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jeudi 2 août 2018

RSA à Brienne ce week-end



Le réseau des sports de l'air (RSA) et ses passionnés d'aviation légère et de construction amateure retrouvent ce week-end l'aérodrome de Brienne-le-Château pour leur grand rassemblement annuel.

Ce sera l'occasion pour les exposants et visiteurs de découvrir le passé méconnu de l'ancienne base aérienne américaine de Brienne-le-Château, grâce à l'exposition rétrospective proposée par Yvon Crosa durant les trois jours de manifestation.


Des photographies et des plans d'époque, mis en perspective avec des vues plus contemporaine, permettra au visiteur de se rendre compte de l'envergure du complexe aéronautique que représentait jadis cette base, essentiellement pour le compte de l'US Army Aviation.


A défaut de catalogue d'exposition, et puisqu'une grande partie de l'ouvrage concerne l'US Army Aviation et le centre de maintenance de Brienne, vous pouvez toujours vous procurer le Tome 1 des Américains en France, mais dépêchez vous! D'après une source porche du dossier, l'éditeur n'a plus que quelques ultimes exemplaires disponibles à la vente!  

Résultat de recherche d'images pour "les américains en france gérard louis"

jeudi 27 juillet 2017

La "3" à l'heure du F-100


L'accomplissement d'un projet né il y a 10 ans : voilà ce que constitue cet ouvrage auto-publié par Daniel Corroy, ancien mécanicien équipement sur F-100 Super Sabre au sein de la 3e Escadre de Chasse en RFA pendant la guerre froide...

La démarche est atypique et semble plutôt rare : qu'un ancien mécanicien prenne la plume pour transmettre au lecteur l'amour (c'est bien de ça qu'il s'agit) qu'il voue à son avion est une démarche à laquelle on n'est pas souvent confronté. Le "syndrome de St-Ex"* pousse généralement davantage des pilotes, avec plus ou moins de succès, à coucher sur le papier leurs souvenirs de vols et les sentiments et impressions qui les habitaient là haut, dans les cieux, au cours de missions mémorables...
Mais qu'un "rampant", un "graisseux" écrive un livre sur ses souvenirs d'opérations peut étonner : quelles anecdotes palpitantes peut-il bien espérer transmettre au lecteur sans le faire "décoller"? 
* Pas sûr que ce syndrome existe réellement ni que, dans l'affirmative, tel soit en effet son nom, mais nous avons trouvé l'image parlante.

Cette question bête (et volontairement provocante), Daniel Corroy ne se l'est heureusement pas posée, poussé et encouragé qu'il a été dans son projet de rétrospective par ses anciens collègues pilotes et mécaniciens de la "3". Car c'est bien un ouvrage qui fera date qu'il nous propose aujourd'hui, et il eût été dommage qu'une appréhension infondée inhibât sa démarche mémorielle et passionnelle visant à transmettre ce qu'a été cette période historique, de 1959 à 1966 à la "3". D'autant plus que l'auteur a su s'entourer et que son ouvrage regorge de témoignages d'anciens de son unité, dont des pilotes, et est très largement illustré. Saluons d'ailleurs les photos de Régis Merveille, ancien pilote dont le patronyme correspond tout à fait aux clichés qu'il a fournis pour l'illustration de cet ouvrage. Ses superbes photos, notamment en couleurs, dont beaucoup ont été prises en vol, ont déjà illustré plusieurs articles et ouvrages consacrés au F-100 ou à l'EC 1/3 Navarre, mais c'est toujours avec plaisir qu'on les redécouvre, surtout ainsi compilées et mises en valeur dans un aussi bel ouvrage que celui que signe Daniel Corroy.

Mais, avant d'aller plus loin dans le commentaire du livre, re-situons le contexte : de la fin des années cinquante au milieu des années soixante, en pleine guerre froide, la France contribue à l'alerte nucléaire face au bloc soviétique dans le cadre de l'OTAN au moyen de deux escadres de chasse : la 3e et la 11e EC. A cette époque, l'indépendance atomique tricolore n'est pas encore acquise, et les moyens d'assurer cette permanence (bombes + avions) sont fournis par les Etats-Unis, comme c'est le cas pour d'autres pays (Belgique, Canada, Pays-Bas...). Dans ce contexte, la France est toutefois un des rares pays utilisateurs du chasseur-bombardier F-100 Super Sabre, mis à disposition dans le cadre du Mutual Defence Assistance Program (MDAP) envers certains pays alliés. (Le club des pays utilisateurs de F-100 est assez restreint, puisqu'outre les Etats-Unis, il ne compte que la France, le Danemark, la Turquie et Taïwan).

Parallèlement, implantée en France sur les bases aériennes de Chaumont, Etain et Toul, l'US Air Force y entretient également trois escadres de chasseurs-bombardiers F-100 Super Sabre, elles-aussi en charge du strike nucléaire au delà du rideau de fer. 
Devenu Président de la République en 1959, Charles de Gaulle souhaite accélérer le développement entamé sous la IVe République d'une force de frappe nucléaire franco-française. Désireux de redonner à la France un certain libre-arbitre et une liberté de mouvement vis-à-vis de l'alliance Atlantique, il commence par demander que les armes atomiques américaines et leurs vecteurs soient placés par les Américains sous un système de double clé dont la France aurait également la responsabilité. En cas de refus des Américains, de Gaulle souhaite que les armements nucléaires américains et les avions chargés de les mettre en oeuvre quittent le territoire français. Bien sûr, Washington refuse de confier le double des clés à Paris et déménage ses trois escadres de F-100 vers l'Allemagne et et la Grande-Bretagne. C'est l'opération Red Richard, qui intervient entre l'été 1959 et le début de l'année 1960. 
Paradoxalement, mais dans le droit fil de la logique gaullienne, ces dispositions concernent donc également la 3e EC de Reims et la 11 EC de Luxeuil, elles-aussi dotées d'armes nucléaires américaines dans le cadre de leur mission (bombes gardées par des contingents de militaires américains au sein des bases françaises). Ces deux escadres sont donc également contraintes de déménager hors de l'Hexagone, le temps pour la France d'achever son programme d'armement nucléaire aéroporté par le biais des escadrons de Mirage IV.

Ce sont donc respectivement les bases de Lahr et Bremgarten qui accueillent les 3e et 11e escadres de chasse. Situées en RFA, dans la vallée du Rhin, à une encablure du territoire français, mais sur la rive droite du fleuve frontière, ces deux bases deviennent le théâtre d'une parenthèse méconnue qui s'ouvre alors dans l'histoire de la permanence nucléaire au sein de l'armée de l'air. Daniel Corroy détaille notamment dans son ouvrage les spécificités de la mission strike en termes de disponibilité des avions et donc de contraintes mécaniques, différentes de celles des autres unités où il a servi. L'examen de ces contraintes a d'ailleurs permis, à l'usage, de paver la route des futures Forces Aériennes Stratégiques (FAS). Dommage que l'auteur ne détaille pas plus les relations entre les armuriers français et les Américains en charge de la garde de l'arsenal atomique, et notamment le déroulement des entraînements d'alerte nucléaire. Sans doute n'y a t-il lui-même pas été trop confronté de par sa spécialité, et le sceau du secret pèse peut-être encore de nos jours... Un intéressant témoignage d'un armurier habilité nucléaire à l'époque, Paul Crépin,  apporte toutefois d'intéressantes informations sur cette partie du travail propre à l'escadre.

F-100D de l'EC 1/3 Navarre. Profil : Stéphane Lhernault
Cette image n'est pas tirée du livre.

Saluons l'initiative de Daniel Corroy, qui aurait très bien pu se contenter de couler une paisible retraite mais qui au lieu de celà, s'est lancé dans une quête de témoignages et de documents qui lui aura finalement pris quatre ans pour aboutir à ce très beau résultat.
L'ouvrage est intelligemment construit et s'articule en une trentaine de chapitres thématiques, allant de six à douze pages chacun et présentant un aspect spécifique de l'unité, une anecdote, un témoignage ou un temps fort : l'historique de la "3", les campagnes de tirs à Solenzara, la base de Lahr et sa garnison d'expatriés où règnent solidarité, entraide et solides amitiés, le concours Aircent de 1963...
Signalons la démarche de l'auteur qui, dans un souci de pédagogie, situe chaque chapitre dans son contexte historique ou géographique et détaille les causes mécaniques pour chaque accident ou crash évoqué, photos des systèmes incriminés à l'appui. De même les témoignages de pilotes inclus aux chapitres trouvent à chaque fois, en écho, le point de vue de "la mécanique", ce qui en fait presque un livre chorale où l'on sent que c'est le point de vue de l'unité, et non celui d'un seul de ses membres qui est consigné et transmis dans cet ouvrage. C'est pourquoi il est fort probable que ce livre plaise également aux jeunes mécaniciens avions actuels, tant leur rôle est reconnu à leur juste valeur et tant le propos et l'analyse des incidents et accidents relatés peuvent s'avérer intéressants voire formateurs. La mécanique et les avions ont changé, l'approche du problème technique et l'esprit de déduction reste le même aujourd'hui.

Sommaire de l'ouvrage. Cliquez pour agrandir.

A quelques rares occasions, l'auteur se réserve le privilège d'une digression, sortant du cadre de la 3e EC au temps du F-100, pour évoquer la carrière d'Edmond Marin la Meslée, la catastrophe d'Albacete en 2015 ou encore le crash du capitaine Allard... autant d'occasions lui permettant de témoigner d'un esprit de corps toujours palpable aujourd'hui, le lien étant celui de l'appartenance à une unité, la 3e EC, au travers de ses différentes époques.

Au centre du livre a été déportée une série d'annexes, habilement sortie des chapitres auxquelles elles se rapportent pour ne pas alourdir le propos avec des photos et des informations s'adressant à une minorité de lecteurs : anciens de l'Escadre qui se retrouveront avec plaisir sur des photos de repas d'unité ou de prises d'armes, photos de villégiature corse lors d'une campagne de tirs à Zara... 
L'ensemble de l'ouvrage est ainsi très agréable à lire et à feuilleter, l'auteur excluant une narration académique pour se faire complice du lecteur et ainsi transmettre avec un certain humour ses souvenirs, anecdotes voire confidences.
Pour finir, Daniel Corroy élargit un peu son traitement du sujet en consacrant quelques chapitres à ses souvenirs autres opérationnels à Bremgarten au temps de l'Ouragan puis du F-84F, à Chaumont, ville dont il est originaire et où il redécouvre la base aérienne américaine de l'intérieur avec un plaisir manifeste, lors des rencontres Aircent auxquelles il prend part avec la "3"...

4e de couverture. Cliquez pour agrandir.

Pour résumer, on peut dire que ce livre est une pièce de choix pour quiconque s'intéresse aux relations entre l'armée de l'air et l'OTAN, notamment avant l'obtention de la puissance atomique par la France. Ce sujet trop peu traité trouve enfin une visibilité méritée à travers ces pages. Il en va de même pour l'engagement des militaires français de l'armée de l'air expatriés en RFA en pleine guerre froide pour garantir cette mission au sein d'une alliance militaire à laquelle ils sentaient sans doute déjà qu'ils n'appartiendraient plus très longtemps, du moins dans les mêmes conditions. Une époque très particulière donc, mise en valeur avec tendresse par Daniel Corroy. 
Il serait intéressant que l'initiative de l'auteur trouve un écho au sein de la très organisée amicale des Anciens de la 11e Escadre de Chasse, qui pourrait se lancer dans la réalisation d'un livre équivalent vu de la "11". Cette escadre a certes volé bien plus longtemps que la "3" sur Super Sabre et plus seulement dans une rôle de strike nucléaire. Mais disposer d'un ouvrage de référence équivalent pour la période allemande de la 11e EC, sur la base de Bremgarten, serait une vraie chance. L'appel est lancé...

Bien qu'il ait fort à propos sollicité la société de prestations graphiques Baobab, qui a réalisé une très belle mise en page et assuré la fabrication de l'ouvrage, l'auteur assure seul la distribution de son livre qui n'est donc pas diffusé dans le commerce, ni dans les réseaux grands publics, ni auprès des filières spécialisées. Le seul moyen pour vous le procurer est donc de le commander directement auprès de lui. Pour ce faire, vous trouverez ci-dessous un bon de commande, ainsi que ses coordonnées. Seul le paiement distant par chèque est accepté (pas de paiement électronique).
Vu la qualité de l'ouvrage, il est fort probable que le tirage s'amenuise rapidement. Ne manquez donc pas cette opportunité d'ajouter ce très bel ouvrage à votre bibliothèque. Il complètera d'ailleurs très avantageusement le livre de Jean-Pierre Calka et Eric Moreau sur Le F-100D/F Super Sabre en service dans l'armée de l'air.

La 3e Escadre de Chasse et le F-100D/F Super Sabre
21,6 x 30,3 cm. 354 pages. Couverture rigide.
Plusieurs centaines de photos en couleurs et noir et blanc.
54 euros franco de port.
Bon de commande ci dessous (à imprimer, à compléter et à retourner à l'auteur accompagné de votre règlement par chèque)


jeudi 18 août 2016

"Trailer park" géant à Semoutiers



Comme chaque année à la même époque, l'association évangélique Tzigane "Vie et Lumière" plante son chapiteau pour son grand rassemblement annuel où convergent à chaque fois des milliers de caravanes.
Pour le tenue de cet évènement, cette association est amatrice d'aérodromes et, en particulier d'anciennes bases de  l'OTAN, mais pour des raisons étrangères à l'aviation et à son histoire - le rassemblement se faisant fréquemment au détriment de l'aviation générale, parfois encore utilisatrice des aérodromes réquisitionnés par la préfecture.

Ce n'était pas le cas l'an dernier à Grostenquin (57), qui n'accueille plus que quelques sporadiques poser d'assaut par des avions cargos de l'armée de l'air. Cette année, en revanche, comme il y a deux ans, c'est sur l'ancienne base américaine de Chaumont-Semoutiers (52) que se tient le rassemblement. Ce terrain, figuré comme réservé aux administrations sur la documentation aéronautique, est en fait accessible aux appareils venant de l'extérieur après contact avec la CCI, gestionnaire d'une partie de l'emprise. Mais surtout, il héberge deux aéroclubs: celui de Chaumont et celui de la Haute-Marne, implantés au nord-ouest de la plate-forme, et dont les avions évoluent en bonne intelligence aux côtés des drônes du 61e régiment d'artillerie. 

Panonceau avertissant les pilotes à la sortie du parking de l'aéroclub de Chaumont.
Photo F. Loubette
Ces usagers aériens, civils comme militaires, devront donc prendre leur mal en patience : si le rassemblement se déroule officiellement du 21 au 28 août prochain, le terrain est fermé à la circulation aérienne depuis le 4 août dernier, et jusqu'au 2 septembre prochain, les premières caravanes étant, en outre déjà arrivées sur le site ouvert depuis le 15 août. Environ 6000 caravanes sont attendues, représentant près de 30000 pèlerins.


Gageons que cette nouvelle édition du rassemblement tzigane en Haute-Marne ne sera pas la dernière, tant les sites propriétés de l'Etat en capacité de l'accueillir se sont raréfiés : c'est aussi ça la décentralisation. D'autres plate-formes qui avaient accueilli l'évènement par le passé (Chambley, Lure, Marville, Damblain...) ayant été acquis par des collectivités locales, les sites "réquisitionnables" se limitent désormais, en tous cas pour l'est de la France, à Chaumont et Grostenquin. Or, une alternance bisannuelle entre ces deux sites risque, à terme, d'irriter les populations voisines toujours assez rétives à la tenue de ce rassemblement, et d'exacerber au moins localement les extrémismes, même si la tenue de cet évènement ne semble en rien liée à une hausse de la délinquance locale d'après le retour d'expérience de 2014 (cf. dossier de presse émis par la préfecture).

Une partie du trailer park de la base américaine de Chaumont au milieu des années cinquante.
Photo NARA.

mardi 5 juillet 2016

Chaumont-Semoutiers : Lady Liberty a 60 ans

La Statue de la Liberté de Chaumont-Semoutiers, à l'occasion de son 60e anniversaire. 
© P. Carré
Ces 3 et 4 juillet, des célébrations franco-américaines se sont déroulées à Chaumont et dans ses alentours, à l'occasion du retour de citoyens américains venus célébrer le 60e anniversaire de la Statue de la Liberté haut-marnaise. Cette réplique fut inaugurée sur la base américaine de Semoutiers le 4 juillet 1956, à l'occasion de la fête nationale des Etats-Unis, alors que le 48th Fighter Bomber Wing et ses F-86F Sabre étaient basés sur la plate-forme de l'US Air Force. A cette occasion, l'unité fut d'ailleurs baptisée "escadre de la Statue de la Liberté" (Statue of Liberty wing).

Présentation du nouvel insigne de l''escadre lors de son baptême officiel, le 4 juillet 1956.
© NARA
L'association Chaumont US Memory, et particulièrement son énergique président Jacky Rusnov, préparent l'évènement depuis de longues années : on ne fête pas ses 60 ans tous les jours, aussi, il convenait de marquer l'évènement d'une pierre blanche.
Si l'anniversaire de la Statue de la Liberté, célébré tous les 10 ans, est souvent prétexte au retour d'Américains en Haute-Marne, l'anniversaire, cette année, a pris une saveur particulière. D'abord parce que la roue tourne : les Américains de retour aujourd'hui sont les enfants des militaires jadis basés à Semoutiers et ayant servi au sein du 48th Fighter Bomber Wing (48e escadre de chasseurs-bombardiers). La grande majorité de leurs glorieux ainés ont aujourd'hui disparu, et leurs enfants eux-même commencent à entrer dans le 3e âge. Ces célébrations risquent donc fatalement d'être parmi les dernières effectuées en présence d'Américains.
Mais cette année en outre, la cérémonie d'anniversaire était également l'occasion de baptiser des rues chaumontaises en mémoire de la longue présence américaine dans la préfecture de la Haute-Marne et ses environs.

Le colonel Chabbert, chef de corps du 61e RA basé à Semoutiers, et les porte-drapeaux
de l'association Chaumont US Memory devant la Statue de la Liberté.
© P. Carré
Une trentaine d'Américains avait effectué le voyage transatlantique pour revenir dans ce coin de France qu'ils connurent jadis, en tant qu'enfants de soldats venus, une nouvelle fois défendre l'Europe de la menace d'une 3e guerre mondiale. Vivant dans des caravanes sur la base elle-même, ou par la suite, dans les pavillons de plain-pied des cités Lafayette et Pershing, ce voyage prenait, pour certains, des airs de pèlerinage.

© P. Carré
A la faveur d'un petit changement de programme compte tenu du contexte actuel, la cérémonie du 60e anniversaire en elle-même s'est déroulée dimanche 3 juillet, dans l'enceinte militaire du 61e Régiment d'Artillerie qui occupe aujourd'hui l'ancienne base américaine. Son chef de corps, le colonel Chabbert a accueilli ses invités par une allocution en anglais. Après les dépôts de gerbes en règle, civils français et américains et militaires français de l'unité ont pu saluer Lady Liberty et la photographier à leur convenance.

Pour l'occasion, un (petit) drapeau américain a momentanément
re-flotté
au côté du drapeau français devant le QG de la base.
© P. Carré
Même vue que la précédente, 60 ans plas tôt, comme en témoignent
l'absence d'arbres et les véhicules.
© OTAN

Le lendemain, lundi 4 juillet, fête nationale américaine, les commémorations se sont poursuivies au monument à l'amitié franco-américaine, boulevard Barotte. Cette adresse n'allait cependant plus avoir cours très longtemps puisque l'inauguration de plaques de rues matérialisant leur baptême allait suivre en fin de matinée.

Une portion du Boulevard Barotte, longeant le square du Boulingrin, s'apprête à être rebaptisée.
© F. Loubette
Une émouvante cérémonie s'est donc déroulée au pied du monument pavoisé, en présence des autorités civiles et militaires, des membres de l'association Chaumont US Memory ainsi que de la délégation américaine. Celle-ci comprenait notamment Carolyn Clark Miller, fille du Colonel Albert P. Clark qui commanda la base de Semoutiers à partir d'août 1955. Carolyn Clark était alors une adolescente de 17 ans. Son séjour en France l'a manifestement marquée, puisqu'elle revient depuis presque chaque décennie pour célébrer l'anniversaire de la Statue de la Liberté.
Du côté français, outre le colonel Chabbert commandant le 61e RA, on pouvait également noter la présence, entre autres, du député de la Haute-Marne Luc Chatel, et de Madame Christine Guillemy, Maire de Chaumont,.

Une petite foule franco-américaine s'était rassemblée autour du monument.
© F. Loubette
C'est avec une émotion certaine que Jacky Rusnov salue l'aboutissement de longues
années de démarches pour honorer la présence américaine à Chaumont, de 1952 à 1967.
© F. Loubette
Carolyn Clark Miller, en bleu, offre une plaque commémorative à
Madame Guillemy, maire de Chaumont.
© F. Loubette
Entre l'ancien et l'actuel maire de Chaumont, Jacky Rusnov, président de
Chaumont US Memory, est très ému pendant le discours de Luc Chatel.
© F. Loubette
© F. Loubette
Des dépôts de gerbes et des remises de cadeaux - dont une plaque commémorative offerte par Carolyn Clark Miller - ont ponctué la cérémonie qui s'est suspendue quelques instants à 11h00, à l'occasion du survol du monument par deux Mirage 2000D de l'escadron 3/3 Ardennes de la base de Nancy-Ochey. 
Une plaque a ensuite été dévoilée, arborant le nom des 17 pilotes américains morts en service durant le temps de leur affectation en Haute-Marne. Cette plaque orne désormais le monument à l'amitié franco-américaine.

© via C. Guillemy
Les noms des 17 pilotes et la date de leur décès (dont 4 pour la journée du 20 mai 1957)
ornent la nouvelle plaque sur le monument. Le dernier d'entre eux, Don Slack, s'est vu
dédier le roman Stranger to the ground par son camarade Richard Bach, pilote écrivain,
servant à Chaumont à la même époque, et popularisé par son roman Jonathan Linvingston le goéland.
© F. Loubette
Le monument à l'amitié franco-américaine perpétue désormais le souvenir
des 17 pilotes américains décédés en service pendant
leur affectation à Chaumont-Semoutiers.
© F. Loubette
Inauguration de plaque par Carolyn Clark Miller entourée par Luc Chatel et Christine Guillemy.
© F. Loubette


L'esplanade Wilson sera désormais l'une des deux voies entourant
le monument à l'amitié franco-américaine.
© F. Loubette
Le boulevard du 48th Fighter Bomber Wing est désormais la nouvelle adresse
du monument à l'amitié franco-américaine.
© F. Loubette
Les festivités et commémorations se sont ensuite poursuivies autour du verre de l'amitié (franco-américaine, est-il encore besoin de le préciser?) au square du Boulingrin, puis à table à la salle des fêtes de Villiers-le-Sec, tandis qu'un peu plus loin, dans ce même village, se tenait une exposition rétrospective au comptoir du jardinier, encore et toujours organisées par l'association Chaumont US Memory.

Une partie de la décoration de la salle des fêtes de Villiers-le-Sec.
© F. Loubette

L'exposition au Comptoir du jardinier rassemblait notamment de nombreuses
voitures évocatrices des 50's et 60's.
© F. Loubette
Une Corvette Stingray décapotable, quelques mannequins et
vous voilà transportés au début des sixties!
© F. Loubette
JHM du 4 juillet relatant l'évènement. Cliquez pour agrandir.

vendredi 1 juillet 2016

Un week-end entre Chambley et Chaumont....


Ce week-end, le site de Chambley Planet'Air accueille un grand show aérien à l'américaine digne de cette ancienne base de l'US Air Force! 
Les Free Flight World Masters sont tout à la fois un spectacle aérien et terrestre (effet pyrotechniques et cheerleaders), une compétition de voltige et surtout une grande fête populaire. Co-organisé par Bleuciel Airshow et la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, l'évènement sera notamment marqué par la présence du Rafale (les deux jours) et la Patrouille de France (le dimanche) après midi. De quoi approcher une équipe de France non moins prestigieuse que celle qui officiera en quarts de finale de l'Euro 2016 dimanche soir au Stade de France! 
Des champions du monde de voltige français sont d'ailleurs annoncés, tels que Nicolas Ivanov et peut-être Alexandre Orlowski en tant que représentant la prestigieuse équipe de Voltige de l'Armée de l'Air (EVAA). 
La Patrouille de France a déjà évolué à plusieurs reprises à Chambley, mais n'y était plus revenue depuis 2003. Une occasion à ne pas manquer pour passer un bon moment en famille ou entre amis, d'autant que l'accès à l'événement et le parking sont gratuits! Il conviendra cependant de s'armer de patience : l'effectif d'un meeting avec la Patrouille de France, en fonction de la météo, peut atteindre les 50000 participants. Il s'agira de ne pas perdre patience dans les bouchons. 
Plan d'accès au site de Chambley Planet'Air et sens de circulation.


Pour davantage de détails et de vidéos, voir les article de Tout-Metz, du Républicain Lorrain ou de France 3 au sujet de l'évènement. Vous pouvez suivre aussi l'actu du Free Flight World Masters sur Facebook.

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Pendant ce temps, plus au sud, en Haute-Marne, sur une autre ancienne base aérienne américaine.... 
L'association Chaumont US Memory va célébrer en grandes pompes le 4 juillet (fête nationale américaine) et par la même occasion le 60e anniversaire de la Statue de la Liberté - il s'agit bien de la réplique miniature du célèbre monument, inauguré en 1956 sur la base aérienne américaine.

Inauguration de la Statue de la Liberté, le 4 juillet 1956.
Préparée depuis de longs mois par l'association, cette cérémonie est marquée par le retour d'Américains ayant vécu sur la base (essentiellement des enfants de militaires ayant grandi sur la base et dans les environs). De nombreux temps forts ponctueront les journées des 3 et 4 juillet.
Dimanche 3, une exposition rétrospective de la présence américaine en Haute-Marne de 1917 à 1967 sera visible au Comptoir du Jardinier,  jardinerie de Villiers-le-Sec situé juste en face de l'entrée de la base de Chaumont-Semoutiers. De nombreuses photos, maquettes, musiques et souvenirs de l'époque américaine composent cette exposition qui vous garantiront une immersion dans l'âge américain de Chaumont. Ce sera également l'occasion de se procurer le livre publié par l'association Quand Chaumont flirtait avec l'Amérique. Des dégustations et ventes de Champagne et autres présentation du 61e Régiment d'Artillerie (actuel occupant de l'ancienne base américaine) agrémenteront cette journée.

Le lundi 4 juillet sera marqué par le baptême de noms de rues de Chaumont en souvenir de la présence américaine (dont une rue du 48th FBW) : une cérémonie aura lieu au monument dédié à l'amitié franco-américaine. Puis la délégation et les membres de l'association se rassembleront sur l'ancienne base au pied de la Statue (évènement non ouvert au public en raison des restrictions d'accès à l'emprise militaire). Un survol par des Mirage 2000 français est prévu à cette occasion, il s'agira sans doute de la patrouille des Ramex Delta dont l'appareil du leader est spécialement décoré pour le centenaire de la création de l'escadrille La Fayette.



La presse locale en a parlé :
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Un reportage photo de cette journée particulière vous sera proposé ici-même dans quelques jours.

Il ne reste plus qu'à faire la danse du beau temps pour que ces journées, à Chambley, comme à Chaumont, soient couronnées de succès!

samedi 21 novembre 2015

Retour sur un flirt qui a duré 16 ans...

Jacky Rusnov (à droite) président de Chaumont US Memory,
heureux d'entretenir un souvenir bien vivant.

La librairie chaumontaise "A la Une" était le joyeux siège d'un lancement attendu
samedi dernier 14 novembre : celui du livre Quand Chaumont flirtait avec l'Amérique. Pour cette séance de dédicaces en présence de nombreux co-auteurs, la metzanine de la libraire exposait de nombreux souvenirs évocateurs de la présence américaine en Haute-Marne. En voici un mini-reportage photos qui ne retranscrit toutefois pas la belle affluence générée par l'évènement, preuve que le sujet intéresse toujours...

Pour ceux qui n'ont pas pu être présents samedi dernier, une séance de rattrapage au "Comptoir du jardinier" à Villiers le Sec (52 - face à l'entrée de l'ancienne base aérienne de Chaumont-Semoutiers), aura lieu demain dimanche 22 novembre, de 14h00 à 19h00 en présence des auteurs pour faire dédicacer votre exemplaire!

De droite à gauche, quelques membres de l'association et co-auteurs du livre :
Jérôme Whilélem, Jacky Rusnov, Claude et Roger Petitpierre, Francis Michelot...

Pour l'occasion, Jérôme Whilélem avait déployé une escadrille de
maquettes évocatrices de Chaumont Air Base.
(cliquez pour agrandir)

De nombreux objets évocateurs des 50's, 60's et de la présence américaine
étaient rassemblés et exposés pour l'occasion
(cliquez pour agrandir)

(cliquez pour agrandir)

(cliquez pour agrandir)

(cliquez pour agrandir)
Ce nouveau livre fera prochainement l'objet d'une recension ici-même!