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mardi 10 juillet 2018

Le rat-TRAB-age, c'est maintenant!!

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Non non, rassurez-vous, pour le réveil de ce blog après une longue hibernation, je ne vais pas vous sortir le marronnier du baccalauréat et de son rattrapage... c'est bien de TRAB (Toul-Rosières Air Base) qu'il sera question ci-dessous.

Il s'agit simplement de préciser aux lecteurs distraits, ou qui ne suivent pas la page France-Air-OTAN sur Facebook, qu'il ne leur reste que deux jours pour se procurer en kiosques le numéro 11 du magazine Airpower contenant mon article de 16 pages sur la plus célèbre des bases américaines en France durant les années 1950-1960 : Toul-Rosières.


Aucun texte alternatif disponible.



La rédaction d'Airpower a en effet avancé la parution du numéro 12 de quelques jours, avant le cap fatidique du 14 juillet pour les départs en vacances. Le numéro 12 sortira donc le 12 juillet.
Si votre marchand de journaux n'a plus le n°11 ou si vous êtes dans l'impossibilité de vous le procurer avant l'arrivée du n°12, pas de panique, le magazine restera encore disponible auprès du site internet  d'Airpower, il vous en coûtera juste quelques euros de plus pour couvrir les frais de port...

Si toutefois vous arriviez trop tard au kiosque pour mettre la main sur le dernier exemplaire du n°11, ne boudez pas pour autant le n°12! Vous aimez les "lampes à souder"? Ce nouveau numéro est pour vous également! Un article rétrospectif sur la 3e Escadre de Chasse, ses F-84 et ses F-100, devrait vous en mettre plain les mirettes!

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Quant à ce blog, comme vous avez pu le constater, il était pour le moins délaissé ces derniers mois : la paternité et les projets éditoriaux "papier" m'obligent à faire des sacrifices, et il est vrai que j'ai souvent tendance à me "contenter" d'une publication sur la page Facebook pour faire part de l'actualité des anciennes bases aériennes de l'OTAN en France. Mais laisser de côté les lecteurs qui n'ont pas de compte Facebook et ne souhaitent pas en avoir ne me satisfait pas, aussi j'ai souhaité redonner vie à ce blog. Revenez vite, une belle actualité se profile dans les prochains jours! 

lundi 15 octobre 2012

65 ans après, il franchit -encore - le mur du son...


Incroyable! Chuck Yeager, le premier pilote à avoir franchi le mur du son - c'était le 14 octobre 1947, il y a 65 ans de cela - vient de réitérer cette "petite promenade de santé" devenue rituelle pour lui depuis quelques années, en guise de commémoration anniversaire de son exploit initial.

Bien sûr, à 89 ans, ce n'est plus lui qui pilotait le F-15 à bord duquel il  franchit le mythique mur, même si Yeager a continué de voler en place avant de jets de combats jusqu'à un âge avancé. En 1955-56, ce pilote à la renommée mondiale défendait les cieux européens, au sein de l'US Air Force en Europe, depuis la base américaine de Toul-Rosières, où il commandait le 417th Fighter Bomber Squadron, évoluant sur F-86H Sabre.

Ce pilote exceptionnel, As de la Seconde Guerre mondiale, dispose encore d'une impressionnante capacité physique pour endurer les contraintes subies lors de tels vols. Pour (re)découvrir son histoire et son exploit, le film L'étoffe des Héros, de Philip Kaufman, reste un must. Chapeau Chuck!

lundi 5 avril 2010

Lorraine, fille de l'air



Comme promis voilà quelques jours, voici quelques impressions suscitées par la lecture de Lorraine, fille de l'air, le dernier opus de Philippe Buron-Pilâtre (PBP).
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Le passionné d'aéronautique que je suis, de surcroît originaire de Lorraine, ne pouvait pas rester indifférent à un tel ouvrage, surtout connaissant l'attachement de l'auteur au site de Chambley (qui ne me laisse pas indifférent non plus!) ; ancienne base américaine de l'OTAN où PBP et son équipe organisent tous les deux ans le célèbre Lorraine Mondial Air Ballons.
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La formule du livre consiste à évoquer les grands moments lorrains (ou initiés par d'illustres régionaux) ayant jalonné deux siècles de conquêtes aéronautiques. Ce récit est en effet rythmé par douze portraits des principaux protagonistes lorrains (ou de passage par la Lorraine) impliqués dans l'essor, l'amélioration et la démocratisation de l'aéronautique. Cinq cahiers de photos (4 en noir et blanc et 1 en couleurs) viennent agréablement illustrer le récit, en plus des images agrémentant les pages de portraits.
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Si les inévitables Marie Marvingt, René Fonck, Charles Renard et (bien sûr) Pilâtre de Rozier font partie de ces grandes figures, d'autres, un peu moins populaires ou un peu plus oubliées, sont ici enfin quelque peu sorties de l'oubli, tels René Dorme et Christian Moench par exemple.
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De même, les pilotes américains Michael Collins et Chuck Yeager (respectivement astronaute/pilote du module de commande de la misison Apollo 11, et premier pilote à franchir le mur du son) sont également évoqués par PBP, du fait de leur affectation au cours des années 50 sur les bases américaines de Chambley (54) et Toul-Rosières (54).
C'est l'occasion de souligner l'illustration du portrait de Collins par quelques photos inédites ou rares, extraites de la collection du Conservatoire Régional de l'Image, et prises en 1967, lorsque Collins et son épouse, de passage en France pour le Salon du Bourget, font un petit crochet (à des fins de relations publiques) par le village de Chambley où ils s'étaient mariés dix ans plus tôt.
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A noter enfin, toujours au registre de l'iconographie, d'intéressantes vues inédites de Chambley Air Base à l'époque américaine et deux très belles photos aériennes contemporaines en couleurs de la plate-forme, prises lors d'envols massifs de montgolfières.
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J'ai été vraiment séduit par le concept et l'approche de ce sujet, davantage livre de "conteur" que livre d'historien (comme en témoigne le petit conte d'anticipation servant d'entrée en matière à l'ouvrage) dont la volonté est de faire découvrir à un public de non spécialistes, plutôt lorrains, la richesse du patrimoine aéronautique de leur région.
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Sur le plan historique, le lecteur attentif pourra néanmoins relever plusieurs erreurs et incohérences oubliées par les relecteurs. Si ce constat s'avère toujours regrettable, force est de constater qu'il ne prête guère à conséquences ici, cet ouvrage n'ayant pas vocation de s'adresser à des spécialistes.

Précisons toutefois, pour ce qui concerne le sujet de ce blog, que Michael Collins n'était pas pilote de F-100 Super Sabre lors de son séjour à Chambley, mais bien de F-86 Sabre. Jeune pilote au 72nd Fighter Bomber Squadron (FBS), il n'en n'était donc pas le commandant en second (p. 127) et pas davantage le commandant (p. 161).
De même, Neil Armstrong, l'équipier de Collins lors de la mission Apollo 11 en 1969, laisse les premières traces de pas dans la pousière du sol lunaire le 20 juillet 1969 et non le 24 juillet.
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D'abord jugé un peu sévèrement dans ce blog, Lorraine fille de l'air est à prendre pour ce qu'il est : un panorama tout à fait louable de deux siècles de conquêtes aéronautiques en Lorraine, permettant à un public de curieux d'acquérir dans les bases d'une culture aéronautique régionale.


>> Lire la recension de l'Aérobibliothèque >>
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Lorraine fille de l'air,
par Philippe Buron-Pilâtre,
préface de Gérard Feldzer,
éditions Serpenoise,
160 pages,
29 €.

samedi 9 janvier 2010

Mentor Inbound, la bio d'Ascani

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C'est via les éditions Author House qu'est parue (à compte d'auteur), en novembre dernier, la biographie du général américain (USAF) Fred Ascani. Vous connaissez?
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S'il n'est pas le plus célèbre des pilotes militaires américiains, son CV n'en reste pas moins impressionnant : né en 1917 et diplômé de West Point (le Saint-Cyr américain) en 1941, Ascani choisit l'Army Air Corps. Breveté pilote en 1942, il est envoyé en Afrique du Nord puis en Europe début 1944 pour y commander 816th Bomb Squadron / 483rd Bomb Group, évoluant sur Boeing B-17 Flying Fortress. Il y effectue 53 missions de bombardement sur l'Allemagne ainsi que quelques missions top-secrètes à destination de la Tchecoslovaquie.
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A son retour aux Etats-Unis, il intègre le centre de formation des pilotes d'essai, à Wright-Patterson, OH. Le capitaine Glen Edwards, qui donnera par la suite son nom à la base aérienne mythique, est alors un de ses camarade de promo et également collocataires!
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Devenu adjoint au commandant du centre d'essais en vol de Wright-Patterson, il est directement impliqué dans le recrutement du pilote préssenti pour être le premier à franchir le mur du son. A cette occasion, il rencontre Chuck Yeager. Le parcours des deux hommes restera intimement lié, si bien que lorsqu'il co-écrit la biographie de Yeager, le journaliste américain Léo Janos donne largement "la parole" au général Ascani. Dans Yeager, an autobiography, Ascani livre ses souvenirs sur le "personnage Yeager", mais aussi sur le programme X-1 et les grandes heures de la base d'Edwards (Californie) où les deux hommes sont affectés à partir de 1950, lorsque le centre d'essais en vol de l'US Air Force y est transféré.

En 1951, Ascani devient, pour un temps, l'homme le plus rapide du monde en établissant un record de vitesse sur 100 km en circuit fermé à bord d'un F-86E Sabre. Deux ans plus tard, son record lui sera enlevé par son amie l'aviatrice Jackie Cochran, à bord du même type d'appareil, grâce à un entraînement prodigué par l'inévitable Chuck Yeager...

Ascani devant le F-86 Sabre du record du monde de vitesse, en 1951


C'est pourtant surtout la courte période (dans le récit) de 1954 à 1957 qui nous intéressera dans Mentor Inbound. En effet c'est à cette époque qu'Ascani revient en Europe en tant que commandant en second du 86th Fighter Interceptor Wing basé à Landstuhl (Allemagne).

Ascani y évoque les "débuts", en 1954, de la base de Phalsbourg (57) qui dépendait alors de celle de Landstuhl ; son "horrible piste pleine de fissures" ou encore les soirées mémorables passées avec les aviateurs canadiens basés à Grostenquin (57)...

Mais la partie la plus intéressante concerne sans aucun doute la période durant laquelle Ascani fut commandant du 50th Fighter Bomber Wing d'abord à Hahn (Allemagne), puis à Toul-Rosières (54), à partir de l'été 1956, sur F-86H Sabre.

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En 1957 à Toul-Rosières : Ascani, à l'époque colonel, pose devant son Sabre rutilant

On regrette que l'auteur ne s'étende pas davantage sur cette période, et la biographie de Yeager (encore lui!) relate davantage d'informations à ce sujet puisque ce dernier commandait un des trois escadron du 50th FBW, à Hahn et Toul également.
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Le fameux "Trip Four" (triple 4) du colonel Ascani,
décoré aux couleurs des trois escadrons composant le 50th FBW
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Force est de constater que la lecture de cette biographie, rédigée par le LtCol Sheryl L. Hutchison (USAF, ret.) s'avère décevante. Après avoir lu plusieurs biographies de pilotes célèbres et, au vu de la carrière d'Ascani, j'espérais trouver un livre beaucoup plus riche et plus agréable à lire, à l'image de l'Etoffe des Héros, de Tom Wolfe. Il y avait pourtant largement la matière nécessaire...
Or, Hutchison propose ici un récit dénué de style, où la carrière de pilote d'essai d'Ascani est résumée en une succession de référence d'appareils et de dates, entrecoupée d'anecdotes familiales ou personnelles sans réel intérêt et qui, de plus, arrivent telles des cheveux sur la soupe, parachutées d'on ne sait où car souvent sans lien avec les paragraphes qui les encadrent...
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La carrière bureaucratique d'Ascani, assez longue il est vrai, est relatée avec force détails et abréviations plus ou moins obscures pour qui n'est pas intronisé dans l'administration militaire américaine, ce qui participe nettement de l'alourdissement du récit et de son manque de rythme.
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Occasionnellement on peut aussi y trouver quelques erreurs, comme l'affectation du 48th Fighter Bomber Wing à Chambley (54), au lieu de Chaumont (52), et bien entendu, un certain "écorchage" des noms français. En l'espace de quelques pages, Toul-Rosières se transforme en Toul-Rossieres, voire Toul-rossierres-en-hay (sic). On comprend mieux la préférence des militaires américains pour le surnom TRAB (pour Toul-Rosières Air Base)...
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Seule la toute dernière partie de cette biographie "rattrappe" quelque peu la lourdeur précédemment évoquée. En effet, à partir du départ en retraite d'Ascani, le récit se fait plus humain, et tout un chacun peut y être sensible. On y découvre qu'un général américain, ex-pilote de chasse et d'essais n'est pas à l'abri des doutes, même les plus extrêmes...
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Pour conclure, on peut dire, sans trop caricaturer, que cette biographie de militaire a été rédigée par une militaire, pour des militaires (américains, ajouterai-je même!). En effet, le texte ainsi servi renseigne davantage le lecteur sur les arcanes de l'US Air Force et de sa hiérarchie, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'au début des années soixante-dix, que sur la réelle expérience de pilote militaire du général Ascani et des nombreuses anecdotes et souvenirs qui auraient pu trouver là leur place...
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C'est dommage, car l'homme éprouvait une réelle passion pour le vol qui transparaît encore aujourd'hui lorsqu'on a la chance d'évoquer avec lui ses souvenirs de pilote. Il garde ainsi, par exemple, un souvenir ému de son fameux Trip four, son F-86 attitré en tant que Wing Commander, ainsi surnommé en raison de son immatriculation (FU-444).
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Rencontre entre l'auteur de ce blog et le général Ascani, en juin 2007,
un demi siècle exactement après son départ de la base de Toul-Rosières

Clin d'oeil : A l'époque de ma rencontre avec Ascani, séjournant à Washington DC,
le hasard a voulu que ma chambre d'hôtel porte, elle aussi, l'"immatriculation" Trip Four...
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Pour en découvrir un peu plus sur le général Fred Ascani, voici une page (en anglais) qui lui est intégralement consacrée et qui reprend, en images, les grands moments de sa carrière militaire.
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