Bains. Ce recueil d'études rassemblant les multiples conférences ayant eu lieu lors de ces journées comprend en effet une étude illustrée de 17 pages, la plus complète publiée à ce jour, sur l'histoire opérationnelle de la base de dispersion de Damblain, construite à cheval sur les départements des Vosges et de la Haute-Marne. Pierre Labrude signe cette étude que Pierre-Alain Antoine et moi-même co-signons, y ayant ajouté notre petit grain de sel.
Cet ouvrage est co-édité par la Fédération des sociétés savantes des Vosges et l'Association pour le développement du pays des trois Provinces. On peut se le procurer en ligne en suivant ce lien. A noter qu'il contient également une étude sur la vie et les réalisations du Colonel Renard, originaire de Lamarche, et inventeur du ballon dirigeable.
NB : le prix actuellement affiché de 25 euros correspond au tarif de souscription, qui s'est terminée le 31 août dernier, date officielle du lancement du livre. Si vous souhaitez l'acquérir, il vous en coûtera désormais 29 euros.

Cliquez pour agrandir
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Changement de registre désormais, avec une bande dessinée parue en 2015 chez Futuropolis et qui nous avait échappée à l'époque : The four Roses, signé Baru au scénario et Jano au dessin, dont l'intrigue, menée dans l'univers du rock'n roll, se base sur un secret de famille trouvant son origine à Etain, à l'époque des Américains.
Si le style "animalier" du dessin de Jano peut dérouter, voire complètement rebuter certains lecteurs, il faut noter que les trois premières planches de l'album, posant le contexte historique, sont, elles signées Baru. 

Les trois premières planches de l'album contextualisant l'histoire sont dessinées par Baru.

N'attendez pas une histoire se déroulant sur la base d'Etain-Rouvres, il s'agit simplement d'une chronique familiale un brin téléphonée, basée sur des "amours" transatlantiques comme il y en eut pléthore suite à la présence américaine en France : la base d'Etain n'est qu'un prétexte. On peut toutefois remarquer que la présence américaine a laissé chez Baru un souvenir assez profond pour inspirer une histoire, qui sait, peut être y'en aura-t-il d'autres ? Précisons que l'auteur, est né en 1947 à proximité de Villerupt (54) et qu'il a sans doute côtoyé des Américains de la base d'Etain et même des Canadiens de Marville durant son enfance et son adolescence.

Enfin, pour les amateurs de rock nostalgique des fifties et des sixties, notez que la "bande son" de l'histoire est fourni dans l'album à travers un disque vinyle. Et pour ceux qui n'auraient ni platine ni mange-disque remisé au grenier,  le générique de fin de cette aventure en BD est disponible en ligne.

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Cette rentrée annonce d'autre part la parution outre-Atlantique, le 13  septembre prochain, du nouveau livre de Marc-André Valiquette consacré au No. 430 Squadron de la RCAF à l'occasion des soixante-quinze ans de l'unité. 


Cet escadron fut basé à Grostenquin pendant près de douze années, opérant sur Sabre puis brièvement sur Starfighter avant de migrer vers l'Allemagne.
Connaissant la qualité du travail de Marc-André Valiquette, nul doute que cet ouvrage sera encore une fois une belle pièce à ajouter à sa bibliothèque. Pour suivre la disponibilité de ce nouvel ouvrage outre-Atlantique, abonnez-vous à la page Facebook de l'auteur ou via son blog. Une recension sera lisible ici-même très prochainement.

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Visuel non contractuel

Et pour finir, géographiquement plus proche, mais un peu plus éloigné dans le temps (à peine), l'association Chaumont US Memory peaufine un nouveau recueil de photos et de documents relatifs à la base aérienne américaine de Semoutiers. 

Les membres de l'association Chaumont US Memory au travail avec la maquettiste.
Trois ans après la parution du premier tome qui remporta un succès certain, l'association oeuvre pour publier ce nouvel opus fin octobre - début novembre 2018. Vous retrouverez ici très prochainement les modalités pour le réserver ou vous le procurer.

Bonne lecture à tous!

jeudi 2 août 2018

RSA à Brienne ce week-end



Le réseau des sports de l'air (RSA) et ses passionnés d'aviation légère et de construction amateure retrouvent ce week-end l'aérodrome de Brienne-le-Château pour leur grand rassemblement annuel.

Ce sera l'occasion pour les exposants et visiteurs de découvrir le passé méconnu de l'ancienne base aérienne américaine de Brienne-le-Château, grâce à l'exposition rétrospective proposée par Yvon Crosa durant les trois jours de manifestation.


Des photographies et des plans d'époque, mis en perspective avec des vues plus contemporaine, permettra au visiteur de se rendre compte de l'envergure du complexe aéronautique que représentait jadis cette base, essentiellement pour le compte de l'US Army Aviation.


A défaut de catalogue d'exposition, et puisqu'une grande partie de l'ouvrage concerne l'US Army Aviation et le centre de maintenance de Brienne, vous pouvez toujours vous procurer le Tome 1 des Américains en France, mais dépêchez vous! D'après une source porche du dossier, l'éditeur n'a plus que quelques ultimes exemplaires disponibles à la vente!  

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jeudi 5 octobre 2017

L'US Army en France : Conférences à venir

Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine qui ont signé avec moi le Tome 1 de notre étude sur Les Américains en France (toujours disponible auprès des éditions Gérard Louis) vous proposent dans les jours à venir des conférences historiques autour de la présence des armées alliées dans notre pays pendant la guerre froide. 
C'est l'occasion rêvée d'occuper intelligemment un après midi pluvieux en s'instruisant et en rencontrant ces deux auteurs pour discuter de vive voix avec eux.

A vos agendas! La première conférence de Pierre Labrude aura lieu ce dimanche 8 octobre à Ancerville (55) dans le cadre des Journées d'études meusiennes. A la maison des services, place de la mairie, Pierre Labrude vous parlera, en fin d'après-midi, du dépôt de munitions US de Trois-Fontaines, et des employés français qui y travaillaient aux côtés des Américains. L'entré est libre.

Programme des journées d'études meusiennes - Cliquez pour agrandir


Le dimanche 15 octobre, l'infatigable Pierre Labrude interviendra cette fois dans le cadre des Journées d'études vosgiennes, à Martigny-lès-Bains (88). Il y présentera une étude sur "La base aérienne de Damblain, un avant-poste pour une guerre qui n'a pas eu lieu". Retrouvez ICI le programme complet de ces journées d'études.

Enfin, le samedi 21 octobre, c'est cette fois Pierre-Alain Antoine qui vous propose une conférence autour de notre ouvrage, pour présenter le dispositif de la Communication Zone et ses nombreuses ramifications. Rendez-vous à 10 heures à la maison de Charles de Gaulle, 7 place de la Carrière à Nancy.
Rendez-vous nombreux à ces conférences en attendant les salons du livre de novembre, qui seront une autre occasion de nous rencontrer! Plus d'informations à ce sujet très bientôt!

dimanche 11 septembre 2016

Meeting à Merville dimanche prochain


La saison des meetings aériens aborde doucement son terme, mais la belle arrière-saison actuelle permet encore de projeter des déplacements, même un peu éloignés, pour profiter encore une fois de spectacles aériens et de présentations demeurant tout de même assez exceptionnels.

Dimanche prochain, 18 septembre, c'est l'ancienne base OTAN de Merville-Calonne, à cheval sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais qui accueillera un show avec en tête d'affiche, la Patrouille de France et l'Equipe de voltige de l'armée de l'air.

Voici d'ailleurs le petit film annonce qui devrait vous donner envie d'assister au spectacle. Si vous avez l'oeil, vous reconnaîtrez des clips tournés à l'intérieur d'appareils de voltige au dessus de l'aéroport de Châteauroux-Déols, sans doute lors des championnats du monde d'août 2015.


Comme souvent, un site dédié à l'évènement est accessible en ligne pour l'intégralité des détails pratiques et modalités d'accès. Sachez cependant que le prix de l'entrée est fixé à 10 euros le jour du meeting, mais qu'il est seulement de 6 euros en prévente (entrée parking P1). Cliquez ici pour le programme détaillé des présentations en vol. Les informations principales sont reprises sur le verso du flyer, ci-dessous :


Encore un mot pour vous signaler la présence, parmi les exposants, de l'association Anciens Aérodromes qui jouera cette fois à domicile puisque son siège est implanté sur l'aérodrome, et qui vous proposera à la vente ses différentes publications, dont l'historique du terrain de Merville qui fut le 2e aérodrome mis à l'honneur par cette association dans un livret de la collection "Aérodromes".
Bon meeting à tous!

samedi 30 janvier 2016

Pleins feux sur Murzuq


Sous la plume d'Henri-Pierre Grolleau, le magazine Air Fan n°446 de janvier 2016 actuellement en kiosque nous dévoile les coulisses de l'exercice "Murzuq" organisé par le 3e RHC d'Etain, dans le cadre de sa préparation avant son déploiement prochain dans la bande sahélo-saharienne.

L'exercice, qui consista en d'impressionnantes manoeuvres au camp de Suippes et compta de nombreux tirs d'armes réelles (obus, missiles HOT...), fut mené en grande partie depuis la "base avancée" de Vouziers-Séchault, qui se révèle décidément incontournable lors des exercices de ces dernières années, qu'ils soient de l'ALAT ou de l'armée de l'Air (exercices BAPEX)!

Il est amusant de constater que, même si les menaces, les forces en présence et les matériels ont changés, le mode de déploiement lors de ces exercices reste celui employé par les escadrons de l'OTAN au plus fort de la guerre froide : une unité stationnée en "temps normal" à Etain (ancienne base de l'US Air Force), se trouve ainsi en partie déployée à Vouziers (ancienne DOB de l'US Air Force) pour effectuer une campagne de tir à Suippes (polygone également utilisé par les avions américains basés en France à l'époque...).

Une précédente étape de l'exercice s'était déroulée sur l'ancienne base canadienne de Grostenquin peu de temps avant le déploiement sur Vouziers. D'intéressantes photos de l'auteur prises à Vouziers détaillent les moyens projetés sur cette plate-forme, tels qu'une tour de contrôle mobile ou encore un radar d'approche Spartiate, rendus nécessaires par l'important traffic aérien généré par l'exercice.

L'article de 10 pages comprend de nombreuses et belles photos d'hélicoptères en action. Un encadré indique en outre que l'avenir de la base d'Etain-Rouvres, longtemps en question, semble encore assuré au vu des projections, plans et inventaires de l'armée de terre à moyen terme ainsi que des travaux entrepris sur la plate-forme... en attendant le prochain livre blanc...


mercredi 26 août 2015

Niergnies fait son show!



Comme en 2011, l'ancienne base OTAN de Cambrai-Niergnies accueillera un grand meeting aérien le dimanche 6 septembre prochain.
Organisé par l'aéroclub "Les ailes de Cambrai", ce meeting sera, entre autres, l'occasion de célébrer les 80 ans de l'aérodrome.

L'accès au parking vous coûtera de 15 (pré-ventes) à 20 euros par véhicule, l'accès aux aires d'exposition étant ensuite gratuit. Une bonne occasion pour co-voiturer et ainsi rendre très abordable l'accès à ce spectacle.

Quelques changements sont intervenus depuis 2011 cependant, le plus notable étant la fermeture de la BA103 de Cambrai- Epinoy voisine, où étaient précédemment stationnés les jets militaires au programme, ceux-ci ne pouvant pas se poser à Niergnies. Ces appareils ne seront donc a priori visibles que le temps de leur présentation en vol, faisant une incursion dans le ciel du Cambrésis pour quelques minutes de démonstration seulement. En revanche de nombreux autres appareils à hélice seront, eux, en exposition statique pour compléter le tableau. Pour les informations relatives au plateau et aux présentations en vol, rendez-vous sur le site du meeting.

vendredi 8 mai 2015

Lille-Lesquin, d'hier à aujourd'hui


En fin d'année dernière, nous vous parlions ici-même du dernier opus de Pierre-Antoine Courouble consacré à l'histoire du terrain de Lille-Lesquin, devenu base aérienne, puis aéroport international.
Lecture faite, voici venu le temps de vous en dire un peu plus pour vous encourager, si le sujet vous intéresse, à étoffer votre bibliothèque de ce beau petit pavé.

Le terme "pavé" n'est pas usurpé, tant son format inhabituel (A5) étonne de prime abord, d'autant plus que le livre est joufflu (512 pages, quand même!). Pourtant, ce format s'avère assez pratique à manipuler et confortable en cours de lecture. 

Ce sont plus de sept années de recherches qui sont compilées dans cet ouvrage à couverture souple, très richement illustré - nous n'avons pas compté les illustrations, mais le lecteur féru de photos en aura à coup sûr pour son argent. L'impression est monochrome, ce qui n'est pas pénalisant puisque la grande majorité des archives photographiques rassemblées par l'auteur datent de la Seconde Guerre mondiale ou d'avant. Il est en outre très appréciable que les photos soient disséminées au fil du texte, et non rassemblées dans des cahiers au centre de chaque chapitre comme c'est souvent le cas dans ce type de publications, ce qui aurait rendu la lecture assez désagréablement hachée en raison des allers et retours qu'il convient de faire pour mettre en parallèle texte et photos dans ce cas de figure. Seuls petits bémols iconographiques : d'une part l'absence des crédits photos "au fil de l'eau", ces indications, quand elles existent, étant compilées en fin d'ouvrage ; d'autre part, l'intérêt tout relatif de quelques photos contemporaines assez peu parlantes, montrant des champs agricoles pour figurer l'emplacement d'anciens terrains, sans références cartographiques de l'emplacement ni de la direction de la prise de vue.

On se surprend presque à avaler les pages, et à "taper" assez vite dans ce pavé. En effet, le style est agréable et la lecture fluide. L'histoire de Lille-Lesquin est abordée de façon très pédagogique, avec cartes, plans, photos aériennes et schémas à l'appui. Ainsi, même sans connaître l'aéroport, ses environs, ni même la région, on suit très bien le propos de l'auteur, l'évolution de la "morphologie" du terrain et les différents aménagements et extensions présentés.

Après une étonnante introduction, à la narration un peu fantaisiste (l'auteur s'adresse au lecteur tantôt à la 1ère ou à la 3e personne du singulier, ou encore à la 1ère personne du pluriel), l'étude commence par une présentation de la situation en 1913-14, au tout début de l'aviation, lorsqu'il faut déterminer l'emplacement d'un terrain d'aviation pour Lille. La démographie de la région ne fait pas immédiatement pencher les édiles pour Lesquin, on le comprend aisément. Il est intéressant de suivre ces tractations et délibérations d'avant-guerre (WW1). Comme souvent dans l'histoire des terrains d'aviation, ce sont les infrastructures - même modestes - découlant d'un conflit qui serviront de base à des emprises progressivement plus imposantes. Les militaires jouant alors involontairement un rôle dans l'aménagement du territoire... 

Une longue alternance d'occupations aéronautiques militaires du terrain débute lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, allant de pair avec ses changements de dénomination. Ce sont en effet les aviateurs allemands qui sont les premiers militaires volants à utiliser des terrains d'aviation autour de Lesquin. Cédant aux trompettes de la mystification au lieu de s'en tenir aux faits historiques avérés, l'auteur spécule d'ailleurs brièvement sur le passage de l'as allemand Manfred von Richtoffen à Lesquin, sa base de Douai étant toute proche... procédé douteux qu'on retrouve néanmoins à une ou deux autres occasions au cours du récit. De nombreuses photos, tant d'avions que d'infrastructures, de soldats et de leurs cantonnements environnants recontextualisent bien la présence allemande durant les conflits et démontrent le zèle de l'auteur à relater l'histoire de Lille-Lesquin dans ses moindres détails, sans se cantonner à l'emprise aéronautique. Tout au long du livre, Pierre-Antoine Courouble intègre régulièrement des vues contemporaines de bâtiments persistants - plus pertinentes que celles de parcelles agricoles évoquées plus haut - aidant ainsi le lecteur qui souhaiterait faire de l'investigation in situ à retrouver ses marques.

Suite à la guerre, l'essor qu'a connu l'aviation dans les années 1920-30 est bien détaillé, avec la mise en place de lignes aériennes depuis Lille... mais pas forcément Lesquin! La bataille entre les différents sites pressentis pour accueillir l'aéroport de la métropole du Nord fait encore rage. D'intéressants plans de projets de bâtiments qui ne virent jamais le jour agrémentent ce chapitre et démontrent jusqu'où l'auteur est allé pour raconter l'histoire de "son" aéroport! En revanche, on regrette que certaines coupures de presse d'époque soient incomplètes, ne permettant pas de lire les articles dans leur intégralité.

Au milieu des années trente, on voit très bien qu'outre le besoin d'un aéroport civil, l'intérêt d'une base aérienne militaire se fait nettement sentir. C'est l'installation de l'armée de l'air à Lesquin qui va alors déterminer toute la suite de l'histoire de ce champ d'aviation. Les aviateurs du GAO 501 arrivent en 1936 et construisent les premières infrastructures de la future base aérienne. Pas encore de piste en dur à cette époque, une aire d'envol herbeuse suffit , mais déjà une (impressionnante) tour de contrôle, quelques hangars et des cantonnements sortent de terre. Cà et là, quelques coquilles apparaissent dans les désignations d'appareils (Léo 63/11, Potez 61, Heinkel 111 qui devient Heinkel III...) : invisibles pour le béotien, elle seront cependant facilement corrigées par le lecteur spécialiste et donc, pas dramatiques. 

L'histoire du terrain durant la Seconde Guerre mondiale est largement étoffée de témoignages de riverains qui viennent à propos, même s'ils s'enlisent parfois dans des détails personnels superflus. 
En outre, à plusieurs reprises, des indications entre parenthèses auraient gagné à être citées en notes de bas de page afin de ne pas alourdir le texte, comme certaines références de fonds d'archives consultés, ou bien encore la signification de certains sigles pouvant paraître obscurs au lecteur lambda (SNIA, CRT, SHAPE...).
A l'entrée en guerre, c'est la RAF qui prend possession de Lesquin pour en faire une importante base aérienne hébergeant de nombreuses unités de chasse et de reconnaissance. Au terme de la drôle de guerre, c'est à la Luftwaffe de s'y installer pour plusieurs années. Les nombreuses et imposantes infrastructures construites par les Allemands joueront plus tard un indéniable rôle dans la destinée de Lille-Lesquin : "otanisation" d'une piste puis installation d'une importante aérogare civile. Mais n'anticipons pas...

Photos anecdotes et témoignages (notamment les précieux souvenirs de Roger Villers) ne manquent pas pour relater les quatre années de présence allemande à Lesquin, qui accueille notamment des bombardiers dont les missions les mènent sur Londres et l'Angleterre. Certaines actions de résistance menées par la population locale ne sont pas oubliées non plus, comme le sabotage d'appareils par ajout de sucre dans les réservoirs. La physionomie insufflée au site par les Allemands se révèle impressionnante, et elle est bien détaillée par Pierre-Antoine Courouble, au moyen de photos aériennes notamment : de nombreux "dipersals", des hangars et cantonnements camouflés en fausses fermes, des piscines en dur creusées pour la détente des soldats allemands, d'imposantes et nombreuses batteries anti-aériennes... et surtout, deux grandes pistes bétonnées! Fait peu commun, Lesquin sert entre autres comme centre de retraitement des épaves aériennes : le métal est alors alors très recherché, et les Allemands sont déjà des pionniers du recyclage!

Une fois le secteur libéré par les Américains et les Britanniques, le terrain de Lesquin accueille une noria d'unités alliées qui s'y succèdent pour quelques jours ou quelques semaines à partir de septembre 1944 : Polonais, Français Libres des FAFL, puis à nouveau la RAF et notamment sa chasse de nuit... Comme à chaque fois en de telles situations, l'aérodrome a été saboté par les Allemands avant leur évacuation. Ainsi les pistes sont dynamitées pour être rendues impraticables et il faut tout remettre en état...

On l'aura compris, c'est la Seconde Guerre mondiale qui occupe la majeure partie de cet opus consacré à l'histoire de Lille-Lesquin. A la fin du conflit, le développement de l'aviation civile, qui avait été stoppé net par les combats, reprend logiquement son cours, tordant de fait le cou aux rivalités d'avant-guerre quant au choix de l'emplacement où construire l'aéroport. Les Allemands ont tranché, c'est donc Lesquin! Activité aérienne de loisir et liaisons aériennes reprennent donc depuis Lesquin. Pourtant l'armée elle aussi s'intéresse à nouveau à cette ancienne base aérienne!

C'est d'abord l'armée de l'air qui réinvestit le terrain en 1951, en y implantant un Centre d'Entraînement des Réserves Ordinaires. La France est alors engagée dans le conflit indochinois, et les pilotes réservistes sont des soldats dont on peut avoir besoin sans délai, il faut donc maintenir leurs compétences. L'unité vole alors essentiellement sur MS 472 et 475. 

C'est à cette même époque, de 1953 à 1955, que le terrain est adapté aux standards OTAN pour servir de base opérationnelle de dispersion (DOB) : l'ancienne piste allemande Est-Ouest est prolongée et doublée d'un taxiway parallèle. Trois marguerites fleurissent : deux au Sud de la piste, et la troisième au Nord-Est (celle-ci a aujourd'hui totalement disparu sous les parkings A et B de l'aéroport actuel). Leurs seize alvéoles sont conçues pour accueillir jusqu'à deux chasseurs chacune (et non un seul comme évoqué). Une ancienne soute à carburant allemande est même réutilisée pour ce nouvel aérodrome répondant aux critères de l'Alliance Atlantique. Comme sur de nombreuses DOB's, les rares constructions en dur se limitent à quelques baraques Fillod.

La base aérienne OTAN de Lille-Lesquin en 1957.
Photo IGN.

Malheureusement, cet épisode semble presque anecdotique tant l'importance qui lui est consacrée est faible : cinq pages seulement et quelques photos, dont une belle vue aérienne oblique. Quelques pages plus tôt, deux vues d'alignements de Vampire et de Mystère 4 (sans doute pas placées dans le bon chapitre) font également référence à cette période. Evidemment, comme pour l'histoire des autres bases de dispersion OTAN, il est difficile de retrouver des archives datant des années 50-60 où ces terrains, quoiqu'imposants, ont finalement peu servi. Mais il aurait été intéressant d'en découvrir un peu plus sur le plan de l'utilisation de l'aérodrome prévue en temps de guerre, et notamment à quelle base principale il était rattaché (sans doute Epinoy, dont sont sans doute originaires les Mystère IV entrevus en photo, mais rien n'est moins sûr comme on va l'évoquer plus loin). Les journaux de marches et d'opérations (JMO) des escadrons de la 12e Escadre de Chasse de Cambrai-Epinoy comportent peut-êtres des photos et indications détaillant des manoeuvres et déploiements effectués à Lesquin, comme ça a pu être le cas aussi à Cambrai-Niergnies... Il est toutefois intéressant de voir que la mise aux normes OTAN s'est faite alors que l'armée de l'air occupait déjà le terrain. Celle-ci ne semble d'ailleurs pas l'avoir quitté durant toute la durée des travaux. C'est à notre connaissance inédit dans l'histoire des aérodromes OTAN. Quel a été l'impact de ces travaux sur l'activité de l'unité de réserve, devenue entre temps ERALA 1/37? Là encore, le JMO de l'unité comportait peut-être quelques réponses. Quoi qu'il en soit, il apparaît logique, dans ces conditions, que l'armée de l'air émette le souhait d'une occupation étendue du site de Lesquin ainsi amélioré. Pourtant, l'activité civile étant déjà bien établie, les chambres de commerce des environs pèsent de tout leur poids pour que la base accueille un aéroport commercial moderne, et non une escadre de chasse. 

La chronologie de ces enchaînements d'ambitions et de décisions politiques mériterait d'être étudiée de plus près pour voir si le retrait de l'Armée de l'Air de Lesquin est à l'origine de la création de la Base Aérienne 103 de Cambrai-Epinoy, où s'il était déjà acté à l'époque que le terrain d'Epinoy, et non celui de Lesquin, allait accueillir la 12e Escadre de Chasse de l'armée de l'air... 
D'après Pierre-Antoine Courouble, les Etats-Unis auraient fait savoir en 1958 qu'ils renonçaient à l'utilisation de Lesquin. La mention d'une source aurait été appréciée. Il semblerait donc que dans le plan initial, Lesquin devait servir de DOB pour une unité de l'US Air Force alors basée en France. L'année 1958 correspond également à des réductions budgétaires US ayant mené, entre autres à la fermeture de la base américaine de Chambley (54) - autrement mieux équipée que la DOB de Lesquin. On comprend donc aisément que continuer d'investir dans l'aménagement du terrain de Lesquin n'ait plus eu d'utilité pour l'OTAN : si un renfort aérien devait être mis en place en Europe, d'autres bases pouvaient l'accueillir en priorité.

L'ERALA 1/37 reste donc la seule unité militaire à utiliser le terrain jusqu'au début des années soixante, évoluant à présent sur T-28 Fennec et autres SIPA S111. En 1963, le glas sonne pour les réserves de l'armée de l'air qui sont remplacées sur le terrain par les hélicoptères et les petits avions de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), prolongeant ainsi la présence militaire en parallèle du développement de l'aéroport civil. En 1963, la première aérogare est d'ailleurs inaugurée au son d'une fanfare de l'armée de l'air! Au fil du temps, les infrastructures aéroportuaires se révélant insuffisantes, de nouveaux aménagements sont construits tandis que l'aéroport poursuit son essor, d'un niveau régional à un niveau international. Ainsi deux tours de contrôle se succèdent, et trois aérogares sont également construites successivement. Le 2e Groupement d'Aviation Légère de l'Armée de Terre (2e GALAT) construit, lui aussi, de nouvelles infrastructures en parallèle. Cette unité d'environ 110 hommes changera de nom plusieurs fois durant ses 35 année de présence à Lesquin. Devenue escadrille, rattachée au 6e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Compiègne, l'unité de l'ALAT quitte son détachement permanent de Lesquin en 1998, laissant toute la place à l'aviation civile et à son développement

Relater un siècle d'histoire dans un unique volume est une véritable gageure, surtout quand l'auteur, logiquement passionné par son sujet, a à coeur d'être exhaustif - voeu légitime tant on souhaite qu'un ouvrage face référence après y avoir consacré des années de recherches. Cette démarche n'est toutefois pas exempte de difficultés. Ainsi, les derniers chapitres du livres se chevauchent un peu et sacrifient à la chronologie, tant il était compliqué de relater l'émergence de l'aviation commerciale en parallèle de "l'otanisation" des infrastructures et de l'installation de l'ALAT. 

Le chapitre consacré à l'aviation commerciale (fret et passager), assez factuel, appelle peu de commentaires : évolution de l'activité depuis les années soixante jusqu'à nos jours, extension des parkings et des aérogares, visite de de Gaulle, de Concorde... Une anecdote toutefois, trahit la conception otanienne de l'aéroport, puisqu'en 1974, un DC8 se trompe de bretelle pour s'empêtrer dans la marguerite Nord où il lui est impossible de manoeuvrer (ce qui explique peut-être sa disparition au profit de grands parkings!). Enfin, il faut attendre 1987 pour voir quand même des avions de chasse américains (F-16 et A-10) à Lesquin,  à l'occasion d'un meeting aérien - un des rares qui s'est déroulé sur l'aéroport.

L'aéroport de Lille-Lesquin de nos jours.
Photo Google Earth.

Il convient de saluer le travail de "fourmi patiente" effectué par l'auteur pour écrire cette longue lettre d'amour de 512 pages à "son" aéroport à l'occasion de son centenaire. Car il s'agit bien là d'amour, un amour bien légitime pour le natif de Lesquin qu'est Pierre-Antoine Courouble. L'auteur nous gratifie d'ailleurs d'une heureuse initiative : celle de mettre en place un site internet en complément de son livre, pour y ajouter certaines informations ou photos, y corriger certaines erreurs ou imprécisions et bien sur, commander le livre. 

Rendez-vous donc sans tarder sur www.lille-lesquin.net pour compléter l'expérience!

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Lille Lesquin d'Hier à aujourd'hui
de Pierre-Antoine Courouble

Préface de Bruno Bonduelle
Avant-propos de Myrone Cuich
Postface de Daniel Percheron
Editions Samerlin / Association Anciens Aérodromes
ISBN 978-2-9551013-0-8
28 euros.




dimanche 25 janvier 2015

Eclats de vie d'un pilote de chasse 1952 - 1967



"Eclats de vie"!... le terme n'est pas volé, tant la vie d'un pilote de chasse peut être éclatante de prestige, volant vite et haut dans l'azur ; ou bien littéralement "éclater" à tout instant, en raison de la rupture d'aubes du compresseur du réacteur - entre autres causes - comme en témoigne Jean-Louis Sébastiani, un miraculé de l'aviation militaire des années cinquante et soixante.

Voilà une autobiographie qui mérite vraiment qu'on s'y penche, tant par son contenu que par le point de vue de son auteur et la période qu'il dépeint. Il s'agit en effet des quinze années de contrat liant Jean-Louis Sébastiani à l'armée de l'Air, qui coïncident aux heures les plus intenses de l'alliance France-OTAN sur le plan aéronautique. Dans ce contexte de guerre froide, la France était encore membre de l'Alliance Atlantique à part entière, avant son retrait du commandement intégré intervenu en mars 1967. Le point de vue d'un pilote français sur cette quinzaine d'années met aussi en perspective ce contexte de guerre froide avec celui de la guerre d'Algérie, passage obligé pour tout pilote de l'armée de l'Air à cette époque... Mais n'anticipons pas!

C'est après le baccalauréat que l'auteur commence son récit, en évitant pudiquement, du début jusqu'à la fin, les considérations personnelles et privées pour se concentrer sur sa passion et son métier. Devenir pilote et essayer de le rester, jusqu'à devenir si possible un "vieux pilote", voilà la trame narrative de cette autobiographie qui débute, au terme d'une visite médicale validant son aptitude à la chasse, par l'incorporation à Aulnat, dans ce qui ressemble à un "stalag" d'après la description qu'en fait l'auteur! Les réalités de la vie militaire sont bien loin de l'affiche séduisante émanant du bureau de recrutement, vantant l'armée de l'Air renaissante, dans une représentation quasi-romantique de jets modernes volant au ras des coquelicots!

Heureusement, l'Alliance Atlantique ouvre de nouveaux horizons à de nombreux jeunes apprentis pilotes au début des années cinquante. En effet, en plus de fournir à la France du matériel volant, les Etats-Unis prennent également en charge la formation de nombreux pilotes sur leur sol, offrant une alternative à l'école de chasse de Meknès aux élèves-pilotes les plus à l'aise avec la langue de John Wayne! Au terme s'un stage de pilotage de base sur Stampe au sein de l'aéro-club d'Albi, l'auteur prend donc le chemin de Marana AFB, en Arizona, pour y suivre le Primary Training sur T-6. Après une transatlantique surréaliste sur paquebot et une traversée ferroviaire épique des Etats-Unis, l'auteur découvre donc le désert, mais aussi la discipline et la pédagogie à l'américaine. Après six mois à Marana s'ensuit le Basic Training à Williams AFB pour six mois de plus.
D'après son récit, Jean-Louis Sébastiani semble traverser les différentes étapes de la formation à l'américaine sans difficultés apparentes. Il nous fait toutefois partager les doutes mais aussi les joies et les grandes satisfaction de l'élève pilote, transformé "de béotion du vol" à "pilote de chasse combat ready" en seulement dix-sept mois. Tant et si bien que l'année de formation occupe la moitié du récit de ses quinze années de pilote de chasse.

Après la découverte du jet sur T-33 et P-80 et la formation au tir sur F-84G et E à Luke AFB, c'est le retour en France, à Reims, au sein de la 3e Escadre de Chasse. Magie de l'Alliance Atlantique, l'auteur y retrouve le Thunderjet, appareil sur lequel il avait terminé son cursus quelques semaines plus tôt. Dans son escadron, le jeune pilote parvient à se faire une place parmi de nombreux "moustachus" vétérans de la Seconde Guerre mondiale. L'auteur témoigne à cette occasion de l'ambiance volontiers potache qui régnait encore dans cette armée de l'Air en phase de mutation.

C'est à l'occasion de manoeuvres depuis la base de Damblain que le destin du ce jeune pilote manque de tourner court : victime d'une panne à trop basse altitude, ne pouvant s'éjecter, il est forcé de se poser en catastrophe et frôle la mort. Jean-Louis Sébastiani a juste le temps d'être transformé sur F-84F avant d'être interdit de siège éjectable pendant deux ans, conséquence indésirable de son crash. Il prend alors la direction de l'Algérie, où contraitement à la majorité de ses collègues qui volent à cette époque sur T-6 ou T-28, lui va tâter de l'antique P-47 Thunderbolt au sein de l'Escadron d'Entraînement Opérationnel et de Calibration (EEOC) 1/17 à Oran-La Sénia. Le climat se durcissant, les prises d'alerte et la chasse aux fellaghas deviennent le lot quotidien de l'unité, rapidement rebaptisée Escadron de Chasse 1/20 "Aurès-Nementchas" et rattachée à la 20e Escadre de Chasse.

Après quatre ans de P-47 en Algérie, l'auteur peut enfin réintégrer une unité de chasseurs à réaction en métropole. Il s'agit de la 10e Escadre de Chasse basée à Creil, chargée de l'interception et de la défense aérienne. Si la reprise de contact avec un jet ne se fait pas sans quelque hésitation, rapidement, Sébastiani reprend de l'assurance aux commandes de son Super Mystère B2. De campagnes de tir en échanges d'escadron avec les Canadiens de Marville, l'auteur gravit les derniers échelons du parcours semé d'embûches que constitue la carrière de pilote de chasse opérationnel, jusqu'à sa qualification de Chef de Patrouille. Guerre froide et guerre d'Algérie se confondent une nouvelle fois quand des Mig Libyens menacent des positions algériennes, motivant un détachement de SMB2 de la "10" à Bône... C'est l'occasion pour l'auteur de découvrir une nouvelle géographie aérienne de l'Algérie, avec la vitesse et la puissance du SMB2 réduisant les distances et la menace du relief qui rendaient incertaines ses "expéditions" en P-47 quelques années plus tôt.

Avec l'année 1963, l'heure sonne de transmettre le flambeau et notre narrateur se retrouve instructeur à Tours sur Mystère IV au sein du 5e Escadron. A lui, à présent, de dispenser son savoir comme l'avaient fait ses mentors américains une décennie plus tôt. Le clap de fin retentit en février 1967 pour Jean-Louis Sébastiani, au terme d'un vol sur Mystère IV et d'une carrière de pilote bien remplie.

D'un style agréable où un humour certain et une réelle sensibilité artistique s'expriment (en plus d'être pilote de combat, l'auteur est dessinateur, peintre, imitateur et poète!), cette autobiographie riche d'anecdotes se dévore d'une traite. L'auteur fait en outre preuve d'un vrai souci de pédagogie, comme en témoigne, entre autres références, la présence d'un glossaire en fin d'ouvrage, rendant la lecture acccessible aussi bien au spécialiste qu'au béotien curieux et intéressé.
Sur le fond, rien à redire, donc si ce n'est à saluer l'effort de transmission mené par l'auteur. Sur la forme en revanche, on regrette que les nombreuses photos et illustrations (noir & blanc et couleur) jalonnant cette tranche de vie n'aient pas reçu le traitement qu'elles auraient mérité. Pertinentes et agréablement disséminées tout au long de l'ouvrage plutôt que dans un cahier central - ce qui sert mieux le propos de l'auteur - leur qualité d'impression est toutefois décevante, en raison d'un manque d'optimisation et d'un papier d'impression pas franchement adapté. En outre de nombreuses photos impliquent de pivoter le livre de 90° pour être admirées, et cette rotation continuelle n'est pas des plus confortable en cours de lecture. Enfin, le positionnement tarifaire est sans doute un peu élevé en comparaison d'ouvrages équivalents en termes de fabrication.

Ces considérations mises à part, Eclats de vie d'un pilote de chasse, de Jean-Louis Sebastiani, est à recommander à tous les lecteurs intéressés par l'aviation des années cinquante et soixante, celle à hélice des "opérations" de maintien de l'ordre en Algérie comme celle des "lampes à souder" supersoniques de l'industrie aéronautique française renaissante.

Enfin, si l'auteur s'est concentré dans cet ouvrage sur sa vie aéronautique, il convient de signaler un autre de ses livres paru chez le même éditeur : dans Au fil de la plume, Jean-Louis Sébastiani laisse davantage la place à l'inspiration poétique et aux sentiments qui l'habitent, pour découvrir une autre facette de cette riche personnalité.

Pour avoir un aperçu des premières pages de ce livre, CLIQUEZ ICI


Eclats de vie d'un pilote de chasse
1952 - 1967

Autobiographie

Jean-Louis SEBASTIANI

Editions Société des Ecrivains
ISBN : 9782342028522
356 pages

>> Commander sur le site de l'éditeur

dimanche 23 novembre 2014

Lille-Lesquin dans un livre


La riche histoire de l'aéroport de Lille-Lesquin est désormais consignée dans un ouvrage à paraître le 15 décembre prochain, sous la plume de Pierre Antoine Courouble. Retour sur un siècle d'aviation à Lesquin...

S'il s'agit d'une ancienne base de dispersion au standard OTAN, comme le montrent les photos aériennes historiques de l'IGN, cet épisode ne fut cependant "qu'un détail dans l'histoire" de l'aérodrome (n'y voyez pas de paraphrase d'un borgne tristement célèbre!). C'est sans doute en effet l'aviation allemande qui laisse la marque la plus importante dans l'histoire du terrain, bien avant l'aérogare et l'aviation commerciale.

Livre de 400 pages au format A5 très riche en illustrations, cet ouvrage est en souscription jusqu'au 30  novembre au prix de 22,50 € + 7,50 € de port (soit un total de 30€) au lieu de 28€ + 7,50€ de port à partir du 1er décembre (soit un total de 35,50€).

Pour en découvrir davantage sur le contenu du livre de Pierre-Antoine Courouble et connaître toutes les modalités de paiement et d'envoi, cliquez ici pour consulter le bon de commande à imprimer.

dimanche 7 septembre 2014

Mirecourt, Damblain et Dijon dans le viseur!


L'association Anciens Aérodromes vient de publier sa nouvelle "newsletter" - terme un peu réducteur pour ce fascicule dématerialisé toujours riche en informations et en études aéronautiques. 

Ce-mois ci ne fait pas exception à la règle, puisque Pierre Labrude nous y propose un complément de sa précédente étude sur l'histoire de l'aérodrome de Mirecourt - ex-base aérienne OTAN - parue en mars dernier dans cette même newsletter. Cette fois, l'auteur s'intéresse davantage aux dépôts de munitions rattachés aux bases vosgiennes de l'OTAN : Mirecourt et Damblain.

Il est vrai que contrairement aux bases principales occupées par l'US Air Force, et qui disposaient d'un dépôt de munitions certes à l'écart des infrastructures aéronautiques, mais directement rattaché à l'enceinte générale, les bases de dispersion telles que celles construites dans les Vosges disposaient d'un dépôt construit très à l'écart de l'emprise principale, sans accès direct privatisé. On retrouve ce cas de figure à Lure, par exemple. Cela impliquait  donc d'emprunter le réseau routier local pour s'y rendre. Si l'on ajoute à cela que, dans les deux cas de Mirecourt et Damblain, le dépôt est construit en forêt, il convient de reconnaître que ces points rattachés isolés ont souvent tôt fait d'être oubliés, et donc méconnus à ce jour.

A noter également dans cette newsletter une intéressante rétrospective de sept pages sur les 100 ans de la base aérienne de Dijon, par Fréderic Lafarge.

Pour lire cette newsletter, cliquez ici.

jeudi 5 juin 2014

Mini-meeting à Belfort-Fontaine!


Voir des avions de chasse évoluer au-dessus de l'ancienne base de dispersion de Belfort-Fontaine, ça vous tente? Eh bien, si vous n'êtes pas trop regardants sur l'échelle et que vous n'êtes pas à la Ferté-Alais, rendez-vous ce week-end à l'aéro-parc pour un grand meeting d'aéro-modélisme!

Trois jours durant, de samedi à lundi, venez découvrir les présentations aériennes de dizaines de modèles réduits! L'entrée est gratuite, et tout est prévu sur place pour se restaurer et se rafraîchir!

jeudi 13 mars 2014

Mirecourt... toujours!



L'association Anciens Aérodromes publie régulièrement (quasi mensuellement) une newsletter étoffée sous forme de gazette électronique via son site internet. En dehors des membres de l'association, cette newsletter est adressée à tous les abonnés qui en font la demande. On y trouve une présentation des différentes activités de ce groupe, les visites prévues ou passées, des nouvelles sur les parutions récentes, et, chaque mois, un article historique sur un nouvel aérodrome.

Dans le magazine n°47 de mars 2014, la rubrique "l'aérodrome du mois" présente la base aérienne de Mirecourt-Juvaincourt (88). L'auteur de l'article, Pierre Labrude, est déjà connu pour ses travaux sur les hôpitaux américains en France au cours des 50's et 60's. Il nous fait cette fois part de ses recherches sur l'histoire de cette base aérienne de dispersion construite dans le département des Vosges, près de la cité des luthiers.

Saluons l'auteur pour ces recherches longues et ingrates. Les bases de dispersion OTAN n'ayant pas été affectées à une force aérienne spécifique, et ayant été utilisées très épisodiquement, à chaque fois pour une période très courte, n'ont en effet laissé que peu d'archives disponibles ; et à moins d'être vraiment mordu, ces recherches s'avèrent généralement assez décourageantes.

Pour lire cette newsletter et même la télécharger, cliquez ici.

mercredi 19 février 2014

Jours de Laon (1)


Le Remois Patrick Potier signe un nouvel opus consacré aux terrains d'aviation disparus de Champagne et Picardie. Le troisième volume de cette collection est consacré à l'histoire des terrains de Laon-Couvron et Laon-Athies.

Heureuse initiative que de s'arrêter dans le Laonnois, tant ces bases, et en particulier celle de Couvron, souffrent d'une certaine méconnaissance au delà des frontières de l'Aisne, et d'une bibliographie encore assez peu étoffée. Cette riche et relativement longue histoire pour une base américaine - elle est active sans interruption de 1952 à 1967 - mérite en effet d'être remise en lumière.

L'auteur ne se concentre cependant pas uniquement sur la guerre froide, mais retrace l'histoire de Couvron depuis la création du terrain par la Luftwaffe durant la Première Guerre mondiale. Pour Athies, l'histoire commence avec les unités tricolores qui y sont installées au début de la campagne de France. Comme la plupart des terrains de Picardie, les unités françaises stationnées à Athies et Couvron au début de la campagne de France laissent rapidement la place à la Luftwaffe, elle même délogée plus tard par l'US Army Air Force au gré des fluctuation de la ligne de front. Quelques Douglas A-26 Invader utilisent déjà le terrain de Couvron à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces appareils rebaptisés B-26, reviennent plus longuement occuper la toute nouvelle base OTAN au début des années cinquante....

La période otanienne de la base de Laon-Couvron est assez richement illustrée, montrant notamment l'aménagement de la zone vie. De nombreuses photos d'appareils, dont certaines en couleurs, complétées par des profils d'avions, apportent un éclairage bienvenu sur les livrées des B-26 et B-57 des différents escadrons. Dommage que les photos de Voodoo soient presque exclusivement en noir et blanc...
Pour Laon-Athies, la période otanienne est assez brièvement évoquée à l'aide de quelques photos contemporaines des piste, taxiways et marguerites. Quelques mentions d'utilisation du terrain pas les B-57 de Couvron sont cependant à relever.

Même si l'on peut déplorer la qualité de nombreuses photos, ce livre de 92 pages richement illustré est donc inévitable pour qui s'intéresse à l'histoire de l'aviation dans le Laonnois, et notamment à la présence américaine. Quelques erreurs ou inexactitudes sont cependant venues s'y glisser.
- Ainsi, page 37, il est précisé que le 38th Bomb Wing est la seule unité de bombardement tactique affectée à l'USAFE..., pour être avérée, il faudrait que cette affirmation soit complétée ainsi : "la seule unité de bombardement tactique équipée de B-57 affectée à l'USAFE". En effet les unités de F-86 déployées en France (Toul, Chambley, Etain, Chaumont) et en Allemagne avaient elles-aussi une mission de bombardement nucléaire, donc, stratégique.
- Page 55, l'auteur reprend une photo du Fana de l'aviation ainsi que l'erreur qui l'accompagnait dans le numéro Hors Série n°30 sur l'US Air Fore en Europe : le C-47 présenté n'appartient pas au 66th Operations Squadron, mais porte les marques du 21st Fighter Bomber Group de Chambley.
- Page 43, l'auteur revient sur l'incident de Pierrelatte, quand un Voodoo du 66th Tactical Reconnaissance Wing parti de Ramstein avait survolé les infrastructures nucléaires de Pierrelatte. L'appareil a fait l'objet de tentatives d'interception par la chasse française, mais diverses versions de témoins et d'acteurs coexistent, que l'auteur ne semble pas avoir recoupées, puisqu'il en propose une nouvelle version. Ainsi, si les "interceptions" semblent bien avoir eu lieu par trois appareils français, il ne s'agit pas de "deux Mirage III et un Vautour IIN de la 5e EC basée à Orange". La 5e EC n'a en effet jamais compté de Vautour IIN dans ses rangs, quant aux Mirage III, ils ne sont arrivés à Orange qu'en juillet 1966. L'épisode de Pierrelatte s'étant déroulé en avril 1965, la 5 était encore équipée de Super Mystère B2. Ce sont deux de ces appareils ainsi qu'un Vautour IIN de l'Escadron de Chasse Tout Temps (ECTT) 2/30 Normandie-Niemen qui seraient à l'origine des interceptions du Voodoo.
Pour vous faire votre opinion, vous pouvez consulter le témoignage du pilote du Vautour, et, ci-dessous, le témoignage d'un contrôleur de circulation aérienne tiré d'Air Fan (clic droit + "afficher le lien dans un nouvel onglet" pour zoomer afin de lire l'article).



Commandez sans tarder votre exemplaire de cet opus consacré à Laon-Couvron et Laon-Athies, en envoyant un chèque de 20 euros (franco de port) à l'adresse suivante :

Patrick POTIER
127 rue Pierre Brossolette
51100 Reims

et pour toutes informations complémentaires, les coordonnées de l'auteur :

potierpatrick@sfr.fr
03 26 87 02 09

mercredi 24 octobre 2012

Vouziers au coeur des exrcices de l'armée de l'air



Malgré le port de l'uniforme, l'Armée de l'Air n'est pas à l'abri des modes : depuis quelques années, l'une d'elle consiste à réactiver, le temps d'un exercice, l'ancienne base aérienne de dispersion américaine de Vouziers-Séchault (08), comme lors de l'exercice BAPEX 08, il y a quatre ans, ou Reghaia 2010. Depuis une diziaine de jours, cette ancienne plate-forme grouille d'une activité intense, au rythme de la version 2012 d'un triple exercice réunissant BAPEX, AIREX et VOLCANEX.

En temps normal, cette base n'accueille pas de mouvements aériens pour la simple raison que sa piste sert à l'entraînement et à la formation du Génie de l'Air, et est donc constamment en travaux. 
Depuis le 15 octobre dernier et jusqu'à demain, 1200 hommes animent l'ancienne base aérienne qui bénéficie d'une logistique sans précédent, ainsi que de dispositifs de protection dignes d'un grand quartier général. Une force de protection appuyée par un escadron d'hélicoptère veille à la sûreté du périmètre de la base aérienne de Vouziers. Enfin, une unité mobile de missiles sol-air moyenne portée "Mamba" assure la couverture aérienne de la base.

Vue d'une partie du dispositif devant le grand hangar de la marguerite Sud-Est de la base de Vouziers-Sechault


Enfin, la logistique de l'exercice n'oublie pas les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, puisqu'un site a été mis en place pour les participants à Volcanex, ainsi qu'une page Facebook et un compte Twitter. La grande muette a bien évolué ces dernières années!

Demain soir, le calme reviendra sur l'ancienne base ardennaise qui retrouvera son activité habituelle, avec sa vingtaine de militaires du Génie de l'Air, jusqu'au prochain exercice, d'ici un an ou deux...

Pour aller plus loin dans la découverte de ce triple exercice, rendez vous sur le site de l'armée de l'air qui y consacre de nombreux articles.

A lire également :
- le post de Jean-Marc Tanguy sur son blog, Le mamouth.
- l'article d'Helen Chachaty pour Le journal de l'aviation.

mercredi 20 juin 2012

A la découverte de Coulommiers-Voisins (en jet privé?)


Le troisième opus de la collection "Aérodromes" publié par l'association Anciens Aérodromes, vient de paraître! Comme c'était déjà le cas pour le volume 2 consacré à Merville-Calonne que je vous avais présenté ici même, ce nouveau numéro couvre également l'histoire d'un aérodrome à la "physionomie otanienne", puisqu'il s'agit de l'ancienne base de Coulommiers-Voisins.

Cette étude de 64 pages commence par les origines de l'aviation à Coulommiers, avec la présentation du terrain originel de "La Croix Blanche", à Boissy-le-Châtel, utilisé dès 1934. En pleine période de l'Aviation populaire, ce terrain connaît un essor rapide et devient finalement trop petit pour étancher la soif de l'air briarde. C'est donc en 1937 que l'aérodrome officiel de Coulommiers déménage à 5 kilomètres au Nord-Ouest de la ville pour devenir l'aérodrome de Coulommiers-Voisins.

Rapidement, la Seconde Guerre mondiale éclate et l'Aviation populaire devient l'Aviation Prémilitaire. Le terrain est alors utilisé momentanément par des appareils anglais. Puis, lors de la débâcle de mai-juin 1940, avec le repli des unités basées dans l'Est, Coulommiers accueille les Morane-Saulnier MS406 des GC III/6 et III/7. Sévèrement bombardé, le terrain est abandonné à la Luftwaffe qui va modifier en profondeur sa physionomie...

Coulommiers-Voisins en 1951 .
© IGN
L'équipe de rédaction a eu la bonne idée d'intégrer des photos aériennes verticales correspondant aux différents "âges" de l'aérodrome, permettant de bien visualiser l'évolution du terrain. Ainsi, la photo de 1951 nous montre l'organisation des deux pistes et des aires de dispersion bétonnées construites par les Allemands. Depuis Coulommiers, la Luftwaffe met en oeuvre des bombardiers Junkers Ju-88 et Dornier Do 217, puis des chasseurs Focke-Wulf 190. C'est finalement une escadre de chasse de nuit équpée de Messerschmitt Bf 110 qui prend possession du terrain, avant d'en être délogée par les bombardement alliés d'août 1944 qui laisseront la place libre pour les avions de l'US Army Air Force puis de la RAF. 
Les singuliers P-61 Black Widows du 425th Night Fighter Squadron et les bombardiers du 410th Bomb Group light, entre autres, succèdent ainsi aux appareils du IIIe Reich.

Coulommiers-Voisins en 1961. Deux marguerites type
OTAN ont "fleuri" au Nord-Ouest de la base.
© IGN
Après guerre, la création de l'OTAN et de son vaste réseau de bases aériennes et de terrains de desserrement va encore une fois modifier profondément l'allure du terrain qui est retenu pour servir de base de dispersion. Deux marguerite "fleurissent" donc au Nord-Ouest du terrain, ce qui lui donne une allure aussi caractéristique qu'inhabituelle pour une base OTAN, puisque le standard implique plutôt la construction de trois marguerites. En pratique, le rôle attribué à la base de Coulommiers n'est pas clairement établi, si ce n'est que le terrain est clairement destiné à l'usage de l'Armée de l'Air, comme l'indique un plan d'époque reproduit page 49. On pourrait penser que la "relative proximité" de la BA 110 de Creil voue Coulommiers à servir de terrain de desserrement pour la 10e Escadre de Chasse, mais rien ne vient étayer cette hypothèse dans cette étude. Il semble en revanche que le terrain ait servi au desserrement des Vampire de la 2e EC de Dijon...
Comme souvent malheureusement pour ces  bases de dispersion (DOB)  OTAN, il n'y a pas grand chose à raconter sur la période 1950-60 et les archives et photos des rares manœuvres y ayant eu lieu sont quasiment inexistantes. Ces terrains étaient surtout censés servir en cas de conflit, il convient donc de se réjouir qu'ils n'aient jamais eu besoin de faire leurs preuves sur le plan opérationnel... 

Coulommiers-Voisins de nos jours .
© Google Earth
Avec de telles infrastructures, Coulommiers-Voisins fut un temps évoqué servir d'aéroport parisien. Mais l'extension de l'aéroport d'Orly enterrera définitivement ce projet, et l'aérodrome briard ne sera finalement réinvesti que par l'aviation de loisirs*, avec la présence sur le terrain de l'Aéro-Club de Coulommiers et de la Brie (ACCB) jusqu'à nos jours. L'étude se termine sur un album photo de vestiges des différentes époques de la base. Cet album aurait gagné à être complété d'une carte légendée permettant de situer chaque cliché sur l'aérodrome. De même, on regrette un peu que le dernier cliché aérien du terrain (photo IGN de 2003) n'ait pas été mis en page dans le respect des conventions cartographiques (Nord en haut) comme c'était le cas pour les précédentes vues, ce qui aurait permis de comparer encore plus facilement l'évolution du terrain.

Il convient une fois encore de saluer l'initiative de l'association Anciens Aérodromes visant à publier de petits livres d'études historiques sur les terrains d'aviation. Ce format se prête d'ailleurs tout à fait bien aux anciennes DOB OTAN, sur lesquelles il n'y a pas grand chose à raconter pour les décennies 50-60, mais dont l'histoire mérite souvent d'être racontée pour la période 1930-1945, les DOB ayant souvent été construites sur d'anciens terrains d'aviations alliés utilisés durant la Seconde Guerre mondiale. 

Enfin, pour découvrir ou redécouvrir l'aérodrome de Coulommiers-Voisins, quelle meilleur complément à la lecture de ce livre que de se rendre sur le terrain pour une phase de travaux pratiques? L'occasion est toute trouvée puisque le dimanche 16 septembre prochain s'y tiendra le "Meeting Aérien de France", en présence de la patrouille du même nom...

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COULOMMIERS-VOISINS
Collection "Aérodromes" 
Prix : 8 euro par exemplaire (+ frais de port 2,50 euro)
- Commande possible par courrier au siége de l’association :
Anciens Aérodromes :
Base Eolys, aérodrome de Merville-Calonne, 
rue de l’Epinette, 
62136 Lestrem.

- Commande également possible par Internet (Paypal) via le site de l’association : cliquez ici.

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* La situation de l'aérodrome de Coulommiers-Voisins pourrait toutefois évoluer prochainement, dans le cadre d'un ambitieux projet du promoteur Eric Magistrello qui souhaite faire de Coulommiers un aéroport d'affaires destiné aux clients fortunés voulant faire atterrir leur jet privé au plus près de Disneyland ou des hôtels de luxe en projet sur des domaines à proximité immédiate de la cité briarde. Affaire à suivre! Pour en savoir plus, cliquez ici.