dimanche 22 mars 2015

L'histoire de Bordeaux Air Base, en couleurs



Après celle de Phalsbourg en novembre dernier, Air Fan et Jean-Pierre Hoehn nous font (re)découvrir ce mois-ci la base américaine de Bordeaux-Mérignac au temps de la guerre froide. Cette base n'avait n'avait pas été traitée par Jean-Pierre Hoehn dans sa fameuse "saga de l'US Air Force en France" paru dans Air Fan à la fin des années 80 - début des années 90, et il était donc grand temps de combler cette lacune!

Saluons cette démarche de l'auteur, suivie d'ailleurs par la rédaction du magazine, de proposer aux lecteurs une alternative aux seuls articles mettant en scène des Rafale gris-fantôme qui monopolisent fatalement la presse aéronautique militaire française. Il s'agit certes d'un très bel appareil devenu la clé de voute de l'armée de l'air. C'est pourquoi il est toujours largement représenté sur les couvertures d'Air Fan qui se doit de suivre l'actualité (notamment les premiers succès du Rafale à l'export), mais lorsqu'on ouvre le magazine, il est cependant appréciable de trouver des sujets alternatifs, mettant en lumière d'autres appareils jadis basés dans l'Hexagone. 

Cette fois, ce sont essentiellement les B-26 Invader du 126th Bomb Wing Light qui illustrent les pages de l'article consacré à Bordeaux Air Base. A son arrivée en France au début des années cinquante, cette unité effectua en effet une halte d'environ six mois sur cette base bien éloignée du rideau de fer, mais qui était alors une des rares plate-formes en France dont l'infrastructure pouvait accueillir presque du jour au lendemain l'activité de quarante-huit bombardiers.
Bordeaux ne fut cependant qu'une base intérimaire pour les avions et les personnels du 126th Bomb Wing, le temps que leur base de destination (en l'occurrence Laon AB) soit prête à les accueillir. Ce fut le cas au printemps 1952 et l'escadre émigra dans l'Aisne.

Pour autant, Bordeaux Air Base resta utilisée par les Américains jusqu'en 1964, hébergeant notamment des appareils de sauvetage en mer, à voilure fixe ou tournante de façon permanente, et de manière plus occasionnelle, des avions de combat en campagne de tir sur le polygone de Cazaux voisin.

Outre l'histoire de la base aérienne américaine, Jean-Pierre Hoehn re-situe l'importance qu'avait la région bordelaise dans le dispositif allié en France, notamment grâce à ses ports, points de départ de l'imposante activité logistique US cheminant vers l'Est de la France et, au delà, vers la zone d'occupation américaine en Allemagne. 

Les puristes de la présence militaire américaine en France durant la guerre froide reconnaîtront certaines photos déjà publiées dans la "bible" de Jerome McAuliffe consacrée à l'US Air Force en France. Le Lieutenant-colonel Jerome McAuliffe fut en effet un témoin privilégié de l'activité de la base bordelaise en tant qu'artisan des premières heures de l'USAF en France : il servit en effet à Bordeaux, puis à Laon, au sein du 126th Bomb Wing Light. Air Fan et Jean-Pierre Hoehn nous offrent toutefois la possibilité de redécouvrir ces précieux clichés, publiés cette fois en couleur, ce qui n'était pas le cas dans le livre de Jerome McAuliffe. Bravo à la rédaction d'Air Fan donc, pour avoir remis en lumière cette base arrière de l'USAF en France en valorisant au passage de rares documents d'époque!

dimanche 25 janvier 2015

Eclats de vie d'un pilote de chasse 1952 - 1967



"Eclats de vie"!... le terme n'est pas volé, tant la vie d'un pilote de chasse peut être éclatante de prestige, volant vite et haut dans l'azur ; ou bien littéralement "éclater" à tout instant, en raison de la rupture d'aubes du compresseur du réacteur - entre autres causes - comme en témoigne Jean-Louis Sébastiani, un miraculé de l'aviation militaire des années cinquante et soixante.

Voilà une autobiographie qui mérite vraiment qu'on s'y penche, tant par son contenu que par le point de vue de son auteur et la période qu'il dépeint. Il s'agit en effet des quinze années de contrat liant Jean-Louis Sébastiani à l'armée de l'Air, qui coïncident aux heures les plus intenses de l'alliance France-OTAN sur le plan aéronautique. Dans ce contexte de guerre froide, la France était encore membre de l'Alliance Atlantique à part entière, avant son retrait du commandement intégré intervenu en mars 1967. Le point de vue d'un pilote français sur cette quinzaine d'années met aussi en perspective ce contexte de guerre froide avec celui de la guerre d'Algérie, passage obligé pour tout pilote de l'armée de l'Air à cette époque... Mais n'anticipons pas!

C'est après le baccalauréat que l'auteur commence son récit, en évitant pudiquement, du début jusqu'à la fin, les considérations personnelles et privées pour se concentrer sur sa passion et son métier. Devenir pilote et essayer de le rester, jusqu'à devenir si possible un "vieux pilote", voilà la trame narrative de cette autobiographie qui débute, au terme d'une visite médicale validant son aptitude à la chasse, par l'incorporation à Aulnat, dans ce qui ressemble à un "stalag" d'après la description qu'en fait l'auteur! Les réalités de la vie militaire sont bien loin de l'affiche séduisante émanant du bureau de recrutement, vantant l'armée de l'Air renaissante, dans une représentation quasi-romantique de jets modernes volant au ras des coquelicots!

Heureusement, l'Alliance Atlantique ouvre de nouveaux horizons à de nombreux jeunes apprentis pilotes au début des années cinquante. En effet, en plus de fournir à la France du matériel volant, les Etats-Unis prennent également en charge la formation de nombreux pilotes sur leur sol, offrant une alternative à l'école de chasse de Meknès aux élèves-pilotes les plus à l'aise avec la langue de John Wayne! Au terme s'un stage de pilotage de base sur Stampe au sein de l'aéro-club d'Albi, l'auteur prend donc le chemin de Marana AFB, en Arizona, pour y suivre le Primary Training sur T-6. Après une transatlantique surréaliste sur paquebot et une traversée ferroviaire épique des Etats-Unis, l'auteur découvre donc le désert, mais aussi la discipline et la pédagogie à l'américaine. Après six mois à Marana s'ensuit le Basic Training à Williams AFB pour six mois de plus.
D'après son récit, Jean-Louis Sébastiani semble traverser les différentes étapes de la formation à l'américaine sans difficultés apparentes. Il nous fait toutefois partager les doutes mais aussi les joies et les grandes satisfaction de l'élève pilote, transformé "de béotion du vol" à "pilote de chasse combat ready" en seulement dix-sept mois. Tant et si bien que l'année de formation occupe la moitié du récit de ses quinze années de pilote de chasse.

Après la découverte du jet sur T-33 et P-80 et la formation au tir sur F-84G et E à Luke AFB, c'est le retour en France, à Reims, au sein de la 3e Escadre de Chasse. Magie de l'Alliance Atlantique, l'auteur y retrouve le Thunderjet, appareil sur lequel il avait terminé son cursus quelques semaines plus tôt. Dans son escadron, le jeune pilote parvient à se faire une place parmi de nombreux "moustachus" vétérans de la Seconde Guerre mondiale. L'auteur témoigne à cette occasion de l'ambiance volontiers potache qui régnait encore dans cette armée de l'Air en phase de mutation.

C'est à l'occasion de manoeuvres depuis la base de Damblain que le destin du ce jeune pilote manque de tourner court : victime d'une panne à trop basse altitude, ne pouvant s'éjecter, il est forcé de se poser en catastrophe et frôle la mort. Jean-Louis Sébastiani a juste le temps d'être transformé sur F-84F avant d'être interdit de siège éjectable pendant deux ans, conséquence indésirable de son crash. Il prend alors la direction de l'Algérie, où contraitement à la majorité de ses collègues qui volent à cette époque sur T-6 ou T-28, lui va tâter de l'antique P-47 Thunderbolt au sein de l'Escadron d'Entraînement Opérationnel et de Calibration (EEOC) 1/17 à Oran-La Sénia. Le climat se durcissant, les prises d'alerte et la chasse aux fellaghas deviennent le lot quotidien de l'unité, rapidement rebaptisée Escadron de Chasse 1/20 "Aurès-Nementchas" et rattachée à la 20e Escadre de Chasse.

Après quatre ans de P-47 en Algérie, l'auteur peut enfin réintégrer une unité de chasseurs à réaction en métropole. Il s'agit de la 10e Escadre de Chasse basée à Creil, chargée de l'interception et de la défense aérienne. Si la reprise de contact avec un jet ne se fait pas sans quelque hésitation, rapidement, Sébastiani reprend de l'assurance aux commandes de son Super Mystère B2. De campagnes de tir en échanges d'escadron avec les Canadiens de Marville, l'auteur gravit les derniers échelons du parcours semé d'embûches que constitue la carrière de pilote de chasse opérationnel, jusqu'à sa qualification de Chef de Patrouille. Guerre froide et guerre d'Algérie se confondent une nouvelle fois quand des Mig Libyens menacent des positions algériennes, motivant un détachement de SMB2 de la "10" à Bône... C'est l'occasion pour l'auteur de découvrir une nouvelle géographie aérienne de l'Algérie, avec la vitesse et la puissance du SMB2 réduisant les distances et la menace du relief qui rendaient incertaines ses "expéditions" en P-47 quelques années plus tôt.

Avec l'année 1963, l'heure sonne de transmettre le flambeau et notre narrateur se retrouve instructeur à Tours sur Mystère IV au sein du 5e Escadron. A lui, à présent, de dispenser son savoir comme l'avaient fait ses mentors américains une décennie plus tôt. Le clap de fin retentit en février 1967 pour Jean-Louis Sébastiani, au terme d'un vol sur Mystère IV et d'une carrière de pilote bien remplie.

D'un style agréable où un humour certain et une réelle sensibilité artistique s'expriment (en plus d'être pilote de combat, l'auteur est dessinateur, peintre, imitateur et poète!), cette autobiographie riche d'anecdotes se dévore d'une traite. L'auteur fait en outre preuve d'un vrai souci de pédagogie, comme en témoigne, entre autres références, la présence d'un glossaire en fin d'ouvrage, rendant la lecture acccessible aussi bien au spécialiste qu'au béotien curieux et intéressé.
Sur le fond, rien à redire, donc si ce n'est à saluer l'effort de transmission mené par l'auteur. Sur la forme en revanche, on regrette que les nombreuses photos et illustrations (noir & blanc et couleur) jalonnant cette tranche de vie n'aient pas reçu le traitement qu'elles auraient mérité. Pertinentes et agréablement disséminées tout au long de l'ouvrage plutôt que dans un cahier central - ce qui sert mieux le propos de l'auteur - leur qualité d'impression est toutefois décevante, en raison d'un manque d'optimisation et d'un papier d'impression pas franchement adapté. En outre de nombreuses photos impliquent de pivoter le livre de 90° pour être admirées, et cette rotation continuelle n'est pas des plus confortable en cours de lecture. Enfin, le positionnement tarifaire est sans doute un peu élevé en comparaison d'ouvrages équivalents en termes de fabrication.

Ces considérations mises à part, Eclats de vie d'un pilote de chasse, de Jean-Louis Sebastiani, est à recommander à tous les lecteurs intéressés par l'aviation des années cinquante et soixante, celle à hélice des "opérations" de maintien de l'ordre en Algérie comme celle des "lampes à souder" supersoniques de l'industrie aéronautique française renaissante.

Enfin, si l'auteur s'est concentré dans cet ouvrage sur sa vie aéronautique, il convient de signaler un autre de ses livres paru chez le même éditeur : dans Au fil de la plume, Jean-Louis Sébastiani laisse davantage la place à l'inspiration poétique et aux sentiments qui l'habitent, pour découvrir une autre facette de cette riche personnalité.

Pour avoir un aperçu des premières pages de ce livre, CLIQUEZ ICI


Eclats de vie d'un pilote de chasse
1952 - 1967

Autobiographie

Jean-Louis SEBASTIANI

Editions Société des Ecrivains
ISBN : 9782342028522
356 pages

>> Commander sur le site de l'éditeur

mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël et bonne année 2015



Chers amis et lecteurs, je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d'année! Un joyeux Noël à vous et vos proches, et une excellente année 2015, riche en bons moments aéronautiques!

Si j'ai un peu délaissé le blog ces derniers mois, c'était pour me consacrer davantage à alimenter le site en contenus (du moins la partie francophone), les journées n'ayant que 24h... Le développement de l'un se fait au détriment de l'autre, mais les deux sont complémentaires! Si je n'ai pas fait état sur ce blog de toutes les dernières mises à jour, je l'ai en revanche fait sur la page Facebook que je vous invite également à consulter régulièrement, il n'est pas nécessaire d'avoir un compte Facebook pour y accéder!

Mais restez fidèles! Bientôt, de nouvelles recensions vous seront proposées, des rendez-vous, et aussi de nouvelles parutions, comme un prochain recueil de témoignages de vétérans américains et français de Chaumont Air Base, publié par l'association Chaumont US Memory, ou un article de Jean-Pierre Hoehn sur Bordeaux Air Base!

A bientôt!
Fabrice Loubette

dimanche 23 novembre 2014

Lille-Lesquin dans un livre


La riche histoire de l'aéroport de Lille-Lesquin est désormais consignée dans un ouvrage à paraître le 15 décembre prochain, sous la plume de Pierre Antoine Courouble. Retour sur un siècle d'aviation à Lesquin...

S'il s'agit d'une ancienne base de dispersion au standard OTAN, comme le montrent les photos aériennes historiques de l'IGN, cet épisode ne fut cependant "qu'un détail dans l'histoire" de l'aérodrome (n'y voyez pas de paraphrase d'un borgne tristement célèbre!). C'est sans doute en effet l'aviation allemande qui laisse la marque la plus importante dans l'histoire du terrain, bien avant l'aérogare et l'aviation commerciale.

Livre de 400 pages au format A5 très riche en illustrations, cet ouvrage est en souscription jusqu'au 30  novembre au prix de 22,50 € + 7,50 € de port (soit un total de 30€) au lieu de 28€ + 7,50€ de port à partir du 1er décembre (soit un total de 35,50€).

Pour en découvrir davantage sur le contenu du livre de Pierre-Antoine Courouble et connaître toutes les modalités de paiement et d'envoi, cliquez ici pour consulter le bon de commande à imprimer.

samedi 15 novembre 2014

Histoires de Sabre Dog


Bonne nouvelle pour tous les fanas des jets américains des années 50 et 60 : Jean-Pierre Hoehn renoue, pour notre plus grand plaisir, avec un de ses sujets de prédilection dans le n° 432 d'Air Fan de novembre 2014 : l'US Air Force en France pendant la guerre froide!

L'auteur se concentre sur une unité assez exceptionnelle : le 513th Fighter Interceptor Squadron de Phalsbourg. Cet escadron était en effet la seule unité américaine en France à assurer une mission de défense aérienne au profit de l'OTAN. Pas étonnant donc que sa monture, le F-86D Sabre Dog, n'ait été basé sur aucune autre plate-forme américaine en France pendant la guerre froide.

F-86D du 13th FIS vu lors d'une JPO à Toul-Rosières..
Photo Larry Medlin


Dans cet article de huit pages, l'auteur nous livre les souvenirs d'Abbott Greene, qui fut jadis un jeune lieutenant pilote de F-86D à Phalsbourg. Ce récit vivant et riche en anecdotes ressuscite agréablement le souvenir des différentes unités d'interception françaises, canadiennes et américaines installées le long du Rhin, ou à proximité immédiate, durant la guerre froide. Ainsi, la 13e ECTT de Colmar, équipée de la variante F-86K, est très présente dans les souvenirs de l'ancien pilote.

F-86K de la 13e Escadre de Chasse Tout-Temps de Colmar,
lors du retrait de service de cet appareil, remplacé par le Mirage III.
Photo : NARA


Comme toujours, l'auteur nous gâte côté illustrations : de nombreuses photos couleurs et inédites de F-86D complètent avantageusement le texte, et même quand elles sont en noir et blanc, les photos méritent sacrément le coup d'oeil, présentant des "oiseaux rares", tel un T-33 aux couleurs du 513th FIS. En plus, outre les traditionnelles photos de spotters opportunistes, captant un appareil de passage sur une base quelconque, l'article nous propose plusieurs photos clairement prises à Phalsbourg, comme le prouvent les arrières-plans, ce qui est d'autant plus intéressant. Enfin, l'article s'achève sur la fin de vie des F-86D via le dépôt de Châteauroux...

Espérons que ce nouvel article de Jean-Pierre Hoehn sur l'US Air Force en France en annonce de prochains autres!
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Le hasard du calendrier veut que paraisse, en même temps que l'article de Jean-Pierre Hoehn, la newsletter de l'association Anciens Aérodromes n°52 de novembre 2014 dont un article reprend l'histoire des F-86D, précisément là où s'arrête l'article d'Air Fan : deux pages sont en effet consacrées au dernier voyage des F-86D de l'OTAN, convoyés par la route (!) de l'aérodrome de Châteauroux-Déols vers les entrepôts de La Martinerie, à l'été 1961, pour y être démontés et canibalisés. 

mercredi 10 septembre 2014

Cap sur Marville!! - Modifié




Sous ce titre, qui pourrait être celui d'un album de Dan Cooper s'annonce en réalité une exposition historique, rétrospective de la présence de l'armée de l'air canadienne (RCAF) sur la base aérienne de Marville (55).

Une fois encore, on doit cette heureuse initiative à l'association Aeromarguerite, qui profite du retour d'une délégation de vétérans canadiens dans le Nord meusien et le Sud de la Gaume pour raviver le souvenir de la présence de la RCAF en France dans le cadre de l'OTAN, et signifier également aux Canadiens que leur effort pour participer à la défense de l'Europe durant la guerre froide n'a pas été oublié.

Au milieu des années cinquante, les Canadiens arrivent à Marville en pleine crise du logement, et sur une base à peine achevée, loin de pouvoir accueillir tous les militaires qui y sont affectés, sans parler de leurs familles! Les Canadiens s'établissent donc dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour de leur base d'attache, indifféremment du côté français ou belge de la frontière toute proche. 

C'est pourquoi lors de leurs retours, les commémorations franco-belges vont bon train. Ajoutons à celà que les organisateurs de ces journées canadiennes ne sont autres que les auteurs belges du livre commémoratif Marville RCAF Air Base (toujours disponible), et vous comprendrez que des localités belges soient très nettement parties prenantes dans les célébrations de la semaine prochaine.

C'est pourquoi l'exposition Cap sur Marville sera proposée gratuitement au public en mairie de Virton (Belgique), du 17 au 19 septembre, ainsi que les 22 et 23 septembre (pour les horaires voir affiches en en-tête).

Venez nombreux redécouvrir l'histoire de la 1ère escadre canadienne en Europe!

dimanche 7 septembre 2014

Mirecourt, Damblain et Dijon dans le viseur!


L'association Anciens Aérodromes vient de publier sa nouvelle "newsletter" - terme un peu réducteur pour ce fascicule dématerialisé toujours riche en informations et en études aéronautiques. 

Ce-mois ci ne fait pas exception à la règle, puisque Pierre Labrude nous y propose un complément de sa précédente étude sur l'histoire de l'aérodrome de Mirecourt - ex-base aérienne OTAN - parue en mars dernier dans cette même newsletter. Cette fois, l'auteur s'intéresse davantage aux dépôts de munitions rattachés aux bases vosgiennes de l'OTAN : Mirecourt et Damblain.

Il est vrai que contrairement aux bases principales occupées par l'US Air Force, et qui disposaient d'un dépôt de munitions certes à l'écart des infrastructures aéronautiques, mais directement rattaché à l'enceinte générale, les bases de dispersion telles que celles construites dans les Vosges disposaient d'un dépôt construit très à l'écart de l'emprise principale, sans accès direct privatisé. On retrouve ce cas de figure à Lure, par exemple. Cela impliquait  donc d'emprunter le réseau routier local pour s'y rendre. Si l'on ajoute à cela que, dans les deux cas de Mirecourt et Damblain, le dépôt est construit en forêt, il convient de reconnaître que ces points rattachés isolés ont souvent tôt fait d'être oubliés, et donc méconnus à ce jour.

A noter également dans cette newsletter une intéressante rétrospective de sept pages sur les 100 ans de la base aérienne de Dijon, par Fréderic Lafarge.

Pour lire cette newsletter, cliquez ici.

mercredi 6 août 2014

Revivez les grandes heures de Grostenquin... au 1/72e, grâce à Hobby Master!

Modèle réduit "ready made" Hobby Master au 1/72e d'un Canadair Sabre Mk6
aux couleurs du 421 Squadron canadien de Grostenquin, version 1958.
Pendant les vacances, construire des maquettes, c'est bien beau, ça fait passer le temps. Et puis ce kit qui attendait son heure sur l'étagère depuis des mois, maintenant qu'on a un moment de libre, on ne va quand même pas encore le reporter aux calendes grecques!
Problème, si comme moi, en plus d'être un tantinet exigeant, vous n'êtes franchement pas doué de vos dix doigts, la construction de kits est souvent un exercice frustrant. Après des heures de peinture, de collage, de ponçage, encore de peinture et éventuellement de vernissage, vous est-il aussi arrivé d'être déçu du résultat?
"Je me suis loupé sur la peinture du camouflage"... "le décalco s'est déchiré, j'ai essayé de rattraper le coup comme j'ai pu" "pu**in, j'ai complètement oublié de lester le nez!"
Bref, si vous n'êtes pas un pro, mais que pour autant vous n'êtes pas insensible aux modèles réduits d'avions emblématiques, voilà une bonne nouvelle : la marque Hobby Master vient de sortir au printemps dernier un "ready made" de Sabre Mk6 du 421 Squadron canadien de Grostenquin au 1/72e.

Seules quelques petites pièces sont à monter - sans colle - selon que vous souhaitez exposer votre Sabre au sol ou en vol (support fourni), avec train et aérofreins sortis ou non, verrière ouverte ou fermée, au gré de votre choix! En revanche, les becs de bords d'attaques, eux sont fixes, en position "sortis".



Seul petit bémol, en dehors de l'échelle (un 1/48e aurait sans doute été plus sympa, mais ça finit par prendre de la place à force tous ces avions, même en modèles réduits), c'est le marquage de dérive qui présente les trois bandes rouges et la tête d'indien. L'angle n'est en effet pas conforme à la réalité, et le bandeau se retrouve ainsi un peu trop incliné - il l'est moins sur la photo d'époque jointe ci-dessous.


Eh oui, c'est dur d'être exigeant.... Mais le modèle réduit est sans doute mieux que si je l'avais monté à partir d'un kit... Et puis, j'aurais choisi un modèle au 1/48e, et on aurait encore plus vu les défauts...
Pas de vente directe par Hobby Master, il faut passer par des revendeur, le plus souvent étrangers. On en trouve en tapant "Hobby Master 421 Squadron Sabre" sur Google, et sur ebay également.
Enjoy! 

jeudi 12 juin 2014

Phalsbourg Airshow ce week-end!



Ça y est, cette fois nous y sommes : le Phalsbourg Airshow c'est ce week-end! Et bonne nouvelle, contrairement à ce qui avait été initialement prévu, l'entrée sera gratuite!

Au programme de ces deux journées de meeting aérien placées sous le signe de l'hélicoptère : présentations statiques et dynamiques d'hélicoptères civils et militaires, français et étrangers, présentation de modèles réduits, baptêmes de l'air, tombola, expositions.... Hormis la cérémonie d'ouverture du samedi, la programmation des deux journées sera sensiblement la même, libre à vous donc de choisir celle qui vous convient le mieux à l'aide du programme officiel.
Présentation de l'affiche d'une journée portes-ouvertes à l'époque américaine de la base de Phalsbourg, à la fin des années 50. Les deux pilotes apartenaient au 513rd Fighter Interceptor Squadron équipé de F-86D.

Les démonstrations aériennes seront entrecoupées de spectacles répondant à la thématique "US" en souvenir des origines de la base aérienne de Phalsbourg-Bourscheid : concerts country et spectacles de pom-pom girls jalonneront donc ces journées aéronautiques. Pour les férus d'histoire, qui souhaiteraient se remémorer l'histoire américaine de la base, le stand Aéromarguerite, animé par Yvon Crosa, sera également présent. Buvettes et restauration seront disponibles sur place.


Bon meeting à tous, et n'oubliez pas de vous couvrir et de vous hydrater, il va faire chaud!!

jeudi 5 juin 2014

Mini-meeting à Belfort-Fontaine!


Voir des avions de chasse évoluer au-dessus de l'ancienne base de dispersion de Belfort-Fontaine, ça vous tente? Eh bien, si vous n'êtes pas trop regardants sur l'échelle et que vous n'êtes pas à la Ferté-Alais, rendez-vous ce week-end à l'aéro-parc pour un grand meeting d'aéro-modélisme!

Trois jours durant, de samedi à lundi, venez découvrir les présentations aériennes de dizaines de modèles réduits! L'entrée est gratuite, et tout est prévu sur place pour se restaurer et se rafraîchir!