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mardi 26 avril 2022

Vietnam ou prison? OTAN s'exiler


Bonne surprise que ce roman : Vietnam ou prison? OTAN s'exiler. Si vous croisez cet ouvrage lors d’une cyber-errance, il se peut que vous soyez interloqué par sa couverture et son titre, au vu du sujet présenté dans le résumé. Il s’agit en effet bien d’une histoire se déroulant sur une base aérienne américaine en France, et en l’occurrence, celle de Dreux-Senonches. Ce roman signé Philippe Cassard, mérite à bien des égards le détour, et peut constituer une très bonne porte d’entrée au sujet de la présence américaine en France pendant la guerre froide. 

Par le biais de la fiction, l’auteur nous dépeint très justement, et manifestement après de nombreuses recherches historiques, la vie des Américains envoyés en garnison en France, à travers le parcours de Joseph « Joe » Kamowski, un jeune ingénieur américain d’ascendance polonaise, qui souhaite éviter d’être envoyé au Vietnam pour faire la guerre, et trouve donc un autre moyen de servir son pays. 
Ce roman surprend à différents égards : d’abord par la période à laquelle se déroule l’histoire. Philippe Cassard ancre son récit au milieu des années soixante, quand le déclin de la présence américaine en France commence à poindre ; il y évoque déjà la fermeture potentielle de nombreuses bases américaines en France, à l’heure où le conflit vietnamien prend l’ascendant sur les préoccupations militaires outre-mer de l’Oncle Sam. Il s’agit alors déjà pour Joe d’anticiper le départ de certaines unités et la rationalisation des moyens de l’USAF dans l’Hexagone. Cette mission présentera son lot de difficultés pour ce jeune homme qui, de surcroît, a peur en avion ! Un parti pris original dans ce contexte, qui va jalonner le roman de situations inattendues voire cocasses. 
Outre la période, c’est aussi le lieu de l’histoire qui dénote dans ce roman, puisque la base aérienne de Dreux est sans doute la moins connue de toutes les plate-formes de l’US Air Force en France, et probablement la moins active à l’époque historique décrite. Si certains procédés narratifs utilisés pour recontextualiser la présence américaine en France s’avèrent parfois peu plausibles, (comme la longue conversation entre Harry, un jeune GI afro-américain, et Joe, fraîchement débarqué en France, qui prend davantage l’air d’un cours magistral d’histoire) et si transparaissent parfois dans les propos des personnages, une analyse ou des considérations plutôt fournies par le recul de l’histoire (comme le concept de pollution sonore, par exemple), on pardonne aisément à l’auteur qui a eu fort à faire pour donner un maximum de clés au lecteur pour comprendre – sans en être un spécialiste – une période inédite dans l’histoire des relations entre la France et les Etats-Unis, et qui lui tient manifestement à cœur. 

Pour ceux qui connaissent déjà plus ou moins le sujet, la lecture de ce roman reste très recommandée, tant on y glane au fil des pages force détails intéressants sur la présence américaine en France, avec ses spécificités et ses différences avec la présence US dans les autres pays d’Europe. Les erreurs ou approximations sont rares et la plupart passeront totalement inaperçues. Sur ces considérations historiques vient se greffer une histoire d’amour franco-américaine sur laquelle nous resterons discrets pour ne pas éventer l’intrigue. Là encore, certaines conversations entre les deux tourtereaux – même mus par une réelle volonté de découvrir leur culture réciproque – semblent parfois surréalistes, à des fins didactiques à l'intention du lecteur.

Enfin, un mot sur, la couverture qui peut sembler fantaisiste, voire tout bonnement hors sujet puisqu’elle présente un F-100D Super Sabre du 20th Tactical Fighter Wing basé à RAF Woodbridge. Là encore, l’auteur nous surprend par la précision de ses recherches qui justifient cette illustration dans le cadre de son histoire. La fin contemporaine du roman est originale et devrait donner des idées d’initiatives transgénérationnelles en ces temps incertains où le monde semble se bipolariser à nouveau. 

Pour résumer, les oeuvres de fiction ayant pour cadre la présence militaire américaine en France pendant la guerre froide sont peu nombreuses, et ne méritent pas toutes un coup de projecteur. Elles sont généralement un prétexte pour véhiculer le souvenir stéréotypé et empreint de nostalgie de la présence de GI's au volant de leur décapotable, parcourant les rues de Châteauroux ou d’Orléans sur fond de jazz ou de rock n'roll, l’intrigue étant souvent bien légère ... Or ce roman de Philippe Cassard s’en différencie totalement en allant bien au-delà de ces simples considérations et en s’avérant bien plus instructifs : il complètera avec bonheur les études historiques consacrées à la présence US en France après-guerre, dont de nouveaux volumes sont d’ailleurs sur le point de paraître ! Mais ceci fera l’objet d’un autre post... 


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  • Vietnam ou prison? OTAN s'exiler
  • par Philippe J. Cassard
  • Éditeur ‏ : ‎ Amazon (3 mai 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 272 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8747461291
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 299 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 12.7 x 1.73 x 20.32 cm

dimanche 2 septembre 2018

Bouquins - actualisé


Voilà quelques temps que nous ne vous avions plus proposé de recensions de livres sur ce blog. Cette rentrée littéraire est l'occasion de s'y remettre avec un peu de tout : un ouvrage tout juste paru, un autre déjà sorti depuis quelques temps, et deux autres à paraître sous peu...

L'actualité concerne d'abord et surtout la parution des actes des Journées d'Etudes Vosgiennes d'octobre 2017 organisées autour de Lamarche et Martigny-les-Bains. Ce recueil d'études rassemblant les multiples conférences ayant eu lieu lors de ces journées comprend en effet une étude illustrée de 17 pages, la plus complète publiée à ce jour, sur l'histoire opérationnelle de la base de dispersion de Damblain, construite à cheval sur les départements des Vosges et de la Haute-Marne. Pierre Labrude signe cette étude que Pierre-Alain Antoine et moi-même co-signons, y ayant ajouté notre petit grain de sel.
Cet ouvrage est co-édité par la Fédération des sociétés savantes des Vosges et l'Association pour le développement du pays des trois Provinces. On peut se le procurer en ligne en suivant ce lien. A noter qu'il contient également une étude sur la vie et les réalisations du Colonel Renard, originaire de Lamarche, et inventeur du ballon dirigeable.
NB : le prix actuellement affiché de 25 euros correspond au tarif de souscription, qui s'est terminée le 31 août dernier, date officielle du lancement du livre. Si vous souhaitez l'acquérir, il vous en coûtera désormais 29 euros.

Cliquez pour agrandir
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Changement de registre désormais, avec une bande dessinée parue en 2015 chez Futuropolis et qui nous avait échappée à l'époque : The four Roses, signé Baru au scénario et Jano au dessin, dont l'intrigue, menée dans l'univers du rock'n roll, se base sur un secret de famille trouvant son origine à Etain, à l'époque des Américains.
Si le style "animalier" du dessin de Jano peut dérouter, voire complètement rebuter certains lecteurs, il faut noter que les trois premières planches de l'album, posant le contexte historique, sont, elles signées Baru. 

Les trois premières planches de l'album contextualisant l'histoire sont dessinées par Baru.

N'attendez pas une histoire se déroulant sur la base d'Etain-Rouvres, il s'agit simplement d'une chronique familiale un brin téléphonée, basée sur des "amours" transatlantiques comme il y en eut pléthore suite à la présence américaine en France : la base d'Etain n'est qu'un prétexte. On peut toutefois remarquer que la présence américaine a laissé chez Baru un souvenir assez profond pour inspirer une histoire, qui sait, peut être y'en aura-t-il d'autres ? Précisons que l'auteur, est né en 1947 à proximité de Villerupt (54) et qu'il a sans doute côtoyé des Américains de la base d'Etain et même des Canadiens de Marville durant son enfance et son adolescence.

Enfin, pour les amateurs de rock nostalgique des fifties et des sixties, notez que la "bande son" de l'histoire est fourni dans l'album à travers un disque vinyle. Et pour ceux qui n'auraient ni platine ni mange-disque remisé au grenier,  le générique de fin de cette aventure en BD est disponible en ligne.

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Cette rentrée annonce d'autre part la parution outre-Atlantique, le 13  septembre prochain, du nouveau livre de Marc-André Valiquette consacré au No. 430 Squadron de la RCAF à l'occasion des soixante-quinze ans de l'unité. 


Cet escadron fut basé à Grostenquin pendant près de douze années, opérant sur Sabre puis brièvement sur Starfighter avant de migrer vers l'Allemagne.
Connaissant la qualité du travail de Marc-André Valiquette, nul doute que cet ouvrage sera encore une fois une belle pièce à ajouter à sa bibliothèque. Pour suivre la disponibilité de ce nouvel ouvrage outre-Atlantique, abonnez-vous à la page Facebook de l'auteur ou via son blog. Une recension sera lisible ici-même très prochainement.

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Visuel non contractuel

Et pour finir, géographiquement plus proche, mais un peu plus éloigné dans le temps (à peine), l'association Chaumont US Memory peaufine un nouveau recueil de photos et de documents relatifs à la base aérienne américaine de Semoutiers. 

Les membres de l'association Chaumont US Memory au travail avec la maquettiste.
Trois ans après la parution du premier tome qui remporta un succès certain, l'association oeuvre pour publier ce nouvel opus fin octobre - début novembre 2018. Vous retrouverez ici très prochainement les modalités pour le réserver ou vous le procurer.

Bonne lecture à tous!

mardi 10 juillet 2018

Le rat-TRAB-age, c'est maintenant!!

L’image contient peut-être : texte

Non non, rassurez-vous, pour le réveil de ce blog après une longue hibernation, je ne vais pas vous sortir le marronnier du baccalauréat et de son rattrapage... c'est bien de TRAB (Toul-Rosières Air Base) qu'il sera question ci-dessous.

Il s'agit simplement de préciser aux lecteurs distraits, ou qui ne suivent pas la page France-Air-OTAN sur Facebook, qu'il ne leur reste que deux jours pour se procurer en kiosques le numéro 11 du magazine Airpower contenant mon article de 16 pages sur la plus célèbre des bases américaines en France durant les années 1950-1960 : Toul-Rosières.


Aucun texte alternatif disponible.



La rédaction d'Airpower a en effet avancé la parution du numéro 12 de quelques jours, avant le cap fatidique du 14 juillet pour les départs en vacances. Le numéro 12 sortira donc le 12 juillet.
Si votre marchand de journaux n'a plus le n°11 ou si vous êtes dans l'impossibilité de vous le procurer avant l'arrivée du n°12, pas de panique, le magazine restera encore disponible auprès du site internet  d'Airpower, il vous en coûtera juste quelques euros de plus pour couvrir les frais de port...

Si toutefois vous arriviez trop tard au kiosque pour mettre la main sur le dernier exemplaire du n°11, ne boudez pas pour autant le n°12! Vous aimez les "lampes à souder"? Ce nouveau numéro est pour vous également! Un article rétrospectif sur la 3e Escadre de Chasse, ses F-84 et ses F-100, devrait vous en mettre plain les mirettes!

L’image contient peut-être : texte

Quant à ce blog, comme vous avez pu le constater, il était pour le moins délaissé ces derniers mois : la paternité et les projets éditoriaux "papier" m'obligent à faire des sacrifices, et il est vrai que j'ai souvent tendance à me "contenter" d'une publication sur la page Facebook pour faire part de l'actualité des anciennes bases aériennes de l'OTAN en France. Mais laisser de côté les lecteurs qui n'ont pas de compte Facebook et ne souhaitent pas en avoir ne me satisfait pas, aussi j'ai souhaité redonner vie à ce blog. Revenez vite, une belle actualité se profile dans les prochains jours! 

mercredi 29 novembre 2017

Bulles d'air à Evreux


Ce dimanche 3 décembre, la Base Aérienne 105 d'Evreux-Fauville, ancienne base de transport de l'US Air Force en Europe, accueille une nouvelle édition de son festival de la BD Aéronautique "Bulles d'air". De nombreux auteurs, scénaristes et dessinateurs de BD seront présents pour dédicacer leurs albums, de 10h00 à 18h00. Une présentation statique des appareils de transport basés à Evreux complètera le programme de la journée. Pour plus d'informations, rendez-vous sur la page Facebook de l'évènement. Ci dessous, un aperçu des auteurs présents ce dimanche. Un album dédicacé de BD aéronautique, voilà une idée cadeau toute trouvée pour les fêtes de fin d'année!
Bon festival!


jeudi 23 novembre 2017

Au temps des Américains, dans le sud-ouest


Le 20 novembre dernier, France 3 Nouvelle Aquitaine diffusait un documentaire de 52 minutes co-produit par France 3 et la société Anekdota sur la présence des armées américaines en France, et plus particulièrement dans le sud-ouest.



Revenant tour à tour sur la présence de l'US Army, mais aussi de l'US Air Force, à La Rochelle, Croix-Chapeau, Châteauroux... ce documentaire revient aussi largement sur le militantisme communiste de nombreux français de l'époque, et l'accueil qui fut réservé aux Américains.
L'acculturation, seize années durant, est également au centre du traitement documentaire du sujet. Ce film est par conséquent à rapprocher des précédents documentaires sur le sujet : Toul Texas ; US welcome, US go home ou encore La France made in USA.

Si vous avez manqué ce documentaire diffusée du reste relativement tard, vous pouvez toujours le visionner par le biais du site internet de France 3 Aquitaine, en recherchant dans la frise déroulante en bas de page l'émission du 20 novembre 2017.

vendredi 3 novembre 2017

Dédicaces en novembre, Noël en décembre...


Ce week-end, mes co-auteurs et moi-même serons en dédicaces au 14e salon du livre d'histoire de Verdun (55), pour y présenter notre livre Les Américains en France. Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine seront présents tous deux dès demain, et je les rejoindrai dimanche, parmi une soixantaine d'auteurs, au Centre mondial de la Paix. Pour le programme de l'édition de cette année, CLIQUEZ ICI. L'entrée est libre, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00. Rappelons que Verdun hébergeait une importante garnison américaine durant les années 50 et 60, au sein des caserne Maginot, Gribeauval, mais aussi à l'hôpital Desandrouins ou au Rozelier (aérodrome et fort/dépôt de munitions).


Les 18 et 19 novembre, je serai également présent au 15e salon du livre d'histoire de Woippy (57), une autre ville qui connut une importante présence américaine, en garnison au dépôt de Sainte-Agathe (actuel Etablissement Colonel Clerc, hébergeant le 8e Régiment du Matériel de l'Armée de Terre) dont une partie des GI's et leurs familles logeaient dans la cité située autour des rues de Metz, de Brest et d'Arles. Le salon aura lieu salle Saint-Exupéry (place André Debs, à côté de la mairie) et l'entrée est libre, de 10h00 à 19h00.



Enfin, au Festival du livre de Colmar, les 25 et 26 novembre, c'est Daniel Corroy qui dédicacera son livre sur la 3e Escadre de Chasse et le F-100D/F Super Sabre. L'ouvrage devrait être présenté sur deux stands distincts : le stand de l'armée de l'air, ainsi que le stand du Mémorial des combats de la poche de Colmar.


Le festival a lieu au parc des expositions de Colmar, avenue de la foire aux vins, à côté de l'aérodrome d'Houssen, de 9h00 à 19h00 le samedi, et de 9h00 à 18h00 le dimanche. Le parking et l'entrée du salon sont gratuits. Pour avoir un aperçu du contenu du livre de Daniel Corroy, CLIQUEZ ICI.
Pierre Labrude, Pierre-Alain Antoine, Daniel Corroy et moi-même espérons vous croiser nombreux à l'un ou l'autre de ces évènements littéraires! A bientôt!

Fabrice Loubette

mercredi 13 septembre 2017

S'il te plaît, dessine moi un ballon...


Une montgolfière sur la base aérienne de Chambley?... rien de plus banal vous direz-vous... C'est en effet sur cet aérodrome que se tient tous les deux ans une des plus grandes concentrations de ballons à air chaud au monde...

Pourtant, une montgolfière qui survole la base... à l'époque américaine, c'est déjà moins banal!
C'est le point d'orgue d'une aventure de bande dessinée pour enfants, intitulée L'envol, de la série "Jeannette et Jojo", signée Jean-François Kieffer. L'auteur, rencontré lors du "Livre sur la place" à Nancy le week end dernier, nous a présenté son album relatant les mésaventures d'un frère et d'une soeur habitant la Meuse à la fin des années 1960.

Au cours de cette aventure, les deux jeunes héros s'envolent bien involontairement dans une montgolfière artisanale. Ne sachant piloter le ballon, ils dérivent jusqu'à ce que, survolant la base de Chambley voisine de leur point de départ, ils se fassent intercepter grâce à l'intervention d'un véhicule des pompiers de la base américaine.

Illustration © Jean-François Kieffer, L’Envol, Mame 2017.
Cliquez pour agrandir.

L'évocation de la base aérienne américaine de Chambley dans cet album est sympathique. Bien sûr, les décors, les véhicules et les avions que l'on distinguent, à l'époque où se déroule le récit, sont purement fantasques, mais c'est assumé par l'auteur. Du reste, ce n'est pas dans une BD, a fortiori pour enfant, que l'on recherche une vérité historique. Le scénario est vraisemblable, et c'est déjà suffisant pour cette petite histoire sans autre prétention que de proposer un moment d'évasion distrayante à nos "chères têtes blondes", selon l'expression consacrée.

4e de couverture. Cliquez pour agrandir.

vendredi 8 septembre 2017

En dédicace au Livre sur la Place!


A partir de ce vendredi et jusqu'à dimanche 10 septembre inclus, se déroule à Nancy le salon littéraire "Le livre sur la Place", sous chapiteau installé Place de la Carrière face au palais du gouverneur.
Mes co-auteurs et moi-même y serons en dédicaces sur le stand de notre éditeur, Gérard Louis.
N'hésitez pas à passer nous dire bonjour : ces rencontres et ces moments d'échanges sont toujours très enrichissants et nous permettent notamment, sur un sujet aussi vaste que celui auquel nous nous sommes attelés, de découvrir de nouvelles anecdotes locales ou des aspects méconnus de l'implantation militaire alliée en France pendant la guerre froide.


Les auteurs, de gauche à droite : Fabrice Loubette, Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine.

Aujourd'hui et demain samedi, vous pourrez rencontrer Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine.
Dimanche, je serai présent toute la journée en compagnie de Pierre-Alain Antoine.

Pour le programme complet de la manifestation et le plan du chapiteau, cliquez ICI

Au plaisir de vous y rencontrer!

lundi 4 septembre 2017

Châteauroux : US come back!


L'association "Châteauroux c'était l'Amérique" ne pouvait manquer ce rendez-vous symbolique : 2017 marque en effet le demi-siècle du grand départ des Américains, contraints d'évacuer la France, et en particulier, l'Indre et sa capitale.

Les membres de l'association vous proposent donc une nouvelle exposition commémorative qui démarre demain, mardi 5 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux. Cet évènement est destiné à perpétuer le souvenir d'une époque contemporaine emblématique de la ville : celle de la présence des soldats et des familles américaines dans le cadre de l'activité de la base de l'US Air Force implantée à Déols-La Martinerie jusqu'en 1967. Le vernissage de l'exposition aura lieu vendredi 8 septembre à 18h30 à l'hôtel de ville. 

Nul doute que l'évènement va revêtir une saveur particulière cette année, car il fait écho à la venue, dans quelques semaines, d'un groupe d'une cinquantaine d'Américains, ayant vécu, travaillé, ou étant nés à Châteauroux! Ils sont attendus au minimum du 18 au 21 septembre, pour la majeure partie d'entre eux, certains pouvant prolonger leur séjour, le cas échéant. La délégation américaine sera donc accueillie au matin du 18 septembre, dans le hall de l'hôtel de ville de Châteauroux, où ils pourront ensuite découvrir l'exposition.
L'après midi du 18 septembre, les célébrations se déplaceront au collège de Touvent, ancienne école primaire américaine, qui sera inauguré et baptisé d'un nom en rapport - sans doute - avec l'histoire franco-américaine. A cette occasion, une plaque sera dévoilée.

Le lendemain matin, mardi 19 septembre, le groupe se recueillera à 9h30 devant la Flamme de l'Amitié, sise au rond-point de la porte de Paris, avant de prendre la direction du cimetière de Déols où sera dévoilée, à 10h30, une autre plaque commémorative en souvenir des bébés américains nés à Châteauroux et n'ayant pas survécu. Enterrés au cimetière de Déols, leur mémoire sera officiellement préservée grâce à cette plaque listant l'intégralité des noms des enfant de moins de deux ans n'ayant jamais quitté la terre berrichonne. Saluons, encore une fois, le travail de recensement de l'association Châteauroux c'était l'Amérique, à l'origine de cette initiative. A ce titre, rappelons en effet que de nombreux citoyens américains ont vu le jour à Châteauroux, dont la maternité servit également à bien d'autres bases américaines en France. 

Les jours suivant seront plus festifs, permettant aux Américains de redécouvrir les rues et les maisons où ils ont passé une partie de leur enfance française.



Pour prolonger les festivités à connotation américaine, la ville de Châteauroux organise un festival country baptisé "Good old days", qui se tiendra le week-end des 22, 23 et 24 septembre. 

En parallèle et sans lien avec ce festival se tiendra un après midi thématique le samedi 23, à partir de 14h00, à la médiathèque de Châteauroux. L'après-midi démarrera par la projection d'un film évoquant la présence américaine, suivie d'une conférence de Pierre Labrude sur les bases américaines en France qui se prolongera par une séance de questions-réponses.

Quant à l'exposition, elle sera encore visible pour quelques jours, puisqu'elle se termiune le 28 septembre. Attention, compte tenu de son installation dans le hall de la mairie, nous attirons votre attention sur le fait que l'exposition ne sera pas visible durant les week-ends, mais seulement en semaine aux heures d'ouverture!

Alors, n'hésitez pas à visiter cette exposition, à en parler autour de vous, et à vous joindre aux commémorations franco-américaines de Châteauroux en ce mois de septembre, cinquante ans après le départ des derniers GI's!

Exposition Châteauroux c'était l'Amérique 1951-1967
Hall de l'hôtel de ville de Châteauroux
1, place de la République
Ouvert au public du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00


samedi 22 juillet 2017

1951 - 1967 Les Américains à Châteauroux, le livre

1ère de couverture du livre de Bruno Mascle 1951-1967 Les Américains à Châteauroux.
Depuis 66 ans, la présence de l'armée de l'air américaine à Châteauroux n'a eu de cesse d'alimenter fascination et nostalgie pour cette époque révolue... et ce n'est pourtant pas fini! Un nouveau livre sur le sujet vient de paraître au début du mois de juillet : 1951-1967, Les Américains à Châteauroux, co-édité par La Nouvelle République et les éditions La Bouinotte.
Trois semaines seulement après son lancement, l'ouvrage - qui avait fait l'objet d'une souscription - fait déjà défaut à l'éditeur qui a lancé une réimpression. L'ouvrage sera à nouveau disponible à partir du 20 août. En attendant de pouvoir à nouveau le commander, voici déjà de quoi vous en faire une première impression ci-dessous. N'hésitez pas à cliquer sur le bouton "Tenez moi au courant" de la page de l'éditeur et d'y renseigner votre adresse e-mail pour être informé de la disponibilité de l'ouvrage!

Seize années de présence américaine dans la capitale de l'Indre, plus de 7000 Américains y vivant, représentant près de 25% de la population d'une ville moyenne du Centre de la France, évoluant dans de grosses voitures laissant échapper des airs de jazz et de rock'n roll, le tout quelques années seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale... vous avez dit "révolution"?
A coup sûr, l'implantation du gigantesque dépôt aérien pour toute l'US Air Force en Europe a chamboulé le tranquille équilibre castelroussin, fait tourner des têtes et pleuvoir des dollars... 
Pas étonnant que, quand on évoque la présence américaine en France durant la guerre froide, l'exemple de Châteauroux s'impose d'emblée et soit devenu le cas d'école et, parfois, également l'arbre qui cache la forêt...

Cinquante ans après le départ définitif des Américains, en 1967, la "période américaine" de la ville nourrit aujourd'hui encore une profonde nostalgie pour ceux qui l'ont connue, et un fantasme pour ceux qui en ont seulement entendu parler. Le plein emploi, l'argent facile, la vie nocturne, la musique, l'activité aérienne... toutes ces conséquences induites par la présence américaine ont laissé un vide béant dans une ville et auprès d'une population qui ne s'en sont jamais vraiment remises...

Cette atmosphère a, depuis, nourri de nombreuses démarches historiques, romanesques et même cinématographiques, surtout quand on sait qu'un certain Gérard Depardieu a grandi à Châteauroux à cette époque et a commencé à s'encanailler au contact des Airmen du Chateauroux Air Depot (CHAD).

On pouvait de fait s'attendre à une production littéraire plus conséquente sur le sujet depuis 1967. Aussi, quand on découvre le nouveau livre de Bruno Mascle, on se dit qu'enfin, l'ouvrage francophone de référence sur l'histoire de la base américaine de Châteauroux est arrivé : couverture rigide, mise en page agréable et colorée, nombreuses illustrations, le premier contact est très appétissant! En survolant les pages, on glane des vues d'avions, mais aussi des photos de mariages (mixtes, à coup sûr), d'ouvriers français, de cités américaines en Berry... A première vue, le traitement du sujet semble exhaustif, intégrant les nombreuses conséquences sociales, économiques et culturelles de l'installation de la base de l'US Air Force, notamment les importants mouvements sociaux lors du départ des Américains.

La lecture de l'ouvrage nuance toutefois un peu les choses. D'abord parce qu'elle recadre un peu les espoirs du lecteur aérophile. Plus qu'un livre sur l'histoire de la base et du dépôt de l'US Air Force, ce que nous espérions, il s'agit - comme son titre l'indique, finalement - d'évocations thématiques de la période américaine de Châteauroux. Aucune tromperie sur la marchandise donc, simplement une sensibilité aéronautique un peu trop marquée de notre part qui s'en est trouvée légèrement frustrée, tout étant affaire de tempérance dans la vie.

Revenons en donc à l'ouvrage en lui même : une quinzaine de chapitres thématiques reviennent sur ce qu'était la vie à Châteauroux à l'époque américaine, au travers de l'activité économique, de l'animation des rues - en particulier le soir, de la vie sociale et des unions franco-américaines qui en ont découlées... De façon générale, si les noms de villages ou de bistrots sont propres à Châteauroux, les aspects traités par Bruno Mascle dans ce livre parleront à tout ancien riverain d'une garnison américaine en France dans les années 50-60, qu'elle soit à Evreux, Toul, Orléans ou Verdun!
Table des matières - Cliquez pour agrandir
L'ouvrage s'articule finalement un peu comme un catalogue d'exposition, l'auteur ayant étoffé ses différents axes de travail en consultant des articles de journaux d'époque, rencontré des vétérans américains et français, mais aussi beaucoup puisé dans la filmographie et la littérature des témoignages parfois directs, souvent indirects. Le documentaire Chateauroux Airport d'Anice Clément, a manifestement beaucoup servi à l'auteur, de même que des articles d'époque de La Nouvelle République ou de La Marseillaise du Berry, souvent restitués in extenso.
Précisons que Bruno Mascle est journaliste à La Nouvelle République. On comprend donc qu'il ait mis à profit les sources de la presse quotidienne régionale d'époque. Le bémol qui en découle revient à l'iconographie : bien que nombreuses et imprimées en grand format, plusieurs photos sont en effet tirées d'articles de journaux d'époque, présentant une importante trame d'impression au détriment de leur qualité. En outre, les crédits photographiques et la mention des sources, telles que les articles cités, font défaut, ce qui est dommage d'un point de vue historiographique. Même des photos plus contemporaines, de récentes cérémonies mémorielles, pêchent vraiment en termes de qualité et l'on peut se demander alors, pourquoi les avoir imprimées en si grand si la définition faisait défaut? Enfin, les légendes, en étant plus précises, auraient pu compenser d'un point de vue documentaire la qualité relative de certaines illustrations. C'est assez regrettable, car les autres aspects éditoriaux sont quant à eux au rendez-vous : qualité du papier, mise en page, reliure, couverture rigide...

Pour le reste, cette évocation historique, économique, sociologique et culturelle de l'implantation US dans l'Indre de 1951 à 1967 n'en n'est pas moins sympathique et se parcourt aisément.  Un chapitre concerne notamment l'institution castelroussine récemment fermée, chez "Joe from Maine", sans doute le premier fast-food installé en France que Depardieu aimait à fréquenter. Les connaisseurs de l'histoire de la base n'apprendront pas grand chose de nouveau, si ce n'est peut être l'impression du journal de la base, sous-traitée dans l'imprimerie de Jean Fourton, dont les employés étaient majoritairement communistes et cégétistes. Mais ce n'est finalement qu'une demi-surprise quand on a un peu connu le monde de "l'imprimerie de papa".  Les lecteurs moins familiers de cette tranche d'histoire américaine rêveront quant à eux à ce Shatoo-woo perdu (Châteauroux prononcé "à l'américaine") dont le souvenir est devenu légendaire, à l'évocation des accidents de voitures, des bordels, des bagarres, des bars pour les Noirs ou pour les Blancs, entourant le souvenir de la capitale de l'Indre d'un parfum de bas-quartier de Chicago ou de Seattle...

4e de couverture. Cliquez pour agrandir.
1951-1967, Les Américains à Châteauroux (cliquez pour accéder au site de l'éditeur)
Par Bruno Mascle, préface de Léandre Boizeau. Co-édition La Bouinotte / La Nouvelle République, 21x27 cm, 128 pages, couverture rigide, plus de 150 illustrations, 26 euros.

vendredi 21 juillet 2017

Mondial Air Ballons 2017, top départ!

Photo via Facebook/Mondial Air Ballons
C'est le grand jour! L'édition 2017 du Mondial Air Ballons (MAB) démarre ce soir et pour 10 jours, avec un final le dimanche 30 juillet prochain.

LMAB 2015.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Ne l'appelez plus "Lorraine Mondial Air Ballons" : réforme territoriale et partenariat avec la nouvelle région Grand Est obligent, le précédent nom a été recyclé. Outre ce détail (du moins pour le grand public), la recette reste la même : une dizaine de jours pour fêter les plus légers que l'air et s'en mettre plein les mirettes à l'occasion de deux vols quotidiens, le matin de bonne heure (vers 6h15), et en fin d'après-midi / début de soirée (vers 18h30), quand l'atmosphère est au plus calme.

LMAB 2015.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
L'évènement qui fait bourdonner tous les deux ans l'ancienne base aérienne américaine de Chambley est un monument touristique et économique pour le secteur, et les nouvelles instances régionales ont eu la bonne idée de pérenniser leur soutien à l'organisation Pilâtre de Rozier, grand chef d'orchestre de la manifestation. Cette année, le MAB sera placé sous le signe de la sécurité pour garantir au public de profiter sereinement du spectacle. De fait, les parkings publics seront fermés entre minuit et 5h00. Une présence policière renforcée complètera un dispositif de vigiles. Prévoyez donc une marge suffisante pour accéder au site du fait des contrôles et fouilles qui s'ajouteront aux délais habituels pour un tel évènement populaire.


Les temps forts de cette éditions seront : le premier vol de ce soir 21 juillet, sur les coups de 18h30, l'inauguration officielle ce samedi 22 à 17h00 suivi d'un envol de masse, mais aussi dimanche 23 au matin, sur les coups de 6h15, avec l'envol en ligne sur les 2900 mètres de piste. Mercredi 26 à 21h30, la ligne de nuit offrira un spectacle son et lumière (sans envol). Pour le programme détaillé, toujours soumis à la météo, CLIQUEZ ICI.

La tour de contrôle sur fond d'envol de montgolfières.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
Si vous êtes lève tard, ou tout simplement trop loin pour assister au spectacle, vous pourrez toujours vous rabattre sur les webcams. Si toutefois vous décidez de visiter le site, sachez qu'entre les vols du matin et du soir, de nombreuses animations et stands sont prévus. Vous pourrez notamment accéder au musée Pilâtre de Rozier, dont tout une partie est consacrée à l'histoire de la base américaine de l'US Air Force.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

mardi 27 juin 2017

Double anniversaire à Phalsbourg le 2 juillet




Certains en avaient entendu parler depuis quelques mois, mais la rumeur peinait à se confirmer... C'est à présent chose faite depuis quelques semaines : dimanche prochain, le 2 juillet 2017, le camp La Horie de Phalsbourg et le 1er Régiment d'Hélicoptères de Combat (RHC) qu'elle accueille ouvrent grand leurs portes au public, et gratuitement de surcroît, à l'occasion notamment du 40e anniversaire du 1er RHC.


C'est l'occasion de (re)découvrir cette ancienne base de l'US Air Force qui a bien changé ces dernières années, avec l'arrivée des hélicoptères de nouvelle génération Tigre et NH90 Caïman.
Une page internet est en ligne, même si elle s'avère assez peu informative faute de mises à jour. En revanche, une page Facebook semble, elle davantage suivie, avec au fur et à mesure l'annonce du programme pour conserver une part de surprise.



Une fois n'est pas coutume, j'en profite pour parler un peu de ma petite personne, puisque cet évènement marque un autre anniversaire : le 20e des premières portes ouvertes du 1er RHC auxquelles j'ai participé :


C'était en juin 1997, j'allais sur mes 14 ans, et j'assistais alors à ma première manifestation aérienne. Il y en eut pas mal d'autres depuis, et j'espère que ça continuera encore dans les années à venir, malgré le nombre de bases aériennes qui se réduit comme peau de chagrin.

Si je vous parle aujourd'hui de cet évènement de ma vie, c'est qu'il est à l'origine de tous les travaux que j'ai consacrés depuis aux forces aériennes de l'OTAN en France. En effet, dans le programme des journées portes ouvertes de 1997 que je conserve encore aujourd'hui, une photo aérienne de la base et un court texte de quelques lignes ont aiguisé ma curiosité : 
Cliquez pour agrandir.

Pourquoi les hélicos du 1er RHC avaient-ils besoin d'une telle piste pour atterrir / décoller? Que faisait l'US Air Force à Phalsbourg dans les années 50, alors que la guerre était finie depuis plusieurs années? Ces questionnements, dans mon esprit d'adolescent, n'ont eu de cesse de chatouiller ma curiosité. Pourtant, les sources documentaires étaient rares et difficiles à trouver à l'époque : internet était loin d'être aussi développé, et aussi riche en contenus qu'aujourd'hui. Tant mieux! C'est ce qui m'a poussé à continuer de chercher, et m'a fait me dire que d'autres seraient sans doute intéressés également, alors, pourquoi ne pas partager le fruit de mes recherches?

Et puisque j'ouvre la boîte à souvenir, je ne vous épargne pas non plus ce gros dossier : moi dans un Puma. A l'époque, j'avais encore des cheveux et je portais encore des chaussettes Bart Simpson... 


Vingt ans plus tard, la publication de mon article historique sur Phalsbourg Air Base dans Air Power n°4 aura, dans un sens, été une manière de boucler la boucle...

Si vous allez à Phalsbourg ce dimanche, nous aurons donc peut-être l'occasion de nous croiser. Fort heureusement, j'ai bien changé depuis la photo ci-dessus... Toutefois, si jamais vous me reconnaissez, n'hésitez pas à me dire un petit bonjour, j'ai toujours plaisir à échanger avec vous! 

mardi 21 mars 2017

Nouveau livre en courte finale et premières dédicaces annoncées


Vous aviez été nombreux à me demander, après épuisement de mon premier livre Les forces aériennes de l'OTAN en Lorraine, s'il allait être réédité. Il n'en n'est toujours pas question, mais d'autres projets ont entre temps pris le relais, certains ayant abouti, d'autre non...

Quoi qu'il en soit, en ce printemps, on peut noter une certaine conjonction de parutions portant ma signature : après l'article sur Phalsbourg Air Base dans Airpower n°4 toujours en kiosque, c'est au tour d'un premier volume en co-écriture avec Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine d'être annoncé, pour le 5 avril prochain. 

Prévu pour être le premier volet d'une étude illustrée sur l'ensemble de la présence alliée en France dans le cadre de l'OTAN - la Communication Zone -, de 1950 à 1967, ce premier opus s'articule en trois parties.
RB-66 à Toul-Rosières. Photo NARA.

- Toul et le Toulois comme exemple type d'une implantation américaine le long de la Communication Zone (COM-Z). Il y sera donc bien sûr question de l'histoire de la base aérienne de Toul-Rosières, illustrée autant que possible avec des photos différentes de celles utilisées dans mon premier ouvrage. Mais Pierre-Alain Antoine est allé au delà de la seule histoire de TRAB en intégrant l'ensemble des implantations de l'US Army dans le secteur de Toul, en guise d'aperçu de ce que nous allons tenter de faire dans les prochains tomes, en termes d'études des différents dépôts et installations US en France (Toul Engineer Depot, Nancy Ordnance Depot en forêt de Haye, l'hôpital Jeanne d'Arc...)

L'hôpital et le dépôt sanitaire de Croix-Chapeau. Photo Gélizé.

- L'organisation de la chaîne sanitaire à travers la France. Pierre Labrude rappelle que le spectre d'une 3e guerre mondiale était au coeur des esprits, et qu'il fallait donc bien envisager de traiter et de soigner les blessés éventuels. On découvre dans cette partie qu'à l'instar des bases aériennes de l'OTAN, les hôpitaux de l'US Army en Europe étaient d'un modèle standardisé, mais ayant toutefois chacun leurs spécificités et différences. Les hopitaux des bases aériennes US et canadiennes, ainsi que les dépôts sanitaires à travaers la France font également partie de cette étude.

Compilation des différents types d'appareils de l'US Army Aviation en Europe.
Photo M. von Ascheberg.

- Pour ma part, une fois n'est pas coutume, je me suis penché sur l'aviation légère de l'US Army en France, avec ses aérodromes de commandement, ses centres de formation et de maintenance, ses appareils, à voilure fixe ou tournante et ses moyens de liaisons entre les différents dépôts installés en France.

Le choix de ce mode de traitement pourra, à première vue, faire apparaître certaines redites d'une partie à l'autre, tant il existe des passerelles entre ces trois parties. Ce constat asssumé est induit par notre choix d'avoir présenté, autour de Toul, un aperçu de ce que nous souhaitons décliner sur l'ensemble des ouvrages. En outre, chaque camp est étudié à travers le prisme spécifique de chaque axe d'étude pour mettre en avant les spécificités des installations américaines en France.

Pour découvrir ce nouvel ouvrage et nous rencontrer, nous vous donnons rendez-vous à l'occasion du salon Le livre à Metz, qui se tiendra en avril prochain.
Pierre-Alain Antoine sera présent en dédicace toute la journée du vendredi 7 avril sur le stand de la librairie Hisler-Even.
Je serai moi-même présent, sur ce même stand, toute la journée du dimanche 9 avril en dédicace.

Nous vous y donnons rendez-vous et espérons vous y voir nombreux!

Fabrice Loubette