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jeudi 16 juin 2022

Orléans célèbre son passé américain ce samedi 18 juin ! (Actualisé)

Ce samedi 18 juin, l'association de copropriétaires du Domaine de la Petite Espère de Saint-Jean-de-la-Ruelle (45), en banlieue d'Orléans, organise une journée commémorative pour évoquer le passé américain de la cité et les origines du lotissement. 

Cette année marque en effet le cinquantenaire de la cession du Domaine à des propriétaires individuels. Ce "lotissement" trouve en effet son origine dans l'importante présence américaine en France et en particulier dans le Loiret entre 1950 et 1967, en pleine crise du logement. Aussi, comme à Evreux, Chaumont, Verdun, Laon ou Toul, entre autres villes de garnisons américaines, l'agglomération orléanaise a vu pousser des groupes de logements de différentes natures pour accueillir les militaires américains et leur familles alors basés en France.

Lotissement de la Petite Espère en constuction. Collection J-L. Grolleau.

Si Saint-Jean-de-Braye, à l'Est d'Orléans, accueille de l'habitat collectif pour loger les Américains (résidence des Châtaigniers), Saint-Jean-de-la-Ruelle, à l'instar d'Olivet, voit sortir de terre des pavillons de plain-pied sur des lopins dépourvus de clôtures, bientôt recouverts d'un joli gazon, dans le plus pur style des banlieues américaines.
Avec le départ des Américains hors de France en 1967, les pavillons du domaine sont d'abord loués et ce n'est qu'en 1972 que leur vente est autorisée par arrêté préfectoral. Depuis 1972 les propriétaires sont indépendants, d'où ce cinquantenaire célébré cette année par l'association des copropriétaires.

Au programme des festivités de ce samedi, les plus évocatrices de l'Amérique seront le concert de jazz du big band Phoenix et une exposition de photos et de voitures américaines. L'entrée est gratuite et ouverte à tous, donc n'hésitez pas à braver la chaleur annoncée pour vous replonger, quelques heures durant, en pleins 1950's et 60's, à l'heure américaine !


Cet évènement orléanais est, du reste, l'occasion de mettre en lumière un petit livre paru l'an dernier aux éditions l'Harmattan, dans une relative discrétion, et consacré à l'époque américaine d'Orléans. Son auteure présente son travail dans la vidéo ci dessous :


Si les possesseurs des ouvrages de référence d'Olivier Pottier (Les bases américaines en Frances 1950  -1967) et Axelle Bergeret-Cassagne (Les bases américaines en France : impacts matériels et culturels, 1950 - 1967 - Au seuil d'un nouveau monde) parus chez le même éditeur n'apprendront pas grand chose de plus, cet ouvrage a au moins le mérite de raviver le souvenir de l'importante présence de l'US Army à Orléans, tant en termes de durée que d'effectifs. Rappelons qu'Orléans hébergea de 1950 à 1967 le QG de la Communication Zone, gérant le ravitaillement militaire, depuis les ports français de la façade atlantique, de la 7e Armée US stationnée en Allemagne de l'Ouest. Depuis les premiers travaux sur le sujet signés Renaud Menudier en 1991, aussi excellents qu'inaccessibles au public puisqu'ils n'ont jamais été publiés, la présence de l'US Army à Orléans semblait avoir été reléguée aux oubliettes. Le travail de Sylvie Blanchet servira toutefois davantage les universitaires et les chercheurs que le grand public : dépourvu d'images autres que quelques cartes et documents mal mal définis et imprimés en noir en fin d'ouvrage sur un papier peu adapté à cet usage ce livre, même dans sa structure, se révèle d'un abord assez austère. Le projet de livre documenté et illustré sur lequel travaille actuellement Gilles Heccan au sujet de la présence US à Orléans durant la guerre froide demeure donc tout à fait justifié et pertinent pour combler cette lacune et faire revivre aux lecteurs cette portion méconnue de l'histoire contemporaine du Loiret. Sylvie Blanchet et Gilles Heccan sont attendus à la Petite-Espère ce samedi et seront sans doute ravis de recueillir des anecdotes et des documents que vous pourriez leur apporter de la présence de la COM-Z à Orléans et dans son agglomération. Alors, bonne barbecue party ce samedi, à la Petite-Espère (45) !
Et pour ceux qui n'ont pas pu être présent à cette commémoration, vous trouverez ci-dessous une vidéo de rattrapage. Enfin, sachez que le 17 septembre prochain, dans le cadre des journées du patrimoine, un spectacle intitulé Olivet au temps des Américains 1950 - 1960 est proposé au parc du Poutyl, à Olivet, donc. De quoi se replonger le temps d'une journée dans l'époque de la présence américaine dans le Loiret !

lundi 1 juillet 2019

70 ans de l'OTAN : Colloque et week-end américain à Nancy



A l'occasion du 70 anniversaire de l'OTAN, un colloque ouvert au public est organisé ce vendredi 5 juillet dans le Grand Salon de l'Hôtel de ville de Nancy. L'accès est gratuit.



La journée se déroulera en deux temps, avec le matin, trois conférences (voir ci-dessous) où mes deux co-auteurs (Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine) interviendront chacun sur un domaine, ainsi que l'architecte Jean-Marie Simon.

Ces conférences seront suivies, l'après-midi, par une table ronde à laquelle j'aurai l'honneur de participer aux côtés d'Olivier Pottier, agrégé d'histoire-géographie et auteur d'une thèse incontournable sur les bases américaines en France ; de Colette Renard-Grandmontagne, Maître de conférence à l'Université de Lorraine et géographe qui a notamment travaillé sur la reconversion des friches militaires américaines, de Stéphane Douillot, agrégé d'histoire-géographie, et du général Alain Petiot auteur d'un article sur la France et l'OTAN dans les mémoires de l'Académie de Stanislas. Nos approches complémentaires du sujet donneront l'occasion aux curieux de poser leurs questions pour comprendre la particularité de la période de présence des armées US en France pendant la guerre froide.


Bonne nouvelle pour ceux qui l'avaient manqué : les tout derniers exemplaires du Tome 1 des Américains en France sera proposé à la dédicace par Pierre Labrude, Pierre-Alain Antoine et moi-même à cette occasion, mais ne manquez pas cette ultime occasion de vous le procurer : il ne reste que quelques dizaines d'exemplaires! 



Au terme de ce colloque, à partir de 18h30, des festivités plus populaires démarreront au parc de loisirs de la forêt de Haye (entre Nancy et Toul) qui fut jadis un important dépôt de l'US Army, avec notamment l'inauguration d'un nouveau parcours d'exposition extérieure permanente le long des allées du parc, pour rappeler au visiteur les origines de ce complexe et présenter la camp de l'US Army en forêt de Haye au cours des années 50 et 60.


Le site hébergera tout le week-end des animations autour de la culture américaine, avec un programme riche, pour tous les goûts, et notamment la reconstitution d'un cinéma drive-in qui proposera déjà des films en amont du week end (tarif : de 12 à 25 euros par voiture) : voir la billetterie en ligne et les modalités d'accès.





Pour plus de renseignements sur cet évènement, rendez-vous sur sa page Facebook ou consultez la brochure en ligne.

Venez nombreux!

samedi 30 mars 2019

La bible des "Faucons argentés"

Cliquez pour agrandir


Basé à Grostenquin (Moselle) treize années durant, l'escadron 430 de la Royal Canadian Air Force a fêté ses 75 ans en 2018. L'auteur canadien Marc-André Valiquette a dignement marqué cet évènement avec la publication à l'automne 2018 d'un superbe ouvrage rétrospectif à l'occasion de cet anniversaire.


Non, il ne s'agit pas d'un ouvrage d'ornithologie! Les "Faucons argentés" font bien ici référence aux membres de l'aviation royale du Canada qui ont fait - et font toujours - vivre le No. 430 Squadron "Silver Falcon". Les 3/4 de siècle de l'unité ont constitué l'occasion rêvée pour l'auteur-éditeur québecois Marc-André Valiquette, de prodiguer à cet escadron le même "traitement de choc" éditorial qu'à ses précédents sujets. Son réel savoir faire en la matière a abouti en un livre de premier choix, tout comme ses précédents ouvrages. Après une remarquable saga sur le programme avorté CF-105 Arrow, l'auteur se consacre, depuis 2012, aux anniversaires marquants d'unités emblématiques de la Royal Canadian Air Force (RCAF). Après l'escadron 425 en 2012, l'escadron 439 en 2015 dont nous avions proposé une recension ici même, et la 3e escadre de Bagotville en 2017, c'est à présent un escadron septuagénaire, encore en activité de nos jours au Québec, qui est mis à l'honneur.



L'étude de Marc-André Valiquette s'ouvre sur l'engagement du Canada dans la Seconde Guerre mondiale et sur la formation, en Angleterre, le 1er janvier 1943, de l'escadron 430 (No. 430 Squadron). L'unité est équipée de Curtiss Tomahawk le temps de l'instruction des pilotes, puis de Mustang Mk1, plus particulièrement chargés de la reconnaissance aérienne dans le cadre de la préparation du Débarquement de Normandie, ainsi que du réglage des tirs d'artillerie.

Dissous au terme du conflit, l'escadron renait six ans plus tard, en 1951, dans le contexte de la guerre froide. Evoluant désormais sur jet, et plus particulièrement sur le mythique et élégant Canadair Sabre, l'unité se voit confier la mission d'interception et de défense aérienne diurne. Dans ce contexte, il intègre la 2e Escadre de chasse de la RCAF qui doit déménager pour s'installer en France, au titre de la participation du Canada à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)


Durant l'opération Leapfrog, aux côtés de leurs camarades des escadrons 416 et 421, les pilotes du Squadron 430 traversent l'océan Atlantique par étapes, seuls à bord de appareil leur mono-réacteur...


... pour arriver sur une base aérienne à peine sortie de terre et loin d'être achevée et opérationnelle. Mais qu'importe, la 2e escadre canadienne a pour vocation d'envoyer un message fort aux alliés, mais surtout aux adversaires de l'OTAN : depuis Grostenquin, les pilotes et leurs chasseurs veillent pour barrer la route aux bombardiers soviétiques qui auraient dans l'idée de franchir le Rideau de fer ! D'autres escadres canadiennes viendront dans la foulée s'installer sur le continent européen pour constituer la 1ère Division aérienne canadienne, alignant au plus fort de son histoire jusqu'à douze escadrons de 25 Sabre chacun !

L'escadron 430 est donc un des premiers à arriver en Europe, essuyant les plâtres du dispositif canadien au sein de l'OTAN, un peu perdu au milieu de la campagne lorraine, dans une région minière et en partie germanophone où l'acculturation ne coule pas de source pour les militaires canadiens, dont tous ne sont pas francophones, loin s'en faut !


Rapidement, les pilotes de l'escadron, puis de l'ensemble de la division, se forgent une réputation de "rois du ciel" à bord de leur version canadienne hyper manoeuvrante du Sabre. Boosté par un réacteur Orenda, le Sabre en service au Squadron 430 est en outre régulièrement modernisé (Mark 2, puis Mk 5 et enfin la verison ultime, Mk 6).

Pourtant, avec l'évolution des matériels, et l'arrivée du Mirage III, le Sabre canadien est détrôné et la division aérienne change de mission et de monture.



Ré-équipés avec le CF-104 Starfighter, les "Faucons argentés" se voient confier la mission de dissuasion nucléaire à partir de la fin de l'année 1963.
Problème : les Américains s'y étaient déjà essayés depuis la France quelques années plus tôt, avant de se "casser les dents" sur les positions politiques du général de Gaulle et de devoir déménager leurs escadres tactiques hors de l'Hexagone.


Sur la question nucléaire, les mêmes causes produisent les mêmes effets, feuille d'érable sur le fuselage ou non : les bombes, elles, restent américaines, et dons indésirables sur le sol français. Pour assurer leur mission, les "Faucons argenté"s (et leurs voisins de marguerite les "Indiens rouges" de l'escadron 421) sont contraints de quitter Grostenquin pour s'installer en Allemagne. Un saut de puce, qui, pour la mission des unités, ne change strictement rien, contrairement aux riverains qui voient la "poule aux oeufs d'or" s'envoler, et la base fermer...


C'est depuis Zweibrücken, tout contre la frontière française que l'escadron poursuit son activité au sein de la 3e escadre de chasse canadienne. Les appareils et leurs pilotes ont toutefois l'occasion de repasser régulièrement en France, comme à l'occasion des concours de bombardement organisés depuis la base américaine de Chaumont dans la première moitié des années 1960, et opposant les 2e et 4e Forces aériennes tactiques alliées d'Aircent.



Après un nouveau déménagement de Zweibrücken à Lahr, l'unité change radicalement de mission à partir de 1971 puisqu'il regagne le Canada pour devenir un escadron d'hélicoptères, toujours actif de nos jours !



Comme les précédents ouvrages de l'auteur, ce livre de 264 pages est abondamment illustré de photos rares et de très belle qualité et rédigé en français et en anglais ! La mise en page est agréable, faisant la part belle à l'iconographie. Les texte, surtout basé sur les cahiers de marche de l'escadron, sont assez courts sur chaque page, permettant d'aller à l'essentiel tout en se reportant au photos pour illustrer le propos. L'ensemble se lit donc bien, servi par une impression de qualité, sur un beau papier épais.

Enfin, et ce n'est pas négligeable, Marc-André Valiquette a eu la bonne idée de faire référencer ses livres chez Aviation Megastore à Amsterdam, ce qui permet aux potentiels acquéreurs européens un peu plus de faciliter pour commander l'ouvrage, évitant le taux de change et les formalités douanières depuis le Canada.

Pour commander le livre sur l'escadron 430 au prix de 49,95 euros, suivez ce lien. S'il apparaît indisponible, armez vous d'un peu de patience, le magasin en recommandera sans doute rapidement.
Et tant que vous y êtes, je ne saurais que trop vous recommander d'ajouter à votre panier le précédent livre de l'auteur consacré à l'escadron 439 basé à Marville à la même époque (découvrez sa recension ICI). C'est un ouvrage tout aussi bien réalisé qui en plus est en promotion à moins de 20 euros ! Profitez-en !

 

Pour être complet, sachez qu'une édition limitée collector du livre sur le No. 430 Squadron a également été publiée (75 exemplaires), avec couverture en relief, macaron, le tout proposé dans un superbe coffret pour un prix de 300$ canadiens (port en sus). Il n'en restait qu'une dizaine fin janvier et peut que quelques exemplaires demeurent disponibles. Pour le commander, contacter directement l'auteur en cliquant ICI.

Aucune description de photo disponible.
L'édition collector est proposée dans un très bel écrin
Aucune description de photo disponible.

lundi 4 septembre 2017

Châteauroux : US come back!


L'association "Châteauroux c'était l'Amérique" ne pouvait manquer ce rendez-vous symbolique : 2017 marque en effet le demi-siècle du grand départ des Américains, contraints d'évacuer la France, et en particulier, l'Indre et sa capitale.

Les membres de l'association vous proposent donc une nouvelle exposition commémorative qui démarre demain, mardi 5 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux. Cet évènement est destiné à perpétuer le souvenir d'une époque contemporaine emblématique de la ville : celle de la présence des soldats et des familles américaines dans le cadre de l'activité de la base de l'US Air Force implantée à Déols-La Martinerie jusqu'en 1967. Le vernissage de l'exposition aura lieu vendredi 8 septembre à 18h30 à l'hôtel de ville. 

Nul doute que l'évènement va revêtir une saveur particulière cette année, car il fait écho à la venue, dans quelques semaines, d'un groupe d'une cinquantaine d'Américains, ayant vécu, travaillé, ou étant nés à Châteauroux! Ils sont attendus au minimum du 18 au 21 septembre, pour la majeure partie d'entre eux, certains pouvant prolonger leur séjour, le cas échéant. La délégation américaine sera donc accueillie au matin du 18 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux, où ils pourront ensuite découvrir l'exposition.
L'après midi du 18 septembre, les célébrations se déplaceront au collège de Touvent, ancienne école primaire américaine, qui sera inauguré et baptisé d'un nom en rapport - sans doute - avec l'histoire franco-américaine. A cette occasion, une plaque sera dévoilée.

Le lendemain matin, mardi 19 septembre, le groupe se recueillera à 9h30 devant la Flamme de l'Amitié, sise au rond-point de la porte de Paris, avant de prendre la direction du cimetière de Déols où sera dévoilée, à 10h30, une autre plaque commémorative en souvenir des bébés américains nés à Châteauroux et n'ayant pas survécu. Enterrés au cimetière de Déols, leur mémoire sera officiellement préservée grâce à cette plaque listant l'intégralité des noms des enfant de moins de deux ans n'ayant jamais quitté la terre berrichonne. Saluons, encore une fois, le travail de recensement de l'association Châteauroux c'était l'Amérique, à l'origine de cette initiative. A ce titre, rappelons en effet que de nombreux citoyens américains ont vu le jour à Châteauroux, dont la maternité servit également à bien d'autres bases américaines en France. 

Les jours suivant seront plus festifs, permettant aux Américains de redécouvrir les rues et les maisons où ils ont passé une partie de leur enfance française.



Pour prolonger les festivités à connotation américaine, la ville de Châteauroux organise un festival country baptisé "Good old days", qui se tiendra le week-end des 22, 23 et 24 septembre. 

En parallèle et sans lien avec ce festival se tiendra un après midi thématique le samedi 23, à partir de 14h00, à la médiathèque de Châteauroux. L'après-midi démarrera par la projection d'un film évoquant la présence américaine, suivie d'une conférence de Pierre Labrude sur les bases américaines en France qui se prolongera par une séance de questions-réponses.

Quant à l'exposition, elle sera encore visible pour quelques jours, puisqu'elle se termiune le 28 septembre. Attention, compte tenu de son installation dans le hall de la mairie, nous attirons votre attention sur le fait que l'exposition ne sera pas visible durant les week-ends, mais seulement en semaine aux heures d'ouverture!

Alors, n'hésitez pas à visiter cette exposition, à en parler autour de vous, et à vous joindre aux commémorations franco-américaines de Châteauroux en ce mois de septembre, cinquante ans après le départ des derniers GI's!

Exposition Châteauroux c'était l'Amérique 1951-1967
Hall de l'hôtel de ville de Châteauroux
1, place de la République
Ouvert au public du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00


mercredi 12 avril 2017

Des Canadiens de retour à Mercy

Les Canadiens posent pour la photo souvenir sur le perron du château.
© F. Loubette  

En ce mercredi 12 avril 2017, une délégation d'une petite trentaine de Canadiens
a eu l'occasion de revenir au Château de Mercy, près de Metz, où il vécurent une partie de leur enfance, quand leurs parents travaillaient au quartier général de la 1ère Division Aérienne Canadienne en Europe.

Ces membres d'une association canadienne d'anciens élèves de l'école "Général Navereau" de Metz s'étaient donné rendez-vous en France en ce mois d'avril à l'occasion d'un triple anniversaire : le centenaire de la bataille de Vimy, près d'Arras, durant laquelle les soldats canadiens payèrent un lourd tribut pendant la Seconde Guerre mondiale ; le cent-cinquantième anniversaire du Canada et le cinquantième anniversaire du départ définitif des Canadiens de Metz et, plus globalement, de France.

© F. Loubette

A l'époque, les chauffeurs des haut-gradés canadiens défilaient en voiture au pied du perron.
© OTAN
A Metz depuis deux jours, ces enfants de militaires de la Royal Canadian Air Force ont eu la possibilité de visiter le château de Mercy, spécialement ouvert pour eux aujourd'hui.
Le Château étant actuellement propriété de Metz-Métropole, le groupe fut accueilli ce matin par son président, Jean-Luc Bohl. Ce dernier est revenu brièvement sur les temps forts de l'histoire du château et ses particularités architecturales. Il connaît d'autant mieux ses spécificités que le propriétaire originel qui a fiat construire le château, Maurice de Coëtlosquet, était un aïeul de Mme Bohl.

Les visiteurs canadiens investissent le grand hall d'entrée.
© F. Loubette
Les Canadiens ont ensuite pu passer une bonne heure à déambuler dans les différentes salles du château, redécouvrant ces espaces plus de cinquante ans après y avoir souvent accompagné leurs parents. De nombreuses photos ont été prises par l'ensemble du groupe durant cette occasion unique à laquelle se sont greffés quelques locaux passionnés de patrimoine. Comme j'en faisais partie, et qu'on ne sait pas quelle sera la prochaine occasion de visiter l'intérieur, ni si les dégradations ne se seront pas développées d'ici là, je vous propose quelques vues de l'intérieur de ce somptueux édifice. 

La colossale cheminée du hall d'entrée.
© F. Loubette

Détail de la cheminée du hall d'entrée. 

© F. Loubette  

Présentation des bases de la 1ère division aérienne canadienne en Europe.
© CJFIC
On a retrouvé la cheminée de la photo précédente. Son manteau a été épargné par les vandales
(pour l'instant), contrairement à plusieurs autres cheminées du château.
© F. Loubette

Couloir longitudinal du rez-de-chaussée.
© F. Loubette

Grande salle du rez-de-chaussée au impressionnantes boiseries donnant sur l'arrière du château.
© F. Loubette
Le grand escalier vu depuis le hall d'entrée.
© F. Loubette
Le hall d'entrée vu depuis le grand escalier.
© F. Loubette

La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.
© F. Loubette
La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.

© F. Loubette
© Eakins
Le palier du premier étage.
© F. Loubette 

Au premier étage, au dessus du hall d'entrée, une grande salle aux impressionnantes boiseries.
© F. Loubette

La même salle au premier étage.
© F. Loubette
Vue de la chapelle depuis la salle aux boiseries du premier étage.
© F. Loubette
Détail des plafonds.
© F. Loubette

© F. Loubette

Le château vue de devant.
© F. Loubette
Même scène au début des années soixante
© CFJIC

Stèle qui soutenait la plaque commémorative, dans la cour du château, avant qu'elle ne soit pillée.
© F. Loubette

Le château de Mercy vu depuis l'arrière.
© F. Loubette 

Les Canadiens sont repartis honorés et ravis d'avoir pu, une dernière fois sans doute, fouler ces lieux chargés de souvenirs. A ce jour, la destinée du château de Mercy est encore incertaine...